A parents AMP HEUREUX, bébés AMP HEUREUX !

Parce qu’il est nécessaire en 2018 de devoir défendre l’assistance médicale à la procréation, le don de gamètes, contre les attaques idéologiques, contre les menaces de manifestations massives des anti-PMA, contre les propos violents et insultants des apôtres d’un seul modèle de famille, d’une seule procréation qui serait « digne » de respect. Nous donnons la parole aujourd’hui, aux équipes de chercheurs qui travaillent depuis 2013, sur une étude au sujet des aspects psychologiques des « FAMILLES PMA » : relations parents-enfants dans les familles hétéro et homo parentales ayant recours à la procréation médicalement assistée

Petit rappel sur cette étude menée depuis plus de 5 ans maintenant, en Angleterre, France et Pays-Bas. Les chercheurs travaillent sur les émotions (stress, anxiété, dépression) et la qualité initiale de la parentalité, le début de la parentalité, les interactions psycho-sociales des parents qu’ils soient gay, lesbienne, hétérosexuel. Les chercheurs ont donc interrogés ces parents sur leurs ressentis pendant la grossesse et les premiers mois de vie de leur premier enfant né-es grâce à une GPA pour les pères gay, un don de gamètes (insé ou fiv) pour les mères lesbiennes, une fécondation in vitro (avec ou sans don de gamètes) pour les pères et mères hétérosexuels.

Cette étude, a laquelle certains membres de notre association ont participé, avance.

Les premières publications sortent. Et savez-vous ce que donnent les premiers résultats ?

« Il n’y a pas de différences émotionnelles majeures, ni de différences dans le bien-être parental, ni sur la qualité initiale de la parentalité entre les différents « types » de familles. »

« Tous les parents (gay, lesbienne, hétéro) ont exprimé des taux très bas de stress, d’anxiété et de dépression. Ils sont tous relativement satisfaits de leur relations inter-parentales« .

Pour nous ces résultats n’ont rien de surprenants, c’est une évidence que la sexualité n’a rien à voir ni dans le désir de fonder une famille, ni dans les émotions et les capacités à être parents, à investir la parentalité, à être dans des interactions positives tant pendant la grossesse que pendant les premiers mois (et les suivants aussi !) de vie de nos bébés AMP. Mais c’est vraiment intéressant, pas les temps qui courent que des études puissent mettre en évidence cela. Sans extrapoler (mais un peu quand même), il nous semble évident aussi, que nos enfants AMP, tant désirés, tant espérés grandissent dans des environnements plus sensibles, plus ouverts à la qualité de la parentalité.

Si, si n’en déplaise à certains fâcheux, nos enfants vont bien, ils sont heureux, intelligents, bienveillants, ouverts, joyeux, malicieux, formidables. Car sachez-le, mesdames et messieurs les anti-PMA, l’infertilité, le recours à l’AMP nous oblige à nous interroger sur ce qu’est la parentalité, sur ce qu’est notre désir de fonder une famille, sur ce que cela implique, impose. Les épreuves rencontrées sur le chemin AMP vers notre parentalité, nous obligent à relativiser, à renoncer, à espérer, à réfléchir, bien plus que vous pouvez l’imaginer.

Message de service à tous les médias si prompts à ne donner la parole qu’aux anti-PMA, sur ces sujets de l’AMP, de la parentalité par AMP, nous sommes là et nous en sommes heureux et nos enfants aussi ! Et nous allons le dire et le redire.

#1couple6 #ParlerAutrementAMP #40ansFIV #40ansdeBébésAMP #ParentsCommeLesAutres #bioéthique2018 #PMAOUI #POURAMP

 

 

 

Un grand MERCI aux chercheurs investis dans cette étude :

Bérengère RUBIO

Olivier VECHO

Susan GOLOMBOK

Martine GROSS

Loes VAN RIJN-VAN GELDEREN

Henny BOS

Kate ELLIS-DAVIES

Alice WINSTANLEY

Mickael E LAMB

Laboratoire de psychologie IFSTTAR, Université Paris-Nanterre, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Centre d’études en sciences sociales du religieux, CNRS, Research Institute of child development and education University Amsterdam, Division of psychology NottinghamTrent University, Département Of psychology University of Cambridge, Center for family research University of Cambridge

 

Des lectures concernant le don de gamètes

Dans le cadre du mois de sensibilisation sur le don de gamètes, nous vous rappelons quelques lectures pour les grands et les petits :

  • Témoignages d’adultes nés grâce à un don de spermatozoïdes
    • « Né de spermatozoïde inconnu… » 10 février 2010 de Arthur Kermalvezen,‎ Blandine de Dinechin,‎ Serge Tisseron (Préface)
    • « Mes origines : Une affaire d’état » – 7 mai 2014 de Audrey Kermalvezen,‎ Israel Nisand (Préface)

 

POUR LES ENFANTS

    • « Le mystère des graines à bébé, par Serge TISSERON et Aurélie GUILLEREY – février 2008
    • « Mais comment naissent les parents » mars 2014 de Jean Regnaud,‎ Aude Picault éditions
    • « La Quête de Somy », Histoire d’un Choix de Devenir Mère Célibataire – 9 octobre 2014 de Carmen Martinez Jover
    • « Dans notre histoire, il y a … une graine magique »  existe aussi en version don de spermatozoïdes – 2 janvier 2008 de Association MAIA,‎ Laure Camborieux (Sous la direction de),‎ & 1 plus

 

LE PARCOURS DU DON (témoignages en tant que receveur)

    • « L’impossible enfant, don d’ovocytes l’envers du décor », de Géraldine JUMEL-LHOMME – Octobre 2013
    • « Comme deux gouttes d’eau » – 15 novembre 2013 de Isabelle Ortic (Auteur) (recevoir un don de spermatozoïdes et faire don de ses ovocytes)
    • « 3 ans et 9 mois »  – 26 janvier 2017  de Audrey Keysers

 

LE DOUBLE DON 

    • « Baby-baby » de Marianne GROVES,  10 octobre 2014 éditions intervalles

 

  • AMP/CECOS
    • « Procréation, médecine et don » – 10 février 2016 de Pierre Jouannet (Auteur),‎ Collectif (Auteur)

 

SOCIOLOGIE

    • « Des humains comme les autres : Bioéthique, anonymat et genre du don », par Irène THERY – novembre 2010
    • « Enfants du don. Procréation médicalement assistée : parents et enfants témoignent », par Dominique MEHL – octobre 2008
    • « Maternités solo »  4 août 2016 de Dominique Mehl (Auteur)

 

PSYCHOLOGIE

    • « L’aventure de la naissance avec la PMA » Catherine DOLTO e Myriam SZEJER – 2014 Editions Giboulés
    • « Mon père c’est mon père; l’histoire singulière des enfants conçus par insémination artificielle avec donneur », de Jean-Loup CLEMENT – février 2012

 

  • ENQUETE 
    • « Super-géniteurs. Enquête sur le don de sperme sauvage en France » – 1 septembre 2016 de Sarah Dumont

 

  • COLLOQUE / Etudes
    •   « Le don de gamètes » – 24 février 2014 de Aude Mirkovic  (droit/bioéthique/don de gamètes)
    • « Anonymiser la vie ? Le conseil d’Etat, le don de gamètes et la volonté de savoir »  – 1 juin 2017 de Valérie Depadt

AMP Saint Roch à Montpellier – Interview du mois

En France l’activité d’Assistance Médicale à la Procréation est réglementée et soumise à autorisation.
 
Des centres publics (CHU) qui peuvent pratiquer toutes les techniques d’AMP : de l’IAC à la FIV, la partie don de gamètes étant généralement géré par les Cecos. Les centres privés peuvent donc eux aussi pratiquer toutes les techniques en dehors du don de gamètes, soit juste des inséminations quand ils n’ont pas reçu l’autorisation de pratiquer des fécondations in vitro.
  
Aujourd’hui, nous vous présentons le service AMP de la  Clinique Saint Roch de Montpellier. Ouvert en 1986, ils pratiquent un peu plus de 1000 tentatives de FIV par an. La clinique vient récemment de déménager dans des locaux tout neufs. Depuis quelques mois, ils proposent un accompagnement des couples, grâce à une équipe dédiée aux couples en parcours d’AMP, composée de deux psychologues, d’une sage-femme hypnothérapeute, de deux sophrologues et d’une naturopathe.
 
Nous avons posé quelques questions au docteur Gilles Regnier-Vigouroux, biologiste responsable du service AMP de la Clinique Saint Roch de Montpellier.
BAMP :  Docteur Regnier-Vigouroux vous êtes biologiste de la reproduction au service AMP de la clinique Saint-Roch, en quoi consiste votre travail ?
Le Centre AMP comme les autres centres regroupe plusieurs spécialités et intervenants. Comme responsable du Centre, mon temps est consacré d’une part à la gestion et l’organisation et d’autre part à mon métier, la biologie de la reproduction.
BAMP :  Dans un protocole de FIV le gynécologue est sur le « devant de la scène » au contact direct du couple, tandis que le biologiste travaille dans son laboratoire. Son action est pourtant très importante dans la préparation des gamètes du couple, la fécondation et le développement de l’embryon. Comment vivez-vous ce travail déterminant mais à distance du couple ?
L’AMP est un domaine particulier où le travail du biologiste ne se résume pas uniquement à l’aspect technique. En effet, au Centre AMP st Roch nous rencontrons tous les couples à chaque étape.
Le matin nous sommes en technique au laboratoire et l’après-midi, nous consultons les couples. Nous voyons systématiquement les couples pour les informer sur le protocole AMP et décider de la suite à donner. Nous les voyons aussi avant chaque transfert ou insémination.
BAMP : Au cours de votre expérience professionnelle quelles évolutions notables avez-vous remarqué sur les caractéristiques des gamètes humaines (dégradation de la quantité et de la qualité du sperme, augmentation des mauvaises qualités ovocytaires, etc.) ?
C’est vraiment un sujet d’actualité. Les CECOS avaient déjà constaté une diminution de moitié du nombre moyen de spermatozoïdes en 30 ans chez l’homme. On connait les effets délétères des pesticides et phtalates sur les fonctions reproductibles. Le tabac, le cannabis sont responsables d’altérations au niveau des noyaux gamétiques. Il existe de plus en plus d’études qui démontrent des relations de cause à effet entre l’environnement et la fertilité. Les indications d’AMP d’aujourd’hui ne sont pas tout à fait les mêmes qu’il y a une dizaine d’années. On traite en effet plus d’infertilités masculines et nous prenons en charge plus d’insuffisances ovariennes que nous aurions refusés il y a 10 ou 15 ans.
4. Pensez-vous qu’une amélioration des techniques puisse combler le déficit qualitatif des gamètes ?
Il y a une chose sur laquelle on ne pourra jamais agir, c’est l’âge de la femme donc l’âge des ovules. Tout le monde sait que plus l’âge avance et plus la fertilité diminue. Même avec une bonne réserve ovarienne, les chances de grossesses ou d’avoir un enfant sont moins bonnes avec un âge avancé. Les chances de réussite sont meilleures avant 35 ans qu’après.
5. Notre association s’est positionné contre l’utilisation de l’auto test de sperme, car nous pensons qu’il est inutile, peu fiable car n’apportant qu’une réponse quantitative,
potentiellement source d’inquiétude car réalisé sans soutien d’un médecin. Quel est votre avis sur ce dispositif ?
En effet, il ne remplacera jamais un spermogramme fait dans un laboratoire spécialisé car il ne donne qu’une évaluation approximative de la concentration de spermatozoïdes. Or, pour apprécier un sperme il existe deux autres critères comme la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. De mon point de vue, la qualité de la mobilité est probablement le critère le plus important. Pour aller plus loin, un seul spermogramme ne suffit pas, il existe des fluctuations intra-individuelles dans le temps et donc on recommande en général un deuxième spermogramme, au moins 2 mois après pour pouvoir parler d’infertilité masculine. De toute façon, un spermogramme même complet n’explique pas toujours l’infertilité chez l’homme.
BAMP : Voyez-vous une amélioration notable de la qualité des gamètes chez les couples qui utilisent des compléments alimentaires spécifiques à l’infertilité ? Chez certains profils médicaux ou chez tous ?
En effet, certains compléments alimentaires ont prouvé leur efficacité en diminuant le taux de fragmentation du noyau du spermatozoïde par leur effet antioxydant sans améliorer sensiblement les paramètres du spermogramme. Les études dans ce sens sont prometteuses mais n’oublions pas que nous retrouvons ces mêmes composés dans l’alimentation. A St Roch nous nous intéressons à cet aspect-là en accompagnement de la prise en charge en collaboration avec une naturopathe spécialisée.
BAMP : Quelles ont été les grandes étapes techniques (outils, milieux de culture, embryoscope, traitement de l’air, etc), de votre point de vue de biologiste de la reproduction, qui ont permis de meilleures réussites en FIV ?
La technologie a considérablement évolué ces dernières années. Le fait de suivre en temps continu le développement de l’embryon avec l’Embryoscope permet d’affiner sensiblement nos critères d’évaluation sur les chances d’implantation de chaque embryon. Mais cela ne suffit pas car il faut aussi un bon endomètre et choisir la bonne fenêtre d’implantation. Des tests sont ainsi en cours de développement. Quant aux conditions environnementales, elles sont essentielles au bon développement des embryons. Certes, il y a le traitement de l’air du labo mais il y a aussi la qualité et le nombre d’incubateurs dont on dispose et les moyens techniques de surveillance des températures et de pH des milieux. La qualité des milieux et le choix qui nous est proposé actuellement nous permet d’adapter à chaque cas des stratégies de cultures adaptées.
BAMP : Quelles sont celles qui restent à faire ?
Plus on avance dans la connaissance des embryons plus on risque de toucher à l’aspect éthique. Ainsi il sera possible de savoir par des tests génétiques complets quel embryon est normal, donc transférable et quel embryon rejeter. Cela commence à exister dans certains pays. Mais encore une fois nous, professionnels, avons besoin de connaître les limites à ne pas franchir. La science évolue plus vite que la mise à jour de la loi de Bioéthique !
BAMP :  Un laboratoire d’AMP « performant », que doit-il contenir et comment doit-il être géré pour optimiser les chances de réussites des couples ?
Pour moi le terme de Centre est plus approprié car à St Roch le mode de prise en charge du couple infertile est aussi important que la technicité qui est derrière. Vous pouvez avoir le plus beau laboratoire du monde, vous n’aurez pas forcément les meilleurs résultats. Bien sûr le nouveau laboratoire que nous ouvrons ce mois-ci prend en compte les dernières recommandations et anticipe même les nouveautés technologiques notamment dans le domaine du traitement de l’air et des matériaux utilisés.
BAMP :  Quel est votre point de vue sur les taux de réussite des FIV, qui plafonnent en moyenne aux alentours de 20 % par tentatives en France.
Il y a des disparités considérables entre Centres. 20% en moyenne signifie que certains centres affichent des résultats autour de 15%. Nous avons normalement des autorités qui nous contrôlent (les ARS, l’Agence de Biomédecine). Il ne s’agit pas de sanctionner car le moindre incident peut faire chuter les résultats. Des audits au sens positif du terme, devraient être effectués pour détecter les problèmes et réagir au plus vite dans l’intérêt des patients. En 2010 et 2012 , nos résultats avaient baissé, et nous avons réagi en effectuant à notre propre compte des audits croisés avec d’autres Centres. Du coup en 2013, le classement de l’ABM nous classe premier des 10 plus gros centres français.
BAMP :  Quel sont les principaux types de patients qui s’adressent au service AMP de la clinique Saint-Roch? Des français en majorité ? Des personnes d’autres pays, si oui lesquels ?
Notre patientèle est à 80% régionale, de Perpignan à Nîmes et les 20% restant pour moitiés hexagonale et étrangère. Nous avons essentiellement une population russophone car nous avons une gynécologue d’origine géorgienne et anglophone (Américains, Anglais).
BAMP : Quel est le profil médical type d’un couple infertile qui s’adresse au service AMP de la clinique Saint-Roch ?
Nous pratiquons plus de 1100 tentatives par an et nous avons tous les profils. Un certain nombre de couples viennent nous voir après un refus dans un autre Centre. Il s’agit souvent de « mauvaises répondeuses » ou d’insuffisances ovariennes que certains centres récusent. Nous essayons en concertations multidisciplinaires d’aller jusqu’à la limite de la faisabilité.
BAMP : Quelles sont les spécificités d’une prise en charge dans un centre d’AMP privé par rapport à un centre public ?
Un des avantages du privé est la réactivité et la simplification des prises de décision en matière d’organisation et d’investissements. Notre modèle de prise en charge du couple se caractérise par des consultations personnalisées (toujours les mêmes intervenants), la possibilité d’un accompagnement (sophrologue, psychologue, hypnose, naturopathe…), des amplitudes larges au niveau de l’accueil et des plages horaires d’ouverture au public. Au final, nous n’avons pas de liste d’attente et si le dossier est complet et que le couple est prêt, on y va.

BAMP : Est-ce que beaucoup de couples se tournent vers la clinique Saint-Roch pour effectuer des FIV supplémentaires aux quatre tentatives remboursées ?
Comme je le disais nous recevons de couples récusés dans d’autre Centres. Le staff pluridisciplinaire décidera ou non de la prise en charge.

 

BAMP : Dans le classement des centres d’AMP établi par l’Agence de Biomédecine, comment se situe le centre d’AMP de la clinique Saint-Roch par rapport à la moyenne nationale ?
2010 et 2012, dans la moyenne, par contre en 2013 (à publier) nous sommes premiers des 10 plus gros centres français (ceux pratiquant plus de 1000 tentatives). Ceci dit, les résultats peuvent changer d’une année sur l’autre. Il faut simplement être vigilant sur des résultats qui tendraient au-dessous de 20%.
BAMP : Avez-vous des perspectives d’amélioration à mettre en œuvre pour augmenter encore vos taux de réussite globaux ou sur des profils d’infertilité spécifiques ?
Nous avons aménagé notre nouveau laboratoire ces jours ci. Nous avons aussi réorganisé la prise en charge car tous les intervenants se trouvent maintenant sur site . On ne peut espérer dans ces conditions qu’être meilleur !
BAMP : Établissez-vous des statistiques de taux de réussites par types de pathologies ?
Nous sommes certifiés depuis 2008 et en cours d’accréditation. C’est une pratique courante d’analyser régulièrement notre performance selon les types d’infertilité, selon les intervenants, selon des critères techniques etc…
19. Les centres de FIV privés n’ont plus le droit depuis plusieurs années, de pratiquer le don de gamètes. Recevez-vous, malgré cela des propositions de femmes et des hommes qui souhaiteraient faire don de leurs gamètes ?
Très rarement
BAMP :  Recevez-vous des femmes qui souhaiteraient faire vitrifier leurs ovocytes, hors d’un traitement FIV ? Avez-vous une position sur l’interdiction qui est faite en France à ce sujet ?
La France est un des derniers pays à ne pas autoriser la préservation sociétale. C’est regrettable car la société évolue. Nous commençons à avoir des demandes.
BAMP :  Depuis l’apparition d’internet et l’utilisation importante que les patients en font, avez-vous constaté un plus fort investissement des patients dans le besoin d’échange et de compréhension de leur prise en charge ?
Je vais rarement sur les forums mais je suis très favorable aux échanges d’expériences entre couples, entre autre par le biais d’internet.
BAMP : Le service AMP de la clinique Saint-Roch propose depuis quelques mois, un accompagnement spécifique avec des praticiens en médecines complémentaires : hypnose, sophrologie, suivi psychologique. Pourquoi avoir mis en place ce type d’accompagnement ?
C’est à la fois une demande des patients et pour nous une nécessité évidente. Nous faisons chaque année des enquêtes de satisfaction et à chaque fois les facteurs suivi psychologique ou écoute étaient mis à défaut.
Les médecins ne sont pas très formés à la psychologie et n’ont pas souvent le temps nécessaire pour écouter. Depuis la mise en place de cette équipe d’accompagnement, nous avons des retours très positifs. De façon globale, les couples sont mieux préparés au stress et à la pénibilité du traitement et ont l’impression d’être mieux écoutés.
BAMP :  La clinique Saint-Roch doit prochainement déménager dans un bâtiment tout neuf. La perspective du déplacement du service AMP et donc des gamètes conservées dans les bonbonnes à moins 196° doit faire l’objet d’un protocole de déménagement particulier ?
Le déménagement des embryons s’est fait dans de bonnes conditions le 23 février. Il a fallu organiser ce déplacement avec la police nationale et l’aval de notre ARS. Nous avons donc pris toutes les précautions nécessaires pour sécuriser ce transport. Certains couples étaient inquiets, nous avons beaucoup communiqué sur le déménagement pour les rassurer.
BAMP :  Pensez-vous qu’il soit utile qu’une association de patients de l’assistance médicale à la procréation et de personnes infertiles, existe en France ? Pourquoi ?
C’est une évidence, car c’est entre autre un relai pour faire remonter les problématiques au corps médical. C’est aussi une source d’information utile pour les patients.
Quelques dates importantes pour le centre AMP Saint Roch. 

Depuis le 3 juillet 2010, le centre AMP St Roch, regroupant les activités cliniques et biologiques d’Aide Médicale à la Procréation (traitement de l’infertilité par inséminations et fécondation in vitro) est certifié ISO 9001. C’est une première en Languedoc-Roussillon pour ce type d’activité. Cette certification est une reconnaissance officielle pour la qualité de la prise en charge du couple infertile. Elle prend en compte l’accueil, le diagnostic médical et biologique, et les traitements médicaux jusqu’au suivi des prises en charge.

2010 : Démarrage de l’IMSI. C’est une technique nouvelle qui permet de mieux sélectionner les spermatozoides en ICSI et qui est proposée pour certaines indications masculines d’infertilité ou des échecs inexpliqués de FIV.

2012 : Démarrage de la vitrification. C’est une technique bien connue à l’étranger et qui vient d’être autorisée en France. C’est une congélation rapide des embryons, plus performante qui remplace la technique lente de congélation.

2013 – 2014 : Nouveaux membres dans l’équipe. Professeur Hervé Dechaud CHU Montpellier, Docteur Pierre Sanguinet Polyclinique de l’Atlantique Nantes, Dr Olivier Pouget CHU Nîmes

2014 : Les premiers jumeaux nés en Languedoc-Roussillon par vitrification ovocytaire. Article Midi Libre du 28/05/2014: http://www.midilibre.fr/2014/05/28/ces-bebes-de-l-espoir,866909.php

Du 24 au 26 septembre : le Centre AMP St Roch est co-organisateur à Montpellier du congrès national de fertilité FFER

Février 2016 : Déménagement de la clinique et du Centre AMP dans de nouveaux locaux à Montpellier prenant en compte la plupart des innovations en matière de prise en charge du couple et de technologies.

Novembre 2015 : Suite à une forte demande des couples, mise en place d’une équipe spécialisée de sophrologues, psychologues et hypnothérapeute pour améliorer la prise en charge sur l’accompagnement en AMP durant toutes les étapes du parcours. »

 

Le site du centre d’AMP Saint Roch de Montpellier.

 

 

 

 

Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité – 2ème édition

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Du 25 au 30 avril 2016, l’association COLLECTIF BAMP organise la deuxième édition de la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité.

Nouveau cette année :

  • A Angers :
    • Exposition d’œuvres dans le hall de la maternité du CHU d’Angers,
    • Mardi 26 avril Table-ronde au CHU d’Angers « Quelles conséquences dans la vie des patients des parcours d’AMP ? » avec le docteur Catherine Morinière (médecin biologiste de la reproduction) et Madame Havet, psychologue). date à confirmer pendant la semaine.
    • Samedi 30 avril
      Au Goût thé en libr’air (Montsabert-49320 Coutures)
      15h thé BAMP entre patients
      20h Table ronde sur le thème : Quel accompagnement pour les patients en PMA ? avec Pierre Lecompte (acupuncteur), Lidwine Delaunay-Brétécher (Shiatsu maternité).

 

  • A Mulhouse : Une table-ronde le samedi 30 avril, entre patients, en présence d’un ostéopathe et d’un acupuncteur. Nous attendons aussi la confirmation de la présence d’un spécialiste de l’AMP. Plus d’informations et pour vous inscrire merci de prendre contact sur collectifbampalsace@gmail.com

 

  • A Toulouse, Limoges, Grenoble, Clermont-Ferrand, Marseille et en Belgique,  des thé bamp pour les patients amp et les personnes infertiles, sont organisés le samedi 30 avril. Prenez contact avec les référents sur les différentes boites mails régionales, pour plus d’informations et pour vous y inscrire.

 

A Caen, comme l’année dernière vous pourrez pendant une semaine rencontrer des adhérents de l’association, ainsi que les associations partenaires (EndoFrance, ADEDD). Vous pourrez voir dans le hall du FEH une exposition d’œuvres réalisées par les patients pour parler d’infertilité, de leur parcours, de leurs corps, de leurs espoirs, de leurs souffrances, etc.

  • Trois tables rondes sont prévues pendant la semaine, comme l’année dernière elles vont rassembler, des professionnels de l’AMP, des chercheurs en sciences sociales, des patients et des personnes infertiles.
  • Le jeudi après-midi, Monsieur René Frydman, nous fais l’honneur de revenir pour la seconde fois pour une conférence à la faculté de médecine.
  • Le samedi 30 avril, une conférence sur POLLUANTS ET REPRODUCTION de Monsieur Gilles-Eric SERALINI biologiste moléculaire à l’université de Caen.
  • Le samedi après-midi une rencontre autour des médecines complémentaires, avec des praticiens Normands en acupuncture, hypnose, ostéopathie, sophrologie.
  • Le samedi soir, venez assister à la lecture d’une pièce de théâtre en création, sur l’infertilité. « Terre d’espérance » de Sandrine Le Mevel – Hussenet, mise en scène Jérémy Colas.

 

Parler d’infertilité autrement c’est possible et nécessaire.

Retrouvez le programme complet dans les prochaines semaines. En attendant écoutez donc les enregistrements de l’année passée.

Si vous souhaitez participer sous une forme ou sous une autre à cet événement, prenez contact avec le bureau de l’association via collectif@bamp.fr

 

Cet article nous donne l’occasion de vous faire écouter ou ré-écouter les sons de 2015  :

  • Le montage sonore réalisé par Laetitia Peyre lors de la première journée de la SSI 2015
  • Ainsi que l’interview de Ludovic et Virginie réalisée l’année dernière sur la radio TSF98

Nantes portes ouvertes Centre PMAtlantique

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Les praticiens du Centre PMAtlantique, centre de fécondation in vitro de la Polyclinique de l’Atlantique, organisent une journée d’information grand public les « 2ème Rencontres autour de la fertilité » le samedi 12 décembre 2015 de 10 h 30 à 17 heures.

Cette journée aura lieu à la Polyclinique de l’Atlantique. Elle est détaillée sur le site internet : www.pmatlantique.fr, rubrique actualité.

Elle a pour objectif de permettre au public de mieux appréhender la prise en charge d’une infertilité du couple tant sur le plan médical que paramédical. Les aspects non purement techniques seront mis en avant tout au long de la journée.

Le public pourra au cours de cette journée :

  • Visiter le laboratoire de fécondation in vitro,
  • Discuter avec les praticiens du centre,
  • Discuter avec d’autres praticiens : psychologue (Mmes Corcuff et Saillet PCA), sexologue (Dr Sebille PCA), nutritionniste (Dr Chevalier et Bordure Nantes), hypnothérapeute (Mme Guitard infirmière anesthésie CHU Nantes), acupuncteur (Dr LE ROLLE Nantes), addictologue (Mme Feronnière PCA), ostéopathes (Mme Rouillon et Mr Remaud Nantes) et sophrologue (Mme Perouin sage-femme PCA). Les discussions seront possibles au sein de petit stand pour chaque spécialité.
  • Écouter des mini-conférences, renouvelées sur 3 cycles de 2 heures chacun, effectués par les praticiens ci-dessus, ayant pour sujet les apports potentiels de leur discipline dans le cadre d’une prise en charge pour infertilité. Un praticien du centre sera présent sur chaque intervention en tant que modérateur.

Un couple pourra donc en une heure ou 2 faire le tour des différents sujets proposés suivant son intérêt.

Nous serions heureux de vous rencontrer au cours de cette journée. Si vous pensez qu’elle peut intéresser les visiteurs de votre site, pourriez-vous relayer l’information ? Vous trouverez en PJ, l’affiche de la journée.

En restant à votre écoute,

bien cordialement,

Docteur Antoine MENSIER

Coordinateur Centre PMAtlantique

www.pmatlantique.fr

 

S.S.I. table ronde du 19 MAI 2015 : L’AMP AU QUOTIDIEN

Les mois de mai et de juin sont très chargés en termes d’actions mises en place par l’association COLLECTIF BAMP ou actions auxquelles nous participons en collaboration avec le CHU de Caen notamment. C’est donc avec beaucoup de retard que nous vous apportons les comptes rendus des tables rondes qui ont eu lieu pendant la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité.

Teléphone 2015 806

Nous commençons par celle de Mardi (lundi viendra après) dont le thème était l’AMP au Quotidien.

Pour rappel la particularité de nos tables-ronde, c’est qu’elles regroupaient patients (une adhérente de l’association collectif BAMP animait la présentation du thème et les interventions des autres invités) / Médecins / chercheurs. Ce principe est très important pour BAMP, car il permet de placer le patient au coeur du dispositif de soin, au cœur de la réflexion aussi.

Je profite de ce premier article pour remercier chaleureusement les trois adhérents qui ont présentés et animés avec beaucoup de rigueur et d’intelligence les trois tables rondes.
Intervenants :

Anne Mortureux, psychologue clinicienne « le temps en AMP »

Lucile Hertzog, sociologue, « articulation entre soins AMP et travail »

Docteur Denoual Ziad, service de la médecine de la reproduction au CHU de Caen « quel examen et pour qui ? »

Ajisai  adhérente BAMP, modératrice de cette table ronde sur l’amp au quotidien.
Le temps en AMP – Anne Mortureux

Le temps est une notion importante pour les couples en parcours d’Aide Médicale à la Procréation : il y a le temps de la PMA et le temps pour la PMA.

1- Le couple

Une petite parenthèse sur la notion du couple, à mettre en parallèle avec la PMA. Pour qu’il y ait couple, il faut :
– Du temps
– Un projet
– Une reconnaissance mutuelle
– Une estime réciproque
– Un rêve
– Une intimité exclusive

Le couple se constitue à travers différents temps :

La rencontre La dépendance
La passion
La crise l’indépendance
Le vivre ensemble L’interdépendance

2 – Le temps

Le temps est une notion difficile à définir, elle l’est par la chronologie, un avant, un après, une cause une conséquence. Saint Augustin disait que tout le monde croit savoir ce qu’est le temps, mais dès que l’on demande de le définir, personne ne sait plus.
La durée, elle se définit à partir du moment où il y a une horloge. Mais les trois minutes d’attente de son chéri sur le quai de la gare n’ont pas la même intensité que les 3 minutes du brossage de dents. Une heure de repos n’est pas égale à une heure de travail, une heure de joie à une heure de peine et une heure de plaisir à une heure de souffrance. Henri Bergson nous donne l’exemple du sucre qui fond dans un verre,
Car le temps que j’ai à attendre n’est plus ce temps mathématique qui s’appliquerait aussi bien le long de l’histoire entière du monde matériel, lors même qu’elle serait étalée tout d’un coup dans l’espace. Il coïncide avec mon impatience, c’est-à-dire avec une certaine portion de ma durée à moi. Le temps est lié aussi à notre culture.

3 – Les différents temps de la PMA

a) Le temps de l’attente

Division entre sexualité et procréation
Temps de la jalousie de ceux qui ont des enfants
Temps de l’isolement
Temps du doute
Parfois les couples en reste là car ils ont trop peur de la confirmation de la stérilité.

b) Le temps de l’investigation

C’est une période longue et anxiogène. Beaucoup de couples n’y sont pas préparés, ce qui créé des traumas, du déni, de la sidération, du refus, des recherches désespérées des causes.

Le temps du deuil, mais le deuil de quoi ?

c) Le temps de l’engagement

L’espoir s’installe car on sait ce qu’on a.
On nous dit de lâcher prise et en même temps de suivre le traitement de façon méticuleuse : c’est paradoxale.
Les relations sexuelles, ça sert à quoi ?
L’image des montagnes russes représente bien ces temps entre espoir et désespoir. Le taux de dépression en PMA est le même que pour l’annonce des maladies mortelles. Ce qui est particulier en PMA, c’est qu’on va faire souffrir l’autre.

d) Le temps de la répétition

La répétition des traitements est vécue comme une agression. La première cause (60%) d’abandon des traitements est une cause émotionnelle : « je n’en peux plus ».

Sortie de l’AMP sans enfant, il faut laisser du temps, faire le deuil…Le sentiment de culpabilité est très fort et les dépressions courantes.

Sortie de l’AMP avec une grossesse est source d’anxiété. Après tout ce temps passé et cette énergie concentrée vers un seul objectif, il faut se reconstruire. Le risque de grossesse multiple accentue l’inquiétude.

e) Quelques questions en guise de conclusion

Quel impact ce parcours sur la manière de devenir parent ?
Est-ce que l’enfant va permettre de s’inscrire dans la vie ?
Est-ce que le temps médical est celui du couple ?
Le temps devient-il un pouvoir ?

II – Articulation entre soins AMP et travail

Ce sujet fait l’objet de ma thèse à partir d’une étude menée dans les CHU de Caen, d’Angers, de Cherbourg et de services spécialisés à Paris. Les patients étaient tous volontaires pour participer.

Les enquêtes ont été réalisées dans les salles d’attente où il était frappant d’observer le désir des femmes de passer en premier pour pouvoir aller travailler ensuite.
Les salles d’attente sont occupées par des femmes, très peu d’hommes.

33 entretiens ont été réalisés.

Etre absent de son lieu de travail par un arrêt maladie peut être problématique mais il ne viendrait à aucun employeur de contester cette absence. En parcours AMP, les femmes ne sont pas malades mais elles doivent s’absenter régulièrement pour des examens médicaux. Comment justifier ces absences pas toujours prévues à l’avance ?

Certaines font le choix de le dire à leur employeur (50%) mais elles s’exposent car c’est parler de l’intimité, du désir d’un couple, des difficultés d’avoir un enfant. Elles se dévoilent quand elles ont de la sympathie envers leur employeur. En majorité, elles sont employées. Deux de ces femmes ont perdu leur emploi après cette révélation, elles n’ont pas fait appel au syndicat pour se défendre, c’était s’exposer à nouveau.

Les autres 50% décident de garder le secret, elles sont dans des emplois vulnérables ou cadres supérieures où il est difficile de dire que la priorité n’est pas le travail.

En Autriche, une femme a été licenciée pour cette raison. Elle n’a pas gagné devant les tribunaux de son pays mais elle a eu raison devant la cour européenne en vertu de l’égalité de traitement entre homme et femme.

Même en cas d’infertilité masculine, c’est la femme qui subit les traitements et les absences au travail. Faut-il demander à la sécurité sociale de prendre en charge ses absences par des arrêts maladie ? Pour les autres examens (prises de sang, radio, scanner… pas d’arrêt maladie) ou prévoir dans la législation du travail des absences autorisées pour les femmes désirant avoir un enfant inscrite dans un parcours PMA ?

P.M.Art – Ateliers créatifs – Belgique

Nous avons reçu récemment  une information de nos amies Belges, via M’Dame PMA

Information qui peut aussi intéresser nos ami-e-s frontaliers avec la Belgique, ou ceux qui auraient envie d’aller passer du temps de l’autre côté de la frontière.

Voici l’initiative très intéressante, que nous propose l’association TE ARANGA. Parce que les parcours d’infertilité, de stérilité, d’assistance médicale à la procréation, de chemin vers nos enfants, sont souvent  tortueux, torturants, déroutants, douloureux, épuisants, il peut être nécessaire de trouver un espace où tout cela peut se dire, s’écrire, se mettre en forme. Un espace d’expression pour ces émotions qui bien souvent ne peuvent s’exprimer par peur des retours négatifs, par manque d’interlocuteurs compréhensifs.

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« PMArt, Un espace et des outils pour exprimer l’attente »

Te Aranga est une association belge de « développement personnel et familial basé sur le dialogue entre artistes et thérapeutes ». Depuis 2011, nous travaillons avec des publics variés (enfants, adultes, ados et troisième âge) dans des ateliers d’expression créative. Notre but est à la fois le mieux-être et l’apprentissage de techniques artistiques (écriture, photo, dessin, théâtre…).

Depuis sa création ou presque, les animatrices tentent de répondre aux attentes de ce public méconnu…les PMettes.

En Belgique, notre situation pourrait faire des envieux au niveau de l’ouverture et de l’accueil médical (même s’il reste évident que malgré le nombre de patients en souffrance, l’infertilité continue à faire figure de maladie orpheline… Mais ce ne sera pas le débat de cet article…)

Malgré tout, les mentalités restent archaïques. Malgré tout, nous sommes confrontées à ces fameux gynécos de comptoir qui nous conseillent un voyage, une adoption, une lobotomie qui seraient la clef de la réussite fertile.

Malgré tout, nous restons une frange de la population mystérieuse et inquiétante mais aussi taciturne et bien en manque de moyens d’expression.

C’est pourquoi Te Aranga a conçu PMArt. Pour les femmes, les hommes et les couples en situation d’infertilité. Pour rompre l’isolement, exprimer la colère, rencontrer d’autres personnes dans la même situation… Mais aussi, pour ceux qui le souhaitent (et je crois fermement que c’est le cas de beaucoup de blogueurs/ses, en tous cas de toutes celles que j’ai eu le bonheur de rencontrer) de trouver un moyen de mettre en mots et en images ce parcours qui a été, est ou sera le leur.

Il s’agit de trois week-ends d’ateliers créatifs autour de la photo, de l’écriture et de l’introspection. Loin des centres médicaux. Durant lesquels il n’y aura rien à taire et beaucoup à faire… Et desquels repartir avec, dans les mains, de quoi continuer le travail.

Si nous sommes BAMP (merci Irouwen de l’avoir souligné), c’est parce que nous voulons rendre l’infertilité fertile.

Vous êtes Belges ou avez envie de découvrir le grand Nord et souhaitez participer à nos ateliers ?
Quelqu’un autour de vous se sent isolé, ressent le besoin de s’exprimer sur son parcours d’infertilité ?
Vous pensez que votre gynéco, le psy de votre centre, votre homéopathe, serait intéressé de faire passer le message à ses patientes ?
Vous êtes Française, Sud Africaine ou Québécoise ou… et vous voulez accueillir nos ateliers chez vous ?

Contactez-nous via notre site www.tearanga.be (onglet PMArt)

Nous serions heureuses de vous rencontrer. Encore plus de vous aider.

Odile, pour Te Aranga

Voici les prochaines dates des Ateliers P.M.Art :

24 et 25 janvier 2015

7 et 8 février 2015

28 février et 1er mars 2015

Plus d’informations sur le site TE ARANGA