Santé des femmes et des enfants en FIV

Depuis quelques temps l’association Collectif BAMP participe à un groupe de travail avec des médecins de l’AMP et avec l’Agence de Biomédecine. Il s’agit d’une étude observationnelle de cohorte exposée-non exposée, qui compare les accouchements et les naissances issues de fécondation in vitro (FIV) et celles issues de grossesses naturelles entre 2013 et 2016.

L’objectif est de décrire les risques de morbidité maternelles et périnatales, en France, et de suivre leur évolution.

  • morbidité maternelle et morbidité infantile
  • naissance prématurée
  • naissance hypotrophique
  • malformations

Beaucoup de comparaisons sont faites, il y a des exclusions (dont le vaste sujet du parcours à l’étranger…), on vous passe les détails techniques. De notre point de vue, cette étude est primordiale dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge du patient et de son parcours car elle met en relief certains facteurs de risques après fécondation in vitro (FIV).

On est très content de vous annoncer que :
• d’une : ce type d’étude est une 1ère en France
• de deux : le groupe de travail a présenté ses travaux à l’ASRM (American Society For Reproductive Medicine) aux USA et obtenu un prix.

Prix POSTER 3è place “OBSERVATIONAL 4-YEARS STUDY OF OBSTETRIC COMPLICATIONS AFTER IN VITRO FERTILIZATION (IVF) AND FRESH EMBRYO TRANSFER IN A FRENCH NATIONAL COHORT”.

 

Un zoom est fait sur la comparaison entre naissances FIV (standard et/ou ICSI) avec transfert d’embryon frais et naissances naturelles face au poids de naissance et niveau de prématurité.

 

https://www.asrm.org/news-and-publications/news-and-research/press-releases-and-bulletins/asrm-announces-scientific-program-prize-papers-and-posters/

Sont cités : Sylvie Epelboin, Morgane Valentin, Rachel Levy, Marianne Bergere, Fabienne Pessione
On peut les féliciter !

 

 

Les prochaines réunions de ce groupe de travail, sur la santé des femmes et des enfants en FIV, auquel BAMP participe, sont en 2020 au mois de septembre. C’est Emmanuelle, référente parisienne de BAMP qui y participe pour représenter l’association.


Les adhérents de notre association sont tenus informés de l’avancée des travaux de ce groupe de travail.

Dernière rencontre 2019 à Lyon !

Hohoho !

La dynamique équipe BAMP Lyonnaise vous propose
la dernière rencontre lyonnaise de 2019

qui se tiendra
le mardi 17 décembre à LYON 

Venez échanger autour de l’infertilité, en petit groupe !

Rencontre Lyon
Inscriptions/renseignements : collectifbamp69@gmail.com

La vidéo Protège ta fertilité

Le collectif « Protège ta Fertilité » lance une campagne de sensibilisation à destination des 18-24 ans.

L’objectif ? Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

 

L’objectif ?

Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

Pourquoi ?

Car peu de personnes le savent, mais c’est dès maintenant qu’ils peuvent agir sur leur capital fertilité, et ainsi diminuer leurs risques de rencontrer des difficultés lorsqu’ils souhaiteront devenir parents.

Aujourd’hui, nous avons tous un rôle à jouer, à notre échelle, pour partager cette information.

Pour en parler, nous vous invitons à la conférence de presse de lancement de cette campagne, qui sera organisée par le laboratoire MERCK à partir de 9h le 28 novembre 2019 au Café Nuage, 14, Rue des Carmes, 75005 Paris.

« Sensibiliser les jeunes à la question de la fertilité avant qu’il ne soit trop tard »

« En France, on sensibilise les jeunes dès le collège pour leur apprendre comment ne pas avoir d’enfant, notamment au travers des différentes techniques de contraception. Mais finalement, à aucun moment nous ne leur enseignons que leur fertilité est précieuse et qu’il faut la protéger. » explique Nicolas Chevalier, gynécologue au centre AMP Saint Roch de Montpellier.

Sujet tabou ? Pourtant, un constat interpelle en France, dans un contexte où de plus en plus de couples ont du mal à concevoir un enfant, lorsqu’ils se sentent enfin prêts à se lancer dans l’aventure. Car contrairement à ce que l’on pense souvent, avoir un enfant, ce n’est pas un acquis pour tous, et ça n’arrive pas forcément instantanément dès qu’on décide d’en avoir un !

 

En effet, selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) en 2012 en France, 18 à 24% des couples sont confrontés à des problèmes d’infertilité en France, soit près d’un couple sur 5 [1]. Une des principales causes de ces difficultés à concevoir : le recul de l’âge moyen pour le premier enfant. En 2017, ce dernier était d’environ 30 ans selon l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), contre 26 ans en moyenne en 1975. [2]  Ce recul s’explique en partie par l’envie de notre jeunesse de consacrer davantage de leur temps libre à diverses activités ou encore d’atteindre une certaine stabilité financière.[3] Cependant, une réalité : le capital fertilité d’un homme ou d’une femme est à l’image du capital soleil : il n’est pas illimité et se consomme rapidement !

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de prendre soin de sa fertilité au quotidien, si l’on est informé assez tôt ! De nombreux aspects de nos modes de vie actuels peuvent avoir une influence négative sur notre capacité à concevoir un enfant : âge de plus en plus tardif, tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation, etc. Autant de comportements dont on ne soupçonne pas forcément l’importance et les conséquences !

« Une campagne soutenue par plusieurs acteurs »

Parce que la fertilité est un enjeu important, c’est tout un collectif regroupant plusieurs acteurs qui a uni ses forces sous la bannière de « Protège Ta Fertilité », pour ainsi mettre en place une campagne de sensibilisation de grande ampleur auprès des jeunes de 18/24 ans :

·         3 professionnels de santé ont travaillé à la mise en place des messages clés de cette campagne :

  • Le Professeur Nathalie Massin, endocrinologue, spécialiste de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) au Centre hospitalier intercommunal de Créteil
  • Le Docteur Florence Lesourd, gynécologue-obstétricien au CHU Paule de Viguier de Toulouse
  • Le Docteur Nicolas Chevalier, gynécologue-obstétricien à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier

·         Le collectif BAMP!, une association de patients de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) représentée par Virginie Rio, co-fondatrice de l’association, apportant à cette campagne le regard des patients.

·         MERCK, acteur majeur de la recherche dans les secteurs des sciences de la vie et un des leaders mondiaux dans la prise en charge des troubles de la fertilité.

Cette sensibilisation des jeunes, bien en amont de leur projet d’enfant, a pour objectif de limiter leurs risques de faire face à des situations souvent dramatiques, lorsqu’ils souhaiteront se lancer dans un projet de parentalité.

Rendez-vous sur la page Instagram @protegetafertilite, également disponible par les mots-dièse (hashtag) #ProtègeTaFertilité et #ProtegeTaFertilite.

[1] Santé Publique France – La fertilité des couples en France, 2012. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/docs/la-fertilite-des-couples-en-france/ Date de consultation : novembre 2019

[2] https://www.ined.fr/fr/grands-themes/naissance-fecondite-contraception/

[3] Etude Merck “Making the Decision to Have Children”, 2018Votre contact Presse : Julie DuquesneEmail

 

    

 

 

VOUS NOUS aidez à diffuser cette campagne ? 

 

Le don d’ovocyte à Rennes

Cette année pour cause de révision de la loi de bioéthique, qui vient modifier profondément la question du don de gamètes, il n’y aura pas de campagne de communication faite par l’Agence de la Biomédecine.

Cette période de transition entre la loi encore en vigueur, les modifications votées en première lecture qui seront dans la loi en 2020 (fin de l’anonymat des donneurs et des donneuses pour les adultes nés via un don de gamètes, mise en place d’une commission d’accès aux informations non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, ou du couple donneur) n’est pas propice à une communication claire.

Mais dans le même temps, il faut quand même communiquer, si nous ne voulons pas que le nombre de donneurs et de donneuses chute trop pendant cette période de transition législative. L’impact des campagnes nationales et locales a son importance, car elles permettent de maintenir un minimum de donneurs et donneuses. 

A Rennes, le docteur DOMIN-BERNHARD, gynécologue au CHU, communique sur le don dans une émission de France3 BRETAGNE, à voir à partir de 19minutes30. La Bretagne, une des régions avec l’Ile de France, avec le plus de don qui se répartissent entre les trois centres autorisés à faire du don d’ovocyte notamment : deux publics (CHU de Rennes et de Brest) et un privé clinique de la Sagesse à Rennes. 

D’ailleurs l’année dernière, le CHU de Rennes avait organisé une campagne de communication locale sur le don d’ovocyte, dont nous vous avions parlé ici. Campagne qui avait permis d’avoir plus de 60 femmes qui s’étaient présentées en tant que donneuses.

Vous pouvez vous aussi, participer à la diffusion des plaquettes et des affiches sur le don de gamètes, comme vous l’aviez déjà fait les années précédentes. Plaquettes et affiches que vous pouvez commander directement sur le site de l’agence de la biomédecine.

 

#Parlonsdudondegamètes
#desfamillesgraceauxdonsdegamètes

BAMP et vous !

Collectif BAMP est une association loi 1901, reconnue d’intérêt général qui oeuvre pour l’amélioration de la prise en charge en AMP en France, pour faire entendre les voix des personnes infertiles, stériles, pour accompagner les parents et futurs parents d’enfants nés via un don de gamètes ou en intraconjugal, etc….

Cette année, nous n’avons pas souvent eu le temps de vous rappeler que notre association a besoin de vos adhésions et de vos dons, (tous déductibles des impôts à hauteur de 66%), pour fonctionner. C’est le propre de toute association : avoir des adhérents, des bénévoles et aussi de l’argent pour faire vivre les actions qui nécessitent des dépenses. Chez BAMP, nos principales dépenses sont les frais de déplacements des bénévoles pour les différents RDV politiques, institutionnel, dans les colloques spécialisés en AMP. L’autre grosse dépense concerne les frais postaux (flyers et affiches que vous acceptez d’aller déposer autour de chez vous). Mais notre budget depuis 6 ans reste petit et stable.

Lorsque vous adhérez, c’est un acte important pour nous, bien au delà du montant de votre adhésion. Cela nous fait du bien de voir que des gens considèrent que ce que nous réalisons est important. C’est essentiel aussi de savoir que vous comptez sur nous et cela nous motive encore plus à persévérer dans nos démarches de soutien, d’accompagnement, d’information, de représentation des patients de l’AMP dans les différentes instances auxquelles nous participons. Vous pouvez retrouver toutes nos actions sur ce blog, sur la page facebook de l’association aussi.

MERCI aux anciens adhérents qui continuent à nous soutenir. Merci aux personnes qui viennent d’adhérer ou de ré-adhérer. 

N’oubliez pas que votre adhésion vous permet aussi de participer directement, à la vie de l’association, car vous pouvez participer à notre prochaine ASSEMBLÉE GÉNÉRALE qui aura lieu à Paris le samedi 1er février 2020. Vous pouvez aussi devenir bénévoles au service des autres en intégrant la fonction de référent et en apportant à la collectivité vos compétences et vos idées.

Pour adhérer en ligne c’est par ici

Votre adhésion et/ou vos dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66% (dans la limite de 20% de votre revenu), car notre association est reconnue d’intérêt général. Si vous voulez en profiter pour les impôts 2019, vous avez jusqu’à la fin du mois de décembre 2019 pour cela.

Ce qui signifie, à titre d’exemple :
– Si vous versez 50 euros à BAMP, cela ne vous coûte que 17 euros, la différence étant déductible de vos impôts
– Si vous versez 100 euros à BAMP, cela ne vous coûte que 34 euros
– Si vous versez 1000 euros à BAMP, cela ne vous coûte que 340 euros

Une fois que nous avons reçu votre bulletin d’adhésion et votre paiement, vous recevez un justificatif, a adresser à votre centre des impôts.

Pour que votre adhésion soit validée, il faut nous adresser :

  • un bulletin d’adhésion (soit la version papier par courrier, soit la version numérique ci-dessous) Si vous souhaitez imprimer le bulletin d’adhésion, c’est ici  imprimer
  • le paiement (soit par chèque par courrier, soit via un paiement en ligne sécurisé, ci-dessous)

MERCI de bien noter vos coordonnée, de façon lisible (adresse mail et adresse courrier), si vous nous faites parvenir votre adhésion pour courrier,  pour que nous puissions vous faire parvenir dans les meilleurs délais votre carte d’adhérent.

 

Bioéthique, les professionnels toujours mobilisés, alertent les sénateurs !

Les professionnels de l’AMP sont mobilisés depuis des mois, pour que l’AMP en France gagne en qualité, pour qu’elle ne soit pas empêché par les éléments contenus dans le projet de loi de bioéthique. Ils sont mobilisés avec nous, nous travaillons mains dans la mains, pour l’amélioration de la prise en charge, pour obtenir dans la loi de bioéthique des éléments très importants, pour ne pas voir une dégradation de la prise en charge par le recul que certains amendements peuvent mettre en place en revenant sur des acquis de très longue date. Pour l’égalité  de prise en charge entre le secteur privé de l’amp et le secteur public.
Tout cela nous vous en parlons depuis des mois dans nos différents articles au sujet de la loi de bioéthique : DPI-A, amp post mortem, maintient de l’autorisation de l’activité dans les centres d’amp privé. Une nouvelle fois les professionnels de l’amp réunis dans ces différentes sociétés savantes alertent les sénateurs, sénatrices, le gouvernement, les députés.
En espérant que ce courrier puisse faire prendre conscience aussi aux patients, qui doutent encore de ce que nous leur expliquons depuis des mois : si le projet de loi reste en l’état, l’AMP en France va régresser. Vous pouvez vous mobiliser en allant rencontrer vos parlementaires et /ou en les alertant via nos deux campagnes citoyennes POUR LE DPIA EN FIV et POUR LE MAINTIEN DE L’ACTIVITE FIV DANS LES CENTRES D’AMP PRIVES

 


Monsieur le Président de la Commission spéciale du Sénat

Mesdames les Sénatrices, membres de la Commission,

Messieurs les Sénateurs, membres de la Commission

Le projet de loi relatif à la bioéthique a été adopté à l’Assemblée nationale le 15 octobre après de nombreux amendements et transmis au Sénat. Si des avancées ont pu être obtenues sur le projet de loi initial, il reste certains points de ce projet pour lesquels nous sommes en profond désaccord car ils sont inéquitables pour les patient(e)s, l’accès au soin et la médecine libérale.

En tant que médecins, praticiens de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), en première ligne dans l’accompagnement de nos patient(e)s, il nous paraît indispensable et urgent de prendre en considération le point de vue des professionnels, au même titre que celui des associations de patient(e)s, sur plusieurs aspects de cette loi. Nos objectifs sont de permettre la mise en place des avancées sociétales de manière effective et pérenne et de diminuer la charge émotionnelle et financière des échecs et pertes fœtales répétés pour les couples infertiles.

Les praticiens de l’AMP, responsables de la prise en charge, seront les garants de l’exécution de la future loi et militent pour une offre de soins de qualité accessible à toutes les personnes sur l’ensemble du territoire, dans des délais raisonnables.

Nous sollicitons un rendez-vous auprès de vous pour vous exposer les 4 propositions que nous portons :

  1. Afin de satisfaire ces trois derniers points, aucune différence ne doit être faite entre les centres publics et privés. Une seule autorisation pourrait intégrer tous les actes d’AMP pour les centres qui le souhaitent. La participation de tous les centres publics et privés, à but lucratif ou nonà toutes les activités d’AMP et d’autoconservation de spermatozoïde et d’ovocytes est indispensable. Ces activités sont soumises à contrôles réguliers qui garantissent les conditions d’application règlementaire dans tous les centres et l’absence de dépassement d’honoraires pour cette activité d’autoconservation peut être envisagée. Les centres privés actuellement autorisés sont menacés de retrait de leurs autorisations, les centres publics qui ne sont pas autorisés actuellement ne pourront pas l’être compte tenu du S.R.O.S (schémas régionaux d’organisation des soins) alors que les seuls centres publics, dont l’autorisation sera maintenue, ne pourront pas, à eux seuls, prendre en charge les tentatives de fécondation in vitro pour tous et toutes, l’autoconservation sociétale, l’autoconservation médicale dans de bonnes conditions de prise en charge, médicales et humaines, et ces nouvelles activités se feront au dépend de l’existant.

Elle permettra:

  • L’utilisation des moyens humains et matériels déjà déployés ; les besoins liés à l’élargissement de l’offre de soins et aux mesures proposées seront partagés entre tous les centres d’AMP existants (impact plus faible sur les activités déjà réalisées).
  • Le maintien du principe d’équité et de justice au sein de l’exercice de la médecine en France, tout en garantissant l’absence de dérives telles qu’elles existent dans d’autres pays.
  • Elle laissera aux patientes le libre choix de son médecin.

Le maintien d’une activité de qualité, adaptée à toutes les prises en charge pour tous les centres est indispensable. Les Centres privés réalisent actuellement la moitié des tentatives sur le territoire français. Interdire aux centres privés de réaliser l’autoconservation des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), quotidien d’un centre, entraînera obligatoirement un (1) recul par rapport à la précédente loi dans la prise en charge actuelle de certains patient(e)s et couples, (2) un défaut majeur d’accès aux soins pour les femmes et les hommes qui resteront contraints et s’adresseront encore aux centres privés étrangers.

L’activité d’autoconservation de gamètes dans les centres privés à but lucratif ou non peut tout-à-fait s’envisager sans dépassement d’honoraire si cette condition doit permettre aux patient(e)s de pouvoir bénéficier de cette prise en charge en  toute sérénité sur tout le territoire. A noter que cette conservation des gamètes est requise et indispensable à la prise en charge de routine en AMP, et régulièrement « non programmée » comme par exemple la conservation des ovocytes lors d’une tentative s’il est impossible de recueillir du sperme le jour même.

2. Le diagnostic des embryons avant transfert concernant uniquement les aneuploïdies (nombre anormal de chromosomes, non viable dans la plupart des cas) pour les couples qui ont subi des échecs répétés de fécondation in vitro ou plusieurs fausses couches, doit pouvoir être autorisé. Les patients français sont, depuis une décennie, et seront, privés d’une technologie qui n’est plus une innovation et qui a fait ses preuves.

Il ne s’agit pas d’empêcher la venue au monde d’un enfant différent mais avant tout de ne pas transférer ni conserver des embryons si anormaux qu’ils ne s’implanteraient pas ou de permettraient pas de toutes façons une grossesse évolutive.

En tant que cliniciens, confrontés quotidiennement à ces couples meurtris et fragilisés par ces échecs, nous nous associons aux autres praticiens de l’AMP et aux associations de patient(e)s pour regretter et exiger que cette technique puisse être autorisée dans des cas spécifiques. Une large littérature a prouvé son avantage lorsque les indications étaient correctement posées. Dans cette période où se posent les questions du taux de réussite de la FIV en France et de la diminution de la pénibilité de tels protocoles pour les couples, il est indispensable que cette technique soit autorisée.

3. Le maintien dans la loi du caractère pathologique de l’infertilité doit coexister à côté des nouvelles indications sociétales. Ce maintien respecte la sensibilité des couples atteints d’une pathologie qui a mis, met ou mettra en danger leur projet parental. Cette reconnaissance du caractère pathologique, ne devrait rien retirer à la nouvelle loi.

4. La possibilité pour la patiente devenue veuve d’obtenir le transfert du ou des embryons qui avaient un projet parental, est souhaité par les cliniciens, après le respect d’une période de deuil et dans un délai maximal à fixer. En effet, cette situation qui est rarissime est effroyable et ne peut être résolue par le paradoxe entre la possibilité de donner un embryon à un autre couple et ne pas en bénéficier et, parallèlement, pour celle nouvellement veuve, bénéficier du don d’embryon d’un autre couple. Ce paradoxe n’est pas acceptable d’autant plus avec la possibilité du recours aux origines.

Nous, cliniciens de l’AMP, sollicitons une audition auprès de la Commission spéciale du Sénat  chargée de la révision de la Loi de Bioéthique, afin de développer et discuter tous ces aspects qui doivent figurer dans la Loi.

Proches des patient(e)s et en accord avec les associations de patient(e)s qui portent ces mêmes revendications, nous affirmons que méconnaître notre expérience, notre quotidien, notre expertise, nos avis entraînera inexorablement un défaut des nouvelles et actuelles prises en charge des patients.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la Commission, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Paris le 12 novembre 2019,

Pr Joëlle Bellaisch-Allart (présidente Société Française de Gynécologie)

Dr Hélène Letur (présidente du Groupe Etude pour le Don d’Ovocyte)

Pr Nathalie Massin (présidente Société de Médecine de la Reproduction)

Pr Israël Nisand (président du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français)

Dr Géraldine Porcu-Buisson (présidente du Groupe d’Etude de la Fécondation in vitro en France)

Soirée portes ouvertes au centre d’AMP La Châtaigneraie

Clermont-Ferrand, Le centre d’AMP privé CERES Chataigneraie, le laboratoire GENEVRIER et notre association, vous propose une soirée portes ouvertes, le 10 décembre 2019 à 18 heures.

C’est l’occasion de visiter les coulisses du laboratoire, là ou les gamètes sont observées puis mises en relations pour tenter d’obtenir des embryons. 

C’est l’occasion de rencontrer les professionnels qui vous accompagnent, mais dans un cadre différent de votre parcours d’amp.

C’est l’occasion de discuter, d’échanger sur les questions générales relatives à l’infertilité  et sa prise en charge en AMP.

C’est l’occasion dans ce temps de la révision de la loi de bioéthique, de soutenir les centres privés d’AMP, qui risquent, si le projet de loi de loi n’est pas modifié de perdre la possibilité de faire des FIV. En effet, un amendement a été voté et inclus dans le projet de loi, dans l’article 2 qui vient réserver le recueil, le prélèvement et la conservation des gamètes aux seuls centres d’amp publics. Hors en pratique courante de la FIV, il est nécessaire de recueillir du sperme, de prélever des ovocytes et de conserver des gamètes. Il est donc complémente aberrant que le projet de loi soit revenu sur cela. Depuis plus de 25 ans de pratique libérale de l’AMP par les centres privés, ils assurent plus de la moitié des tentatives de FIV en France (46 000). 

Si cet article du projet de loi, n’est pas retiré, nous perdrons plus de la moitié de la capacité médicale de la Fécondation In Vitro, qui ne pourra pas être compensée par les centres publics qui n’arrivent déjà pas à prendre en charge dans des délais raisonnables les personnes qui s’adressent à eux. 

Il y a donc urgence à vous mobiliser, comme les praticiens de l’amp se mobilisent et comme notre association se mobilise. 

Vous pouvez soutenir et alerter vos parlementaires via notre campagne citoyenne « Pour le maintien de l’activité de FIV en France », vous pouvez ainsi alerter vos parlementaires en quelques clics en entrant votre code postal, vous montrez à votre député et à vos sénateurs que ce sujet est important pour vous. Vous pouvez aussi solliciter un RDV auprès de ces derniers. 

Vous pouvez aussi apporter votre témoignage au Collectif des centres d’AMP Privés dont le centre de la Châtaigneraie fait parti. Ils recueillent des témoignages de patients via   : collectifcentresprives.amp@gmail.com

Et RENDEZ-VOUS le 10 décembre à partir de 18 heures, inscriptions : amontalban@laboratoires-genevrier.com

Vous pourrez rencontrer Mélanie qui est la responsable de l’antenne BAMP à Clermont-Ferrand

Nous vous attendons nombreux, n’oubliez pas de vous inscrire, merci