La vidéo Protège ta fertilité

Le collectif « Protège ta Fertilité » lance une campagne de sensibilisation à destination des 18-24 ans.

L’objectif ? Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

 

L’objectif ?

Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

Pourquoi ?

Car peu de personnes le savent, mais c’est dès maintenant qu’ils peuvent agir sur leur capital fertilité, et ainsi diminuer leurs risques de rencontrer des difficultés lorsqu’ils souhaiteront devenir parents.

Aujourd’hui, nous avons tous un rôle à jouer, à notre échelle, pour partager cette information.

Pour en parler, nous vous invitons à la conférence de presse de lancement de cette campagne, qui sera organisée par le laboratoire MERCK à partir de 9h le 28 novembre 2019 au Café Nuage, 14, Rue des Carmes, 75005 Paris.

« Sensibiliser les jeunes à la question de la fertilité avant qu’il ne soit trop tard »

« En France, on sensibilise les jeunes dès le collège pour leur apprendre comment ne pas avoir d’enfant, notamment au travers des différentes techniques de contraception. Mais finalement, à aucun moment nous ne leur enseignons que leur fertilité est précieuse et qu’il faut la protéger. » explique Nicolas Chevalier, gynécologue au centre AMP Saint Roch de Montpellier.

Sujet tabou ? Pourtant, un constat interpelle en France, dans un contexte où de plus en plus de couples ont du mal à concevoir un enfant, lorsqu’ils se sentent enfin prêts à se lancer dans l’aventure. Car contrairement à ce que l’on pense souvent, avoir un enfant, ce n’est pas un acquis pour tous, et ça n’arrive pas forcément instantanément dès qu’on décide d’en avoir un !

 

En effet, selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) en 2012 en France, 18 à 24% des couples sont confrontés à des problèmes d’infertilité en France, soit près d’un couple sur 5 [1]. Une des principales causes de ces difficultés à concevoir : le recul de l’âge moyen pour le premier enfant. En 2017, ce dernier était d’environ 30 ans selon l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), contre 26 ans en moyenne en 1975. [2]  Ce recul s’explique en partie par l’envie de notre jeunesse de consacrer davantage de leur temps libre à diverses activités ou encore d’atteindre une certaine stabilité financière.[3] Cependant, une réalité : le capital fertilité d’un homme ou d’une femme est à l’image du capital soleil : il n’est pas illimité et se consomme rapidement !

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de prendre soin de sa fertilité au quotidien, si l’on est informé assez tôt ! De nombreux aspects de nos modes de vie actuels peuvent avoir une influence négative sur notre capacité à concevoir un enfant : âge de plus en plus tardif, tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation, etc. Autant de comportements dont on ne soupçonne pas forcément l’importance et les conséquences !

« Une campagne soutenue par plusieurs acteurs »

Parce que la fertilité est un enjeu important, c’est tout un collectif regroupant plusieurs acteurs qui a uni ses forces sous la bannière de « Protège Ta Fertilité », pour ainsi mettre en place une campagne de sensibilisation de grande ampleur auprès des jeunes de 18/24 ans :

·         3 professionnels de santé ont travaillé à la mise en place des messages clés de cette campagne :

  • Le Professeur Nathalie Massin, endocrinologue, spécialiste de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) au Centre hospitalier intercommunal de Créteil
  • Le Docteur Florence Lesourd, gynécologue-obstétricien au CHU Paule de Viguier de Toulouse
  • Le Docteur Nicolas Chevalier, gynécologue-obstétricien à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier

·         Le collectif BAMP!, une association de patients de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) représentée par Virginie Rio, co-fondatrice de l’association, apportant à cette campagne le regard des patients.

·         MERCK, acteur majeur de la recherche dans les secteurs des sciences de la vie et un des leaders mondiaux dans la prise en charge des troubles de la fertilité.

Cette sensibilisation des jeunes, bien en amont de leur projet d’enfant, a pour objectif de limiter leurs risques de faire face à des situations souvent dramatiques, lorsqu’ils souhaiteront se lancer dans un projet de parentalité.

Rendez-vous sur la page Instagram @protegetafertilite, également disponible par les mots-dièse (hashtag) #ProtègeTaFertilité et #ProtegeTaFertilite.

[1] Santé Publique France – La fertilité des couples en France, 2012. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/docs/la-fertilite-des-couples-en-france/ Date de consultation : novembre 2019

[2] https://www.ined.fr/fr/grands-themes/naissance-fecondite-contraception/

[3] Etude Merck “Making the Decision to Have Children”, 2018Votre contact Presse : Julie DuquesneEmail

 

    

 

 

VOUS NOUS aidez à diffuser cette campagne ? 

 

BAMP agit contre les synéchies

Engagée dans la prévention de l’infertilité, votre association COLLECTIF BAMP s’est intéressée à la prévention et la prise en charge des synéchies. La brochure téléchargeable sur cette page porte sur ce thème. Elle est destinée aux gynécologues et vient d’être validée par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français). Ce document est le premier d’un dispositif complet qui a pour vocation d’informer les médecins et les femmes sur les causes et le traitement des synéchies. Faisons le point !

Pourquoi cet engagement contre les synéchies ?
Pouvant entraver l’implantation de l’embryon ou empêcher la fécondation, les synéchies ont un impact majeur sur la fertilité. Pourtant, ce facteur est souvent mal connu de tous, médecins et femmes. Seuls certains chirurgiens gynécologues ont l’expertise nécessaire à la prise en charge des synéchies. L’objectif de BAMP est donc, d’une part, de sensibiliser les gynécologues sur les actes ou pathologies pouvant générer les synéchies, sur la place des hystéroscopies diagnostique et opératoire dans le diagnostic, la prise en charge délicate (précoce dans l’idéal) et le suivi. D’autre part, les femmes doivent également être informées sur ces mêmes points afin d’être actrices de leur prise en charge et être en mesure de solliciter les chirurgiens expérimentés, capables de les prendre en charge.

Quelles sont les actions mises en place ?
La première étape de notre travail s’est concrétisée par la réalisation d’une brochure destinée aux gynécologues. Intitulé « Faisons le point sur les synéchies utérines, De la prévention à la prise en charge », ce document a été validé par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et mise en ligne sur les pages suivantes de son site :

Cette validation est un point extrêmement important pour BAMP. Elle légitime ce travail et permet sa diffusion auprès de tous les gynécologues et des femmes en recherche d’informations. Cette brochure sera également disponible sur le stand que BAMP tiendra au congrès du CNGOF qui aura lieu du 5 ou 8 décembre prochain à Lille.

Dans les semaines à venir, notre objectif est de continuer sur cette lancée pour cette fois réaliser un document synthétique informant les femmes sur les causes, les symptômes et la prise en charge des synéchies.

Même s’il reste un travail important à réaliser pour prévenir et mieux prendre en charge les synéchies, le travail d’information et de sensibilisation est en marche !

Pour en savoir plus sur l’hystéroscopie , c’est par là

Pour en savoir plus sur les synéchies :
Sur le site BAMP 
Sur le site Hystéroscopie.org

Merci et bravo à Gézabelle HAURAY, référente « synéchie » chez BAMP, qui a construit et porté ce travail de bout en bout. L’engagement et la détermination ont porté leurs fruits. C’est tout l’esprit BAMP ça !

Voici la brochure Brochure Synéchies utérines 5 (planches), si vous voulez l’imprimer, la consulter, la diffuser

On nous prend pour des quiches ? Avis du CCNE, sur l’autoconservation des ovocytes

Il nous semble important de revenir sur la question de l’autoconservation ovocytaires, qui n’a pas obtenu la bénédiction du CCNE. Alors qu’il indique que « Le déclin de la fertilité est une déficience pathologique », pourquoi ne pas donner un avis favorable sur une des possibilités offertes, par les progrès de la science, pour y remédier justement ?

A la lecture de cet avis, je m’attendais à des arguments de haute volée, les sages du CCNE, ayant pris le temps de la REFLEXION éthique, de l’ANALYSE éthique et de l’ECRITURE éthique. Mais finalement, après avoir lu dans le détail, les 78 pages de l’avis n°126 (15 juin 2017) intitulé « Avis du CCNE sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) », et plus précisément en ce qui concerne l’autoconservation des ovocytes, l’impression générale qui en ressort, c’est un manque d’envergure intellectuelle tant sur l’analyse que sur les propositions.

C’est aussi une vision un peu obsolète de ce que sont les femmes qui est proposé dans ce texte. Sur leurs capacités d’analyse, sur la place qu’elles occupent dans la société actuelle, dans le travail. Un paternalisme dégoulinant de bons sentiments à l’encontre des femmes qu’il faudrait protéger d’elles-mêmes, et du monde du travail et a qui, il est conseillé de penser à faire des enfants plus tôt. Proposition certes évidente biologiquement parlant, mais qui en termes de communication efficace, risque de résonner dans le vide aux oreilles des femmes de 2017.

Ce qui est aussi très surprenant et redondant à plusieurs endroits du texte, ce sont tout un tas de Lapalissades qui loin d’éclairer le lecteur, le laisse dans un état dubitatif, quand il se dit qu’il est en train de lire un texte écrit par de « grands intellectuels » comme l’a souligné Monsieur DELFRAISSY (président du CCNE) mardi soir sur France Inter. Par exemple pour expliquer la « disjonction entre la personne et les éléments de son corps » dans le prélèvement d’ovocytes on nous annonce (page 5). que : «Les ovocytes prélevés « jeunes » seraient intégrés après leur fécondation dans un corps qui aurait vieilli »……..Marty McFly sort du CCNE !

Les membres du CCNE nous parlent du souci éthique que pose la disjonction entre le corps, la procréation et la filiation, avec l’AMP et encore plus avec le don de gamètes. Justement faire vitrifier ses ovocytes, permet de résoudre cet aspect en faisant correspondre la procréation « génétique » avec la filiation, puisque la femme utiliserait ses ovocytes et non ceux d’une donneuse.

Pour le CCNE, cette potentielle vitrification serait non pas une « assurance, mais une pseudo assurance »…..puisque l’autoconservation obligera à une procédure de FIV, oui, c’est encore une fois une évidence qui est énoncée et qui semble nous prendre pour des idiotes, qui pensions qu’une fois nos ovocytes congelés, il suffisait de les gober pour voir arriver une grossesse !

L’argument suivant, que vous pourrez trouver page 11, est encore plus surprenant. L’auteur nous indique qu‘une « FIV-ICSI avec ses propre ovocytes conservés, dont le succès peut être estimé comme ne dépassant pas 60-70% », c’est un taux de réussite énorme, si on le compare aux taux de réussite des FIV (en situation d’infertilité) qui tournent en moyenne entre 20 à 25%. Donc si l’on suit leur logique, il vaut mieux faire des FIV dont les taux de réussite sont mauvais plutôt que de profiter des 60 à 70 % de taux de réussite dans le cadre d’une FIV avec ces ovocytes autoconservés.

Autoconservation à des fins de «précaution» pourquoi utiliser ce terme ? Pour nous, personnes infertiles, stériles, faire vitrifier ses ovocytes, c’est de la prévention, un acte médical pour prévenir « le déclin de la fertilité » en tant que « déficience pathologique ». Préserver plutôt que d’accumuler des échecs 10 ou 15 ans après ! Pourquoi d’un côté dire OUI, il y a déclin et déficience et de l’autre dire, non à la proposition de préserver ?

Est-ce par manque de connaissances sur ce sujet ? Il est important de noter que les associations de femmes, ou les associations de personnes infertiles, stériles n’ont pas été auditionnées par les « Sages » du CCNE. Ce n’est pas faute de les avoir sollicités et ce depuis 2013.

Pour paraphraser un célèbre « magazine plus féminin du cerveau que du capiton » et pour résumer l’argumentaire du CCNE sur l’autoconservation : « On nous prend pour des quiches ! ». Justement, une des grandes idées de cet avis, c’est de préconiser comme moyen d’information, le recours aux magazines féminins qui en prennent quand même pour leur grade au passage : « certains ayant tendance à présenter de manière très positive les grossesses tardives sans informer sur l’augmentation des risques ».

Mais ce qui est le plus affligeant, rien ou si peu sur la nécessité, comme nous le demandons dans notre manifeste, sur la mise en place d’une VRAIE POLITIQUE d’information, de sensibilisation, de prévention, sur la fertilité humaine, sur l’infertilité, en direction des jeunes femmes et des jeunes hommes (propositions numéros 1, 2, 3, 5, 6, 7 du manifeste BAMP), qui s’appuierait sur les médecins généralistes, les gynécologues de villes, les médecins et infirmiers scolaires et universitaires, et sur les associations qui ne semblent ne pas exister pour les « sages » du CCNE (ni auditionnées, ni envisagées comme actrices dans l’information des femmes).

Le CCNE avance l’argument de l’autonomie des femmes à décider et à faire des choix. Là on applaudit, donnons la parole aux femmes, faisons confiance en leur intelligence, en leur capacité à faire des choix éclairés. Mais finalement, le CCNE nous dit que les femmes doivent renoncer, réfléchir, faire des enfants plus tôt, prendre conscience que la « maternité ne s’assimile pas, à un renoncement professionnel, social et personnel ». On le sait bien, les femmes vivent dans un monde parallèle, hors sol du reste de la société, donc rien ne s’imposent à elles du fait des autres, de l’organisation du travail, de la répartition des tâches et des rôles socio-économiques et reproductifs. Cette phrase que vous pouvez trouver en bas de la page 15 , aurait été plus en phase avec la réalité du monde du travail, rédigée ainsi : « afin que la maternité ne s’assimile pas, POUR LES ENTREPRISES, à un renoncement professionnel, social et personnel ». Or, là le CCNE fait porter encore un fois, toute la responsabilité de cette situation aux femmes, pauvres cruches qui pensent que la maternité les éloigne du monde du travail et qui donc repoussent leur maternité pour ne pas s’exclurent.

Dans sa conclusion le CCNE tente de justifier son refus, avec le résumé des arguments CONTRE et POUR :
POUR l’autoconservation :
· « L’autonomie des femmes » pourrait s’exercer. Pas trop tôt ! Merci.
· Nécessite une information sur les contraintes, les risques de l’autoconservation et les taux de réussite de l’AMP. L’information c’est toujours bien, nécessaire sur les réalités de l’AMP, libre ensuite à chacun d’en faire ce qu’il souhaite dans ses choix de vie.
· Permet de « repenser l’organisation vie privée / vie professionnelle ». C’est une chose qu’il faudrait vraiment que la société, le monde du travail repensent justement.
· « Fait porter le poids financier de cette vitrification sur les femmes » et non sur la sécurité sociale. Donc pas de problème de sous-sous, sauf peut-être pour les femmes qui n’auraient pas les moyens ? Et celles qui découvriraient, qu’elles sont infertiles, voir stériles ? Il semblerait que les « sages » n’aient pas réfléchis à cela.

CONTRE l’autoconservation :
· Le « risque des grossesse tardives »…………mais une information éclairée existe déjà, il faut certes l’intensifier. De plus, les femmes n’ont pas attendu la vitrification pour faire des bébés plus tard !
· Le « risque des pressions socio-professionnelles »……..Elles existent déjà de façon importantes pour pleins d’autres raisons qui ne sont pas QUE du fait des femmes, loin de là.
· Le « bénéfice de la méthode face aux moyens engagés »………Donc il vaut mieux attendre plus tard et accumuler des tentatives de FIV, sans succès ? Quid aussi des femmes fertiles, qui vivent avec un homme infertile ou stérile ?

Etrangement, de notre point de vue, même les arguments soi-disant CONTRE, ne tiennent pas la route de la logique et de la réflexion sur le thème de la prévention versus recours à l’AMP plus tard. Et pourtant, le CCNE termine page 17 sur : « Compte tenu de ces éléments, la proposition d’autoconservation ovocytaire à toutes les femmes jeunes qui le demandent, en vue d’une hypothétique utilisation ultérieure, paraît difficile à défendre ». Voilà, mesdames vous pouvez rentrer chez vous, les « sages » ont conclu.

Peut-être que si les «sages» du CCNE avait demandé leur avis aux personnes infertiles, stériles, aux femmes qui n’ayant pas pu conserver leur ovocytes à un âge où ils auraient été performants, ont accumulés des tentatives de FIV, des échecs, des remises en questions personnelles, sociales, un engagement parfois par dépit dans une FIV avec don d’ovocytes. Ils auraient pu être éclairé autrement sur la nécessité d’autoriser l’autoconservation des ovocytes aux femmes qui en éprouvent le besoin ?

Il y a une nécessité à repenser la fertilité et son corollaire l’infertilité dans le contexte actuel où les pollutions environnementales perturbent de plus en plus nos fertilités, où l’organisation sociale du travail impose un rythme de vie qui influe directement sur la vie privée des personnes, où les structures familiales et reproductives bougent. Il faut situer cette question de l’autoconservation des ovocytes et du recours à l’AMP si besoin, dans une pensées complexe, qui semble avoir fait défaut aux sages du CCNE.

Au passage nous vous rappelons que les hommes sont autorisés à conserver leurs spermatozoïdes lorsqu’ils font le choix de réaliser une vasectomie et ce depuis des lustres. Est-ce qu’on leur demande s’ils ont bien conscience « de la dissociation immédiate entre leur personne et des éléments de leur corps » (page 10), avant de signer l’ordonnance préconisant la préservation de leurs spermatozoïdes ?

L’Académie de Médecine, au contraire du CCNE et le Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français se sont prononcés favorablement pour cette autoconservation ovocytaire, récemment pour le premier et depuis plusieurs années pour le deuxième.

Il faut souligner que cet avis contient aussi un texte des « sages » qui se sont prononcés POUR l’autoconservation des ovocytes. Pages 47 et 48, « Autoconservation ovocytaire : position ouvrant la possibilité d’une autoconservation ovocytaire chez les femmes au -delà de 35 ans ». On tique sur l’âge proposé pour cette autoconservation, quand les spécialistes indiquent que l’âge optimal pour réaliser cette autoconservation se situe entre 25 et 35 ans, qu’au-delà, les gamètes commencent généralement leur déclin.

Nous vous invitons aussi à relire les textes que nous avons déjà écrits sur le sujet de la préservation de la fertilité et l’autoconservation des ovocytes hors contexte d’infertilité.

Nous vous invitons aussi à signer notre pétition sur la base du Manifeste « 48 propositions pour améliorer la prise en charge de l’infertilité et de l’AMP en France ». Vous pouvez aussi rejoindre l’association dans ses actions de sensibilisation et d’information en direction des députés, sénateurs et de notre nouveau gouvernement.
Si le gouvernement décide de faire passer ces changements dans le cadre d’ordonnances, le temps est compté. S’il envisage que ce sujet soit traité dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, les débats autour de la révision commencerons fin 2017 pour un vote de la loi en 2018. Dans tous les cas, le temps est compté pour faire grandir notre mobilisation.

Voici d’ailleurs une pétition que nous venons de lancer sur POUR l’autoconservation des ovocytes et pour la préservation de la fertilité ! A signer et à partager largement ! https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pour-l-autoconservation-des-ovocytes-965d83a9-6d84-46fd-b271-9b9bf7f750c1?recruiter=661610540&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Si vous voulez lire l’avis dans son intégralité, c’est ici

Synéchies utérines et infertilité

L’infertilité, quand on peut la prévenir…

 Un des grands objectifs du collectif BAMP est de prévenir et agir pour réduire l’infertilité. Les causes de l’infertilité sont nombreuses et certaines d’entre elles, comme les synéchies, peuvent être évitées ou traitées. Pour cela, il faut être prise en charge par un spécialiste VRAIMENT compétent dans ce domaine très spécifique. Informer les chirurgiens gynécologues et sensibiliser les patientes devient notre mission !

Les synéchies, une pathologie peu connue

Les synéchies correspondent à un accolement des parois internes de l’utérus. Également appelées syndrome d’Asherman, ces adhérences peuvent concerner différentes parties de l’utérus, des petites parties ou de plus importantes, au niveau de la cavité utérine ou de l’isthme (1,2). La plupart du temps, les synéchies ne se manifestent pas, elles ne provoquent pas de symptômes… Elles peuvent donc affecter la fertilité sans pour autant être spontanément suspectées.

Quand elles se manifestent les principaux symptômes sont : les désordres du cycle menstruel comme une absence de règles (aménorrhée) ou une diminution du flux des règles (oligoménorrhée), une infertilité ou des complications survenant durant la grossesse (3,4). Les synéchies peuvent encore impacter les femmes qui ont eu la chance de mener une grossesse après une prise en charges adéquate, en augmentant le risque d’hémorragie du post-partum.

Principalement générées par des gestes endo-utérins traumatiques (révisions utérines, curetage, césarienne, etc.), les synéchies affectent considérablement les chances de grossesses et la possibilité de mener une grossesse à un terme raisonnable (1,4).  En effet, selon les quelques études disponibles sur le sujet, seulement 66,6% des patientes atteintes de synéchies pourront concevoir si elles sont âgées d’au plus 35 ans, au-delà de cet âge, les chances de tomber enceinte chutent à 23,5% (5). L’âge n’est bien entendu pas le seul facteur d’influence de la survenue d’une grossesse, le degré de sévérité des synéchies et l’épaisseur de l’endomètre sont également clés (4). Autant de points à traiter dans le cadre d’une prise en charge adéquate.

Les synéchies, un nouveau cheval de bataille pour le collectif BAMP

Très peu d’études existent sur les synéchies, au niveau national comme international (1). Les chiffres disponibles sont d’une part très anciens et d’autre part concernent des échantillons de femmes très faibles. Une seule étude d’ampleur a été en partie menée aux Pays-bas sur 638 femmes traitées par chirurgie hystéroscopique, la partie de l’étude évaluant l’impact des synéchies sur la fertilité en cours (6). Aujourd’hui, il est même impossible d’avoir une estimation du nombre de femmes atteintes de synéchies en France. Ce manque de connaissance, associé au fait que l’hystéroscopie opératoire qui est le traitement chirurgical de référence est relativement récente, explique sans doute en partie le peu de médecins compétents dans la prise en charge de ces traumatismes.

Notre objectif est donc de travailler en partenariat avec des spécialistes du domaine pour permettre une meilleure information des chirurgiens gynécologues sur les synéchies, leur prévention et leur prise en charge.

Au-delà des gynécologues, nous souhaitons également sensibiliser les sages-femmes. De leur côté, les femmes doivent être en mesure de savoir quand suspecter ou s’inquiéter du développement de synéchies et surtout à qui s’adresser. Notre blog sera régulièrement alimenté pour vous faire part de nos avancées et mettre des documents d’informations à votre disposition.

  1. Conforti A et al. The management of Asherman syndrome: a review of literature. Reprod Biol Endocrinol. 2013;11:118.
  2. Bricou A et al. Synéchies utérines. EMC – Gynécologie 2009:1-13 [Article 158-A-10].
  3. Myers EM, Hurst BS. Comprehensive management of severe Asherman syndrome and amenorrhea. Fertil Steril. 2012;97:160-4.
  4. March CM. Management of Asherman’s syndrome. Reprod Biomed Online. 2011;23:63-76.
  5. Fernandez H et al. Fertility after treatment of Asherman’s syndrome stage 3 and 4. J Minim Invasive Gynecol. 2006;13:398-402.
  6. Hanstede MM et al. Results of centralized Asherman surgery, 2003–2013. Fertil Steril. 2015 Dec;104(6):1561-8.e1.

2137 ce n’est pas suffisant !

Nous sommes environs 15% de la population en âge de procréer qui rencontrons des problèmes de fertilité. Sans compter toutes les personnes qui ne sont pas encore dans un désir d’avoir des enfants, et qui ne savent pas qu’elles peuvent potentiellement rencontrer des problèmes de fertilité.

15 %, voire plus, et pourtant cette pétition qui cherche à faire entendre les voix des personnes infertiles, stériles, en parcours d’Assistance Médicale à la Procréation ne comptabilise que peu de signatures (2137. Les hérissons remportent par exemple, beaucoup plus de signatures ! 😉  )

 Les enjeux sont pourtant importants, la santé, la santé reproductive, l’avenir de nos enfants qui, si nous ne faisons rien, vont hériter de nos difficultés à procréer.

Alors, oui c’est difficile de s’afficher « infertile », mais n’est-ce pas plus difficile encore de se dire, si j’avais su, si j’avais pu.

C’est maintenant et demain qu’il faut que les choses changent, pour plus de prévention, plus d’information, pour une meilleure prise en charge de l’infertilité, pour l’amélioration de la recherche, pour une société plus bienveillante. Notre environnement se dégrade, nos gamètes, notre santé en générale en souffrent, mais demain, cela n’ira pas mieux. Surtout, si on ne fait rien et que l’on préfère ne pas voir, ne pas entendre, ne pas dire.

Merci aux personnes qui sans être directement concernées par l’infertilité et l’AMP, se sont mobilisées, ont partagé et ont surtout laissé des messages qui font chaud au cœur.

Pour nos enfants, pour vos enfants, pour l’avenir, pour demain. Réagissez !

Partagez, signez, diffusez

Merci à tous les signataires !

 

La pétition BAMP c’est par ici pour partager et signer, merci !

Infertilité et politique – on vous debriefe !

  1. Comme nous vous l’avions indiqué dans un précédent billet, BAMP a envoyé à l’ensemble des candidats à la présidence de la République ses propositions pour améliorer l’AMP française et lutter contre l’infertilité, ainsi qu’un questionnaire sur les mesures qu’entendent prendre ces candidats sur le sujet dans l’hypothèse où ils deviendraient Président(e).

Outre les relances que nous leur avons adressées depuis ce premier envoi, nous avons également commencé une campagne d’interpellation sur Twitter.

A ce jour, quels résultats ?

En tout et pour tout, nous avons reçu deux réponses, sur l’ensemble des candidats déclarés :

  • un message de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, en forme d’accusé de réception, nous assurant que le message sera transmis à qui de droit pour une réponse de fond ;
  • une réponse de fond de Nicolas Dupont Aignan, que nous publions ci-dessous in extenso. Le candidat, ou son équipe, a pris la peine d’analyser le Manifeste de BAMP. Il axe son retour sur la nécessité de mieux intégrer la dimension préventive dans la politique de santé publique de la France (position aujourd’hui largement partagée par les candidats). Nous sommes cependant restés un peu sur notre faim par rapport aux questions plus spécifiques issues de notre questionnaire et lui avons donc demandé de préciser sa position sur différents points.

Premier bilan : comme s’ils s’en foutaient

Alors oui, on sait bien, ils ont plein de choses à gérer les candidats. De leurs convocations devant les juges à la réunion de leurs parrainages, de tenter de sceller des accords à présenter leurs programmes. Ils doivent parler d’économie, de politique étrangère, des institutions, d’agriculture, de culture, etc. La santé n’est qu’un pan du programme parmi d’autres.

Autant vous dire que l’infertilité n’est clairement pas un chantier prioritaire. On s’en doutait un peu à l’analyse des programmes, on en a pris clairement la mesure lorsque 5 d’entre eux (4 maintenant puisque Y. Jadot n’est plus en lice) ont présenté le 21 février dernier leurs propositions en la matière lors d’un « grand oral » organisé par la Mutualité française : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron. Parmis les « gros » candidats, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon avaient d’autres engagements ce jour-là.

Ça a parlé prévention, hôpital public, télémédecine, déserts médicaux, remboursement des soins (notamment soins auditifs, prothèses dentaires, lunettes), aide médicale d’État,  médicaments génériques.

Sur le front des pathologies, ont été évoqués le burn-out, la dépendance, le handicap, les maladies chroniques.

Pas un mot sur l’infertilité, la stérilité. Niet, nada. Le seul point spécifique évoqué dans les programmes de certains candidats concerne leur position sur l’accès (ou non) à la PMA pour toutes les femmes ou sur la GPA, qui sont bien sûr des aspects importants mais sont loin d’épuiser les sujets AMP et infertilité en France (manque de moyens techniques et humains, manque de donneurs, cadre législatif dépassé, …).

Environ 15 % des personnes qui consultent pour des problèmes de fertilité, sans compter ceux qui ne sont pas encore dans les « essais bébés ».

Près de 144 000 tentatives d’AMP en 2014.

3,1 % des enfants nés grâce à l’AMP en 2014 – soit un enfant par classe environ. En hausse de 20% par rapport à 2009.

Ça ne doit pas être assez…

on-sest-bat-les-c
C’est le cas de le dire…

 

Alors on fait quoi ?

Eh bien, on continue ! On ne va pas se laisser abattre, si ?

On va twitter, on va facebooker, on va répondre, partager, relancer, téléphoner, …

Un petit coup de main ne serait pas de refus. Si vous disposez d’un compte Twitter, n’hésitez pas à nous relayer. Utilisez les hashtag #infertilité, #PMA, #UnCoupleSur6. Interpellez directement les candidats (si nous voyons passez vos tweets, nous les relaierons bien sûr), ceux que vous soutenez s’il y en a, mais aussi les autres.

On prend par ailleurs toutes les bonnes idées pour gagner en efficacité et en visibilité.

Faisons, ensemble, entendre notre voix pour faire progresser l’AMP et mieux lutter contre l’infertilité.

Merci par avance !

***********

Et la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, suivie de notre propre réponse :

Madame,

La grande majorité des propositions que vous faites dans votre Manifeste sont en cohérence avec le projet que je porte dans cette élection présidentielle, tant pour l’information et la prévention, la dégradation de l’environnement et la pollution, la participation directe des patients au dispositif médical et la garantie d’égalité d’accès aux services médicaux.

Dans mon projet, je propose :

De remettre de l’ordre dans l’implantation des maisons de santé afin de s’assurer qu’elles couvrent correctement le territoire et ne créent pas de nouveaux déséquilibres 

De réduire la fracture médicale territoriale par l’organisation et la systématisation des consultations avancées de généralistes et spécialistes venant des zones bien dotées vers des zones sous-médicalisées, par exemple une fois par semaine, avec frais de fonctionnement et transport, pris en charge. Les conséquences seraient positives : économie de frais d’ambulance (3Mds € par an), maintien d’un haut niveau de compétences, moins d’allers et retours lointains pour les patients. La démarche est déjà lancée de manière empirique en Midi-Pyrénées et IDF. En parallèle, développer le système de camions mobiles de santé.

De mettre en place un modèle de santé préventif s’appuyant sur les nouvelles technologies et les nouveaux outils de dépistage qui permettra de diminuer les dépenses de sécurité sociale et accompagner :

·     L’évolution vers une médecine préventive et prédictive : mesure, grâce à des objets connectés, des données relatives à son corps et à ses activités afin de les analyser et/ou de les partager en vue d’avoir un meilleur contrôle sur son bien-être ou sa santé. 

·      Les patients mieux informés et acteurs de leur santé qui s’appuieront sur les nouvelles technologies pour structurer des communautés de patients notamment pour les maladies chroniques (forums de discussion/réseaux sociaux), suivre leur état de santé (objets connectés/santé mobile) ou encore se former (e-learning/e-coaching).

·      Les professionnels de santé connectés, co-acteurs d’un collectif de soins s’appuyant sur de nouveaux outils performants centrés sur les pratiques médicales, la mise en réseau des professionnels de santé et la refonte des parcours de formation.

De dispenser des cours de santé/bien-être au collège et sensibiliser les adolescents aux méfaits de la « malbouffe ».

 Lancer des campagnes de prévention informant les Français des dangers en matière alimentaire, de médicamentation (renforcer notamment la pharmacovigilance), dans les gestes de tous les jours (élimination des matériaux toxiques dans les produits de beauté et de ménage…), dans les conduites à risque (tabac, alcool, drogue…).

Je suis donc en accord avec les propositions que vous faites concernant le problème spécifique de l’infertilité en France et ne vois pas d’objection à leur intégration dans le projet que je porte. Deux points seulement suscitent en moi des objections :

Proposition 33 : Oui, mais je rappelle que je suis opposé à la légalisation de la PMA pour les couples de même sexe, qui serait contraire à la convention internationale des droits de l’enfant, car elle garantit à ce dernier le droit de connaître son père et sa mère et d’être éduqué par eux. Le désir d’enfant à tout prix, comme objet de commercialisation, doit être limité par la loi, dans l’intérêt des enfants et de la société toute entière.

Proposition 43 : D’accord pour initier un débat sur certains points, mais je réaffirme avec force ma totale opposition à la PMA pour les couples de même sexe et à la GPA.

J’espère avoir apporté les éclaircissements nécessaires, mes équipes restent à votre disposition pour nos relations futures. Je vous invite à vous mettre en relation avec M. X, en charge, au sein de l’équipe de campagne, des relations avec les organisations socio-professionnelles par téléphone au X ou par courriel à l’adresse X.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations respectueuses.

Nicolas Dupont-Aignan

Président de Debout la France

Candidat à l’élection présidentielle

Messieurs,

Je fais suite à l’email que M. Dupont-Aignan nous a adressé le 24 février dernier (cf. ci-dessous).

Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir répondu à notre demande et d’avoir pris le temps d’analyser notre Manifeste. Nous prenons acte de vos positions sur ces différents points et notons en particulier votre souhait de mieux intégrer la dimension préventive dans votre future politique de santé.

Au-delà de ces premiers éléments de réponse, nous serions intéressées par des éléments plus précis concernant les points spécifiquement mis en avant dans le questionnaire que nous vous avions adressé en complément du Manifeste (et que vous trouverez de nouveau en PJ), en particulier les points suivants :

– quels moyens entendez-vous accorder à la prévention et la lutte contre l’infertilité ?

– entendez-vous prendre des mesures contraignantes s’agissant des substances toxiques nuisant à la fertilité (perturbateurs endocriniens, pesticides, etc.) ?

– entendez-vous intégrer une dimension spécifique relative à la fertilité dans les campagnes d’information et de prévention que vous souhaitez mettre en œuvre ?

– quelle est votre position s’agissant de l’autoconservation des ovocytes dans un but de préservation de la fertilité hors contexte médical ?

– quelles mesures pour améliorer les taux de succès des tentatives d’AMP : révision des lois de bioéthique (notamment en vue de l’extension du diagnostic préimplantatoire et de la mise en place d’un bilan médical standardisé complet ?), augmentation des moyens de la recherche AMP / infertilité et des centres d’AMP, etc. ?

Nous sommes bien entendu à votre disposition pour évoquer plus précisément chacun de ces aspects.

Nous vous remercions par avance de votre retour.

Bien à vous,

Débat sur l’Autoconservation ovocytaire

Le Centre d’Éthique Clinique, vous propose une journée débat sur « les enjeux éthiques et sociétaux de l’autoconservation ovocytaire pour raison d’âge« . Présentation des résultats d’une récente enquête sur les donneuses d’ovocytes. Discussions sur l’ensemble des éléments relatifs aux questions de l’autoconservation.

Journée forte intéressante à n’en pas douter. Venez participer au débat.

« Bonjour,

Grâce à l’aide de la Fondation Agnès B, nous organisons le 25 novembre prochain, à Paris, une journée-débat ouverte à tous, experts comme citoyens, pour discuter de la pertinence qu’il y aurait à autoriser l’autoconservation ovocytaire pour raisons personnelles (autres que strictement médicales).

Nous y présenterons notamment les résultats de l’étude que nous venons de terminer sur le sujet.

Nous serions très heureuses de vous y accueillir.

Merci de réserver dès à présent votre journée si vous souhaitez venir.

Et n’hésitez pas à faire circuler cette invitation autour de vous !

Laurence Brunet,

Geneviève Delaisi de Parseval,

Dominique Mehl

Et Véronique Fournier. »

programme-25-novembre-2016