Participez à la Consultation publique sur les PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Comme vous le savez votre association COLLECTIF BAMP est membre du conseil d’administration du Réseau Environnement Santé, pour y représenter nos revendications pour une meilleur santé environnementale qui protège notre fertilité et notre santé et celles de nos enfant.

Pour rappel la première partie de notre manifeste porte sur ces questions de santé environnementale : I -« Prévenir et agir pour réduire l’infertilité »: Protéger contre les risques environnementaux. Faire de l’infertilité une question prioritaire de santé publique. Réaliser des politiques d’information et de prévention efficaces.

« Toxiques en augmentation, fertilité en perdition !  » et « Un couple sur six concerné : espèce en danger ? »

Nous vous invitons à participer à la deuxième consultation publique sur la stratégie nationale perturbateurs endocriniens. Vous avez juqu’au 8 février, pour laisser un message sur le site officiel. La démarche à suivre est indiquée plus bas, dans le texte du R.E.S. que nous repartageons ci-dessous.

Si ce thème de la santé environnementale est importante pour vous, merci aussi de partager autour de vous, pour qu’un nombre important puisse y participer. Merci

Consultation publique Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens 2 (SNPE2)

Le Réseau Environnement Santé se félicite de la continuation de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE). Réduire l’exposition de la population et de l’écosystème demande un financement conséquent. Le RES demande qu’il soit équivalent à celui du plan Cancer, soit 1,5 milliard sur 5 ans. La consultation publique est ouverte jusqu’au 8 février prochain. C’est l’occasion de faire entendre la voix de la société civile !

Si vous partagez cette ambition de « réduire le poids des maladies chroniques en éliminant les Perturbateurs Endocriniens », reprenez cette exigence d’un financement à hauteur de l’enjeu sanitaire et environnemental :

1) Se rendre sur http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-nationale-sur-les-perturbateurs-a1916.html
2) En bas de la page cliquez sur « déposer votre commentaire ».
3) Remplissez le court formulaire avec le texte suivant (n’hésitez pas à reformuler) :
« Je me félicite de la continuation de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens. Je soutiens l’objectif : réduire l’exposition de la population et de l’écosystème. Je demande que le financement de cette stratégie soit équivalent à celui du plan Cancer, soit 1,5 milliard sur 5 ans. »

4) Partagez et proposez à votre entourage de participer !

Colloque au Conseil Economique Social et Environnemental

Comme vous le savez les questions relatives à la santé environnementale font parties du projet de votre association COLLECTIF BAMP, c’est pour cette raison que BAMP est adhérent du Réseau Environnement Santé, que nous organisons des conférences sur ce sujet (comme au mois de juin à Toulouse, par exemple).

Le R.E.S. et la Mutelle Familiale, ainsi que le journal L’humanité, organisent un colloque sur la santé environnementale : « Santé environnementale et maladies chroniques : coûts de l’action et coûts de l’inaction », le vendredi 21 septembre de 9h à 14h à Paris au Conseil Economique Social et Environnementale (troisième instance nationale après l’Assemblée Nationale et le Sénat).

Virginie RIO, co-fondatrice de BAMP est très honorée d’être invitée à participer à ce colloque, pour y représenter les aspects fertilité et infertilité dans la santé environnementale.

Colloque ouvert à tous, gratuit mais sur inscription (voir le lien plus bas).

Voici le programme de ce colloque, qui nous l’espérons pourra faire prendre conscience aux politiques, qu’il faut change de manière de faire en matière de protection de la santé environnementale et de la prévention des maladies chroniques.

Par la Mutuelle Familiale – Le Réseau Environnement Santé – L’Humanité

COLLOQUE ORGANISE PAR LA MUTUELLE FAMILIALE, LE RESEAU ENVIRONNEMENT SANTE ET L’HUMANITE, AVEC LE SOUTIEN OFFICIEL DU CESE

L’objectif de ce colloque est d’alerter, proposer pour construire des réponses communes et contribuer à refonder les politiques de prévention sur des bases neuves, prenant en compte ces questions.

Accueil à partir de 8h30

9h : Café d’accueil

9h30 : Ouverture

  • 9h30 : Patrick BERNASCONI, Président du CESE
  • 9h45 : Léonora TREHEL, Présidente de La Mutuelle Familiale
  • 10h : André CICOLELLA, Président du Réseau Environnement Santé, Enseignant à Sciences Po Paris
  • 10h15 : Bernard SANANES, Présentation des résultats du sondage Elabe
10h30 : Barbara DEMENEIX (Professeure au Muséum d’Histoire Naturelle) : Le coût des Perturbateurs Endocriniens + L’Origine développementale de la Santé, (DOHAD) changement de paradigme en Santé environnementale
10h 45 : Eloi LAURENT (Economiste/EMI Sciences Po, Stanford University) : Pour une protection social-écologique
11h – 11h15 : Débat avec la salle
 
11h15 -12h30 : Table Ronde : « Protection sociale, système de santé et transition écologique »
 
  • Intervenants : Brigitte BOURGUIGNON, Présidente de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale ; Etienne CANIARD, Membre du CESE, Président de la Fondation de l’Avenir ; Florent CHAPEL, Président de la Fondation Autisme ; Patrick NEGARET, Directeur général de la CPAM des Yvelines, Dr Brigitte SIMONOT, Gynécologue
12h30 – 12h45 : Débat avec la salle
 
12h45 – 13h : Final animé par Virginie RIO, co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP ! (Blog Assistance Médicale à la Procréation) et Martin RIEUSSEC-FOURNIER, ostéopathe et membre de Générations Cobayes
 

Animation du colloque : Stéphane GUERARD,rédacteur en chef adjoint du journal L’Humanité, en charge de l’Economie Sociale et Solidaire.

Fin du colloque à 13h

Cocktail de 13h à 14h.

Ouvert à tous, sur inscription via ce lien

 

Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens – Paris

Le Réseau Environnement Santé organise en partenariat avec la Ville de Paris, la deuxième édition des

« Rencontre des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens les 28 et 29 septembre 2018

Evénement gratuit, merci de vous inscrire quand même via le lien suivant 

De l’appel de Wingspread à l’appel de Paris

Le 10 octobre 2017, le Réseau Environnement Santé a organisé le 1er colloque des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens à Paris. Cette rencontre avait pour but de faire un état des lieux des réponses à l’objectif fixé en avril 2014 par la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE) de “réduire l’exposition de la population aux perturbateurs endocriniens”.  Cette SNPE était la conséquence d’une demande formulée par le RES à l’occasion de la conférence environnementale de 2012.

Trois représentants de capitales européennes étaient présents : ceux de Madrid, de Stockholm et de Paris ainsi que les réseaux européens Non Haz City et Health and Environment Alliance et le réseau français des Elus, Santé Publique et Territoire. Nous avons également pu compter sur la participation du CHRU de Lille, de la crèche sans PE de Limoges, de l’éco-maternité de Guéret et sur les présentations de la ville de Grande Synthe et de la Communauté de communes de Cœur d’Ostrevent. La clôture a été faite par Mme Brune Poirson, secrétaire d’Etat, qui à cette occasion a confirmé l’engagement des pouvoirs publics en annonçant le doublement des crédits pour la recherche sur les perturbateurs endocriniens. Ce colloque a illustré la prise de conscience de la nécessité d’agir.

En février 2018, l’évaluation par les Inspections générales (Santé, développement durable, agriculture) de la SNPE a qualifié cette stratégie de” pertinente et opportune ”ayant “donné des résultats positifs qui restent le plus souvent à amplifier”. La rencontre de 2018 se situe dans cette démarche.  

La rencontre aura lieu à Paris, le vendredi 28 septembre

Elle sera suivie d’ateliers destinés aux professionnels et au grand public les vendredi après midi et samedi toute la journée. 

1. Faire ses cosmétiques sans perturbateurs endocriniens 

2. Les politiques publiques de santé environnementale 

3. L’histoire de la santé environnementale

4. Les perturbateurs endocriniens dans notre alimentation

5. Protéger la petite enfance, les « 1000 jours »

6. Les établissements de santé sans perturbateurs endocriniens 

7. Le printemps silencieux. L’impact des pollutions sur l’environnement, focus sur les perturbateurs endocriniens et les phtalates 

8. Les expériences sans perturbateurs endocriniens au niveau européen

9. Comment éviter les perturbateurs endocriniens au quotidien ?

10. Rendre la pollution invisible visible – atelier artistique et expositions »

Nous vous invitons donc , si ces sujets vous intéressent à vous inscrire et à nous rejoindre à partir de 10 heures au The Ground Control

81 Rue du Charolais
Paris, 75012 France
 
Votre association COLLECTIF BAMP ! est membre du R.E.S. pour porter les aspects de fertilité et d’infertilité liées à l’environnement. Une représentante de l’association, participera à la table ronde du samedi 29 septembre, sur le thème de « la petite enfance et l’infertilité »
 

Semaine Européenne de la Fertilité

Saviez-vous que du 6 au 12 novembre, c’est la Semaine Européenne de la Fertilité ?

C’est l’association FERTILITY EUROPE qui organise cela depuis deux ans maintenant. BAMP n’est pas encore membre de Fertility Europe (car nous avons déjà beaucoup à faire en France et pas beaucoup de bénévoles pour cela), mais nous suivons de loin leurs activités depuis notre propre création. Cet été, nous avons été sollicité par une de ses responsables (depuis la Croatie), pour nous proposer d’intégrer l’association Européenne. Pour rappel, BAMP a été cité dans le dernier audit européen sur la fertilité.

Cette année, la semaine tombe au mois de novembre, mois qui a vu la fécondation et le transfert de l’embryon qui donnera 9 mois plus tard LOUISE BROWN (1er bébé éprouvette née). Souvenons-nous aussi des tous les couples qui ont vu les années et les mois précédents toutes leurs tentatives se terminer par un échec, sans autre solution. C’est pour cela qu’ils communiquent sur les « 40raisons ». Louis Brown va avoir 40 ans en juillet 2018 et la première FIV réussie à donc 40 ans.

Au niveau Européen, les mêmes problématiques se retrouvent chez les couples et les personnes infertiles des différents pays  (difficultés émotionnelles, estime de soi en berne, souffrances face aux échecs, etc).

Il y a surtout des divergences dans les traitements disponibles, dans les considérations bioéthiques et les lois qui en découlent permettant, dans tel pays, la PMA à toutes les femmes et dans un autre pas encore. Des différences aussi dans la protection sociale qui permet ou pas d’avoir accès aux traitements de l’infertilité. Certains de nos concitoyens Européens, comparativement à nous en France, sont bien mal lotis. L’argent est alors un critère déterminant pour empêcher l’accès aux soins d’AMP.

Nous vous invitons à lire cet article (en anglais), publié dans le cadre de cette semaine Européenne de la Fertilité. Il permet plusieurs choses, déjà de montrer que les problématiques sont communes à différentes populations et qu’il est urgent d’agir, au niveau Européen et au niveau national, pour que l’infertilité soit considérée comme un REEL problème de santé publique. C’est ce que nous tentons de le faire depuis 4 ans avec notre association, faire prendre conscience à nos instances politiques et aussi à nos concitoyens, que l’infertilité est un sujet de santé publique et  non simplement « un problème privé, de quelques couples infertiles« .

Chez BAMP, nous envisageons l’infertilité d’un point de vue systémique, qui englobe obligatoirement les aspects médicaux, la recherche, les aspects socio et économiques, la question de l’impact de l’environnement sur nos fertilité et celles de nos enfants, donc les nécessaires politiques qu’il faudrait mettre en œuvre pour que l’infertilité soit un « sujet de santé publique », sans oublier en amont la prévention.

Voir notre manifeste

 

 

 

 

Fausses couches – une étude alarmante ?

« Une nouvelle étude menée à l’université de Lund (Suède) par Emma Råsmark Röpke, gynécologue-obstétricienne (Fédération Nordique des sociétés d’obstétrique et de gynécologie) et doctorante montre que la part des femmes qui font 3 fausses couches ou plus d’affilée a augmenté de 58 % en 10 ans. (2002-2013). Le facteur explicatif le plus probable est l’environnement au sens large du terme« .

Merci à Barbara, qui vit en Suède pour cette information. Qui nous permet de vous rappeler que notre association remet depuis plus de quatre ans, maintenant, les questions liées à l’infertilité et la stérilité dans un contexte environnemental. La hausse des situations d’infertilités étant liées à un croisement de deux tendances, l’une « sociale » (familles recomposées, âge de la première maternité qui augmente) et l’autre « environnementale » (baisse de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes, impacts délétère pour nos gamètes, celles de nos enfants des perturbateurs endocriniens).

S’il est assez simple d’évaluer le volume et la qualité des gamètes masculine, les gamètes féminines sont beaucoup moins accessibles. Mais pourquoi serions-nous à l’abri de l’effet délétère du bain chimique dans lequel nous baignons quotidiennement ?

Cette étude semble vouloir s’intéresser à mettre en évidence le lien entre les fausses couches à répétition et la dégradation de l’environnement. Pour l’instant, toutes les preuves ne sont pas scientifiquement faites. Travail sur le long terme, qui doit trouver aussi un biais pour isoler, certains indicateurs, car tellement d’éléments constituent « l’environnement ».  « D’ailleurs, la récolte de ces types de données par le passé est déterminante sur les résultats de l’étude. Est-ce qu’on mesurait le nombre de FC dans les années 80, 70, 60, etc. ? Les femmes, partageaient-elles ces informations ? Consultaient systématiquement ? Sous-entendu, le corps médical avait-il même la possibilité de récupérer des données ? »

Les questions environnementales sont un des éléments dont il faut tenir compte. Et dont l’impact négatif sur nos capacités de reproduction, nous semble une évidence, mais ce point de vue ne semble pas partagé par tous.

C’est pour cette raison que les premiers articles de notre manifeste, portent sur ces aspects. Egalement pour cette raison que nous avons adhéré au Réseau Environnement Santé, car pour nous la protection de notre santé reproductive et celle de nos enfants passent par une prise de conscience des populations, la mise en place de politiques et de comportements protecteurs vis à vis de nos capacités de reproduction.

C’est pour cette raison que nous nous mobilisons au côté du R.E.S pour une grande loi de Santé Environnementale pour 2018 ou 2019.

 

SOURCE =  NCBI, National Center for Biotechnologie Information article en date du 18 août 2017.

INTRODUCTION:
The aim of this study was to estimate the incidence of recurrent pregnancy loss (RPL). The prevalence of RPL defined as three or more consecutive miscarriages before gestation week 22, is often stated to be 1%. To our knowledge no study has estimated the incidence of RPL, which might be more informative and clinically relevant than the prevalence.
MATERIAL AND METHODS:
This retrospective register-based study was conducted from 2003 until 2012 in Sweden with data provided by the Swedish National Board of Health and Welfare. In all, 6852 women were registered with the diagnoses of RPL in the National Patient Register. The incidence of RPL is the number of new women receiving the RPL diagnosis per year in the numerator and population at risk in the denominator.
RESULTS:
For each year, from 2003 to 2012, the incidence was calculated in two different risk populations: [1] all women aged 18-42 years, and [2] all women registered as being pregnant (deliveries or miscarriages). The average incidence in the study period was 53 per 100 000 (0.05%) in women aged 18-42 years and 650 per 100 000 (0.65%) in women who had achieved pregnancy in the period. The incidence of RPL in the two risk populations increased by 74 and 58%, respectively, during the study period.
CONCLUSION:
This study suggests that the incidence of RPL increased during the 10-year period studied. Causes can only be speculated upon in this study design, but might be associated with environmental changes, as the increase was fairly rapid.
© 2017 Nordic Federation of Societies of Obstetrics and Gynecology.
KEYWORDS:
Recurrent pregnancy loss; abortion (habitual); epidemiology; incidenc

Et si manger rendait infertile ?

Les Etats Généraux de l’Alimentation débutent aujourd’hui et vont se tenir jusqu’au mois d’octobre.

Oui d’accord, mais quel est le lien avec l’infertilité, me direz-vous ?

Le lien est simple et direct, car 80 % des pesticides, des perturbateurs endocriniens sont ingérés via l’eau et les aliments de notre quotidien. Vous avez sans doute vu aussi les derniers reportages, dont nous avions mis les liens sur la page Facebook BAMP, qui parlaient de l’impact de l’alimentation sur notre santé globale et sur notre fertilité en particulier. Les recommandations alimentaires pour les couples cherchant à avoir des enfants, se trouvent partout : « manger des noix, messieurs, pour des spermatozoïdes de compétition« , « buvez moins de café pour des ovocytes au top« . Mais ce qui compte surtout c’est la qualité des nutriments contenus dans notre alimentation et l’absence des produits pouvant affecter négativement la qualité de nos gamètes. Et l’alimentation industrielle, non biologique joue un rôle dans l’augmentation des maladies chroniques : obésité, diabète, cancer, la fertilité est également touchée par les effets de notre alimentation moderne;

L’impact est direct sur la santé des adultes en âge de procréer, mais surtout sur les fœtus car la période est sensible, voir ici les infographies du R.E.S.

Le Réseau Santé Environnement, dont votre association COLLECTIF BAMP est membre et au Conseil d’Administration, participe à ces Etats Généraux, pour notamment défendre la nécessité d’une prise en compte et la mise en œuvre d’une politique de SANTE ENVIRONNEMENTALE  « Le lien entre alimentation et santé n’est plus à démontrer. La question de la santé des travailleurs agricoles, des riverains et des consommateurs finaux ne doit plus être un sujet tabou. » C.F. le communiqué de presse du 19 juillet 2017

Depuis la création de notre association COLLECTIF BAMP, ces questions de l’impact des dégradations de l’environnement sur la fertilité, dont l’alimentation est un point essentiel, sont au cœur du projet de l’association (voir notre manifeste). Ces états généraux, sont donc une situation qui peut permettre, si tous les acteurs arrivent à dépasser leurs divergences, d’inscrire la santé environnementale comme un nouveau projet de société, essentiel.

 

Communiqué de presse des associations concernées par ces états généraux

Etats Généraux de l’Alimentation 
Les organisations de la société civile interpellent le président de la République sur les conditions et enjeux des débats

Paris-le 19/07/17 : À la veille de l’ouverture des États Généraux de l’Alimentation, 39organisations de la société civile saluent l’initiative d’Emmanuel Macron d’ouvrir le débat sur les questions de l’alimentation et de l’agriculture. Elles rappellent néanmoins que certaines priorités essentielles manquent pour l’instant à l’appel afin d’assurer le succès de cette initiative. Le président de la République doit les prendre en compte et les annoncer dès le lancement des États Généraux ce jeudi 20 juillet. 

Engager une phase de négociations politiques
Tout d’abord, il faut clarifier la finalité de ces États Généraux. Au-delà des deux phases d’ateliers thématiques, il convient de prévoir et d’annoncer dès le lancement la tenue d’une phase 3 de négociations politiques. Cette phase permettra d’arbitrer sur les sujets transversaux et les dissensus issus des différents ateliers. Cette troisième phase doit également viser à donner une cohérence aux politiques publiques aussi bien entre politiques sectorielles qu’entre les différentes échelles (nationale – européenne – internationale). Nous ne pouvons en effet pas réorienter la politique alimentaire en France sans prendre en compte ses impacts sur les autres pays (du sud en particulier) et sans une refondation de la Politique agricole commune.

Intégrer des enjeux cruciaux, absents des débats
De plus, certains sujets sont pour l’instant absents des ateliers. Il est urgent d’y intégrer : 
–          La santé environnementale. Le lien entre alimentation et santé n’est plus à démontrer. La question de la santé des travailleurs agricoles, des riverains et des consommateurs finaux ne doit plus être un sujet tabou.
–          L’adaptation aux changements climatiques, phénomène majeur auquel fait déjà face la profession agricole, et qui devrait être un enjeu structurant de ces États Généraux s’il s’agit bien de préparer l’avenir.
–          La fiscalité agricole et les droits sociaux des paysans. La politique fiscale oriente fortement le mode de développement des fermes. De plus, le droit au revenu paysan est une priorité.
–          La préservation et la répartition équilibrée du foncier qui est pourtant une thématique incontournable, étant à la base du processus de production agricole et garantissant le renouvellement des générations. 
–          La préservation de l’environnement marin, de ses ressources halieutiques et le développement d’une pêche durable. 
–          La démocratie agricole et alimentaire. L’ouverture des décisions agricoles, alimentaires et territoriales aux citoyens et à la société civile organisée permettra de jeter les bases d’un modèle agricole réellement soutenu par la société.

Assurer la mobilisation citoyenne
Enfin, nos organisations rappellent que la consultation publique, organisée dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, doit permettre une participation large du public. Or, pour l’instant, ces consultations sont prévues en plein été et à la rentrée, un phasage qui rend difficile leur organisation et la participation du grand public. En particulier,  les objectifs et le traitement de cette consultation, encore inconnus, devraient être précisés demain.

L’ensemble de ces éléments doit être pris en compte dans les derniers arbitrages concernant l’organisation des États Généraux de l’alimentation afin de garantir leur ambition, leur succès et la mobilisation des citoyens.

Organisations signataires
ActionAid France, Action contre la faim, Agir pour l’Environnement, Association française des diététiciens et des nutritionnistes, Amis de la Terre, ATTAC, BLOOM, CCFD Terre solidaire, CIWF France, Club Experts Nutrition et Alimentation, Coordination SUD, Crid, FADEAR – Réseau de l’agriculture paysanne, Fermes d’avenir, Filière paysanne, Fédération artisans du monde, Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural, Foodwatch France, FNAB, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, Générations Futures, Greenpeace France, Miramap, Mouvement de l’agriculture bio-dynamique, Plateforme de la Petite Pêche Artisanale Française, Plate-forme pour le commerce équitable, Oxfam France, Réseau Action climat, Réseau CIVAM, Réseau Cocagne, Réseau environnement santé, SOL alternatives agroécologiques et solidaires, Terre de Liens, Terre et Humanisme, TFT France, Union nationale de l’apiculture française, WECF France, WWF France

Quand la santé va………..tout va !

Mais jusqu’à quand……..??? Hier soir à Caen, pendant la conférence « Santé environnementale et Fertilité », si nous avons appris que la fertilité humaine, déjà fragile, est menacée, par un ensemble de reprotoxiques et autres perturbateurs endocriniens, (même si certaines études, sur certains aspects, sont contradictoires), le tableau est quand même sombre pour nos fertilités et celles de nos enfants nés et à naitre. Alors, oui quand la santé va ………tout va ! Essayons d’agir sur ce que nous pouvons tant qu’il est encore temps.

Pour ce troisième jour, plusieurs rendez-vous sont proposés dans différents centres hospitaliers :  CHIC de CRETEIL pour un atelier et l’expo, au CHU d’ANGERS avec le stand BAMP et l’expo, au CHU de RENNES pour une conférence sur le don de gamètes. Hospitaliers ils le sont à plusieurs niveaux, déjà parce qu’ils accueillent la SSI et ensuite et surtout, parce qu’ils tentent de « guérir » nos infertilités quelque qu’en soit leur origine.

Mais jusqu’à quand allons-nous pouvoir être « guéri » de nos fertilités défaillantes ? Est-ce que l’AMP peut répondre à toutes les situations ? En a-t-elle le droit ? Les moyens ? Si nous pouvons tenter d’éviter les pollutions « volontaires »  (tabac, alcool, drogue, médicaments), d’adopter des comportements responsables dans l’utilisation d’objets ou de produits qui sont déjà fortement délétères sur la fertilité, il est quasi impossible d’éviter les pollutions invisibles qui sont partout (perturbateurs endocriniens, reprotoxiques, etc…..). Alors que faire ? Comment agir ?

Ce sont ces questions qui seront abordées ce soir à Paris, lors de la conférence animée par Isabelle DURIEZ du magazine ELLE. Il reste encore des places, RDV 177 rue de Charonne dans le 11ème.

Ce thème de la fertilité humaine face à la dégradation de l’environnement, fait aussi la une du dernier magazine Science&Santé de l’INSERM, le #36 des mois de mai et juin 2017, qui s’intitule :

« Fertilité : nos générations futures en danger ? »

Nous vous invitons à la lire, c’est intéressant pour comprendre les complexités de ce sujet. Pages 24 à 35

 

En Normandie, ne ratez pas le rendez-vous Caennais  du jour, beaucoup moins anxiogène, à la librairie Brouillon de Culture à Caen avec Maïa BRAMI et Coralie EMILION-LANGUILLE

 

Enfin, un dernier RDV cette fois dans le SUD, à Avignon, pour une rencontre entre patients en début d’après-midi

Pour tous les détails et les rendez-vous des jours prochains, veuillez consulter le programme

#ssi2017 #santé