La vidéo Protège ta fertilité

Le collectif « Protège ta Fertilité » lance une campagne de sensibilisation à destination des 18-24 ans.

L’objectif ? Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

 

L’objectif ?

Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant.

Pourquoi ?

Car peu de personnes le savent, mais c’est dès maintenant qu’ils peuvent agir sur leur capital fertilité, et ainsi diminuer leurs risques de rencontrer des difficultés lorsqu’ils souhaiteront devenir parents.

Aujourd’hui, nous avons tous un rôle à jouer, à notre échelle, pour partager cette information.

Pour en parler, nous vous invitons à la conférence de presse de lancement de cette campagne, qui sera organisée par le laboratoire MERCK à partir de 9h le 28 novembre 2019 au Café Nuage, 14, Rue des Carmes, 75005 Paris.

« Sensibiliser les jeunes à la question de la fertilité avant qu’il ne soit trop tard »

« En France, on sensibilise les jeunes dès le collège pour leur apprendre comment ne pas avoir d’enfant, notamment au travers des différentes techniques de contraception. Mais finalement, à aucun moment nous ne leur enseignons que leur fertilité est précieuse et qu’il faut la protéger. » explique Nicolas Chevalier, gynécologue au centre AMP Saint Roch de Montpellier.

Sujet tabou ? Pourtant, un constat interpelle en France, dans un contexte où de plus en plus de couples ont du mal à concevoir un enfant, lorsqu’ils se sentent enfin prêts à se lancer dans l’aventure. Car contrairement à ce que l’on pense souvent, avoir un enfant, ce n’est pas un acquis pour tous, et ça n’arrive pas forcément instantanément dès qu’on décide d’en avoir un !

 

En effet, selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) en 2012 en France, 18 à 24% des couples sont confrontés à des problèmes d’infertilité en France, soit près d’un couple sur 5 [1]. Une des principales causes de ces difficultés à concevoir : le recul de l’âge moyen pour le premier enfant. En 2017, ce dernier était d’environ 30 ans selon l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), contre 26 ans en moyenne en 1975. [2]  Ce recul s’explique en partie par l’envie de notre jeunesse de consacrer davantage de leur temps libre à diverses activités ou encore d’atteindre une certaine stabilité financière.[3] Cependant, une réalité : le capital fertilité d’un homme ou d’une femme est à l’image du capital soleil : il n’est pas illimité et se consomme rapidement !

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de prendre soin de sa fertilité au quotidien, si l’on est informé assez tôt ! De nombreux aspects de nos modes de vie actuels peuvent avoir une influence négative sur notre capacité à concevoir un enfant : âge de plus en plus tardif, tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation, etc. Autant de comportements dont on ne soupçonne pas forcément l’importance et les conséquences !

« Une campagne soutenue par plusieurs acteurs »

Parce que la fertilité est un enjeu important, c’est tout un collectif regroupant plusieurs acteurs qui a uni ses forces sous la bannière de « Protège Ta Fertilité », pour ainsi mettre en place une campagne de sensibilisation de grande ampleur auprès des jeunes de 18/24 ans :

·         3 professionnels de santé ont travaillé à la mise en place des messages clés de cette campagne :

  • Le Professeur Nathalie Massin, endocrinologue, spécialiste de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) au Centre hospitalier intercommunal de Créteil
  • Le Docteur Florence Lesourd, gynécologue-obstétricien au CHU Paule de Viguier de Toulouse
  • Le Docteur Nicolas Chevalier, gynécologue-obstétricien à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier

·         Le collectif BAMP!, une association de patients de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) représentée par Virginie Rio, co-fondatrice de l’association, apportant à cette campagne le regard des patients.

·         MERCK, acteur majeur de la recherche dans les secteurs des sciences de la vie et un des leaders mondiaux dans la prise en charge des troubles de la fertilité.

Cette sensibilisation des jeunes, bien en amont de leur projet d’enfant, a pour objectif de limiter leurs risques de faire face à des situations souvent dramatiques, lorsqu’ils souhaiteront se lancer dans un projet de parentalité.

Rendez-vous sur la page Instagram @protegetafertilite, également disponible par les mots-dièse (hashtag) #ProtègeTaFertilité et #ProtegeTaFertilite.

[1] Santé Publique France – La fertilité des couples en France, 2012. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/docs/la-fertilite-des-couples-en-france/ Date de consultation : novembre 2019

[2] https://www.ined.fr/fr/grands-themes/naissance-fecondite-contraception/

[3] Etude Merck “Making the Decision to Have Children”, 2018Votre contact Presse : Julie DuquesneEmail

 

    

 

 

VOUS NOUS aidez à diffuser cette campagne ? 

 

Le Shnek fest de générations cobayes

Le Shnek Fest : une journée pour parler du sexe féminin, chouette programme !


La deuxième édition du Shnek fest se déroule à Lyon toute la journée du 27 avril.

Cet événement est organisé par l’association « générations cobayes« , qui s’interroge sur les liens entre pollution environnementale et problèmes de santé.
Leurs questionnements sont en phase avec ceux de votre association Collectif Bamp, à savoir, l’augmentation des maladies chroniques telles que l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques, les problèmes d’infertilité en général, et d’autres,- dont nous ne sommes pas spécialistes mais qui ne nous laissent pas indifférents – comme l’augmentation des cancers…

Nos deux associations sont d’ailleurs adhérentes du « Réseau Environnemennt Santé » et nous pensons que nous avons tout à gagner à unir nos efforts en matière d’information et de sensibilisation. 

Cette année, nous venons grossir les rangs et participer à cette nouvelle édition d’un festival consacré au sexe féminin :  Cynthia (Collectif BAMP) et Amandine (Générations Cobayes) seront présentes de 15h à 16h pour échanger et répondre à vos questions au sujet du syndrome des ovaires polykystiques. 

D’autres ateliers, tables rondes et discussions libres viendront également égayer cette journée.

 


Au plaisir de vous retrouver ou de vous rencontrer lors de ce festival

On nous prend pour des quiches ? Avis du CCNE, sur l’autoconservation des ovocytes

Il nous semble important de revenir sur la question de l’autoconservation ovocytaires, qui n’a pas obtenu la bénédiction du CCNE. Alors qu’il indique que « Le déclin de la fertilité est une déficience pathologique », pourquoi ne pas donner un avis favorable sur une des possibilités offertes, par les progrès de la science, pour y remédier justement ?

A la lecture de cet avis, je m’attendais à des arguments de haute volée, les sages du CCNE, ayant pris le temps de la REFLEXION éthique, de l’ANALYSE éthique et de l’ECRITURE éthique. Mais finalement, après avoir lu dans le détail, les 78 pages de l’avis n°126 (15 juin 2017) intitulé « Avis du CCNE sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) », et plus précisément en ce qui concerne l’autoconservation des ovocytes, l’impression générale qui en ressort, c’est un manque d’envergure intellectuelle tant sur l’analyse que sur les propositions.

C’est aussi une vision un peu obsolète de ce que sont les femmes qui est proposé dans ce texte. Sur leurs capacités d’analyse, sur la place qu’elles occupent dans la société actuelle, dans le travail. Un paternalisme dégoulinant de bons sentiments à l’encontre des femmes qu’il faudrait protéger d’elles-mêmes, et du monde du travail et a qui, il est conseillé de penser à faire des enfants plus tôt. Proposition certes évidente biologiquement parlant, mais qui en termes de communication efficace, risque de résonner dans le vide aux oreilles des femmes de 2017.

Ce qui est aussi très surprenant et redondant à plusieurs endroits du texte, ce sont tout un tas de Lapalissades qui loin d’éclairer le lecteur, le laisse dans un état dubitatif, quand il se dit qu’il est en train de lire un texte écrit par de « grands intellectuels » comme l’a souligné Monsieur DELFRAISSY (président du CCNE) mardi soir sur France Inter. Par exemple pour expliquer la « disjonction entre la personne et les éléments de son corps » dans le prélèvement d’ovocytes on nous annonce (page 5). que : «Les ovocytes prélevés « jeunes » seraient intégrés après leur fécondation dans un corps qui aurait vieilli »……..Marty McFly sort du CCNE !

Les membres du CCNE nous parlent du souci éthique que pose la disjonction entre le corps, la procréation et la filiation, avec l’AMP et encore plus avec le don de gamètes. Justement faire vitrifier ses ovocytes, permet de résoudre cet aspect en faisant correspondre la procréation « génétique » avec la filiation, puisque la femme utiliserait ses ovocytes et non ceux d’une donneuse.

Pour le CCNE, cette potentielle vitrification serait non pas une « assurance, mais une pseudo assurance »…..puisque l’autoconservation obligera à une procédure de FIV, oui, c’est encore une fois une évidence qui est énoncée et qui semble nous prendre pour des idiotes, qui pensions qu’une fois nos ovocytes congelés, il suffisait de les gober pour voir arriver une grossesse !

L’argument suivant, que vous pourrez trouver page 11, est encore plus surprenant. L’auteur nous indique qu‘une « FIV-ICSI avec ses propre ovocytes conservés, dont le succès peut être estimé comme ne dépassant pas 60-70% », c’est un taux de réussite énorme, si on le compare aux taux de réussite des FIV (en situation d’infertilité) qui tournent en moyenne entre 20 à 25%. Donc si l’on suit leur logique, il vaut mieux faire des FIV dont les taux de réussite sont mauvais plutôt que de profiter des 60 à 70 % de taux de réussite dans le cadre d’une FIV avec ces ovocytes autoconservés.

Autoconservation à des fins de «précaution» pourquoi utiliser ce terme ? Pour nous, personnes infertiles, stériles, faire vitrifier ses ovocytes, c’est de la prévention, un acte médical pour prévenir « le déclin de la fertilité » en tant que « déficience pathologique ». Préserver plutôt que d’accumuler des échecs 10 ou 15 ans après ! Pourquoi d’un côté dire OUI, il y a déclin et déficience et de l’autre dire, non à la proposition de préserver ?

Est-ce par manque de connaissances sur ce sujet ? Il est important de noter que les associations de femmes, ou les associations de personnes infertiles, stériles n’ont pas été auditionnées par les « Sages » du CCNE. Ce n’est pas faute de les avoir sollicités et ce depuis 2013.

Pour paraphraser un célèbre « magazine plus féminin du cerveau que du capiton » et pour résumer l’argumentaire du CCNE sur l’autoconservation : « On nous prend pour des quiches ! ». Justement, une des grandes idées de cet avis, c’est de préconiser comme moyen d’information, le recours aux magazines féminins qui en prennent quand même pour leur grade au passage : « certains ayant tendance à présenter de manière très positive les grossesses tardives sans informer sur l’augmentation des risques ».

Mais ce qui est le plus affligeant, rien ou si peu sur la nécessité, comme nous le demandons dans notre manifeste, sur la mise en place d’une VRAIE POLITIQUE d’information, de sensibilisation, de prévention, sur la fertilité humaine, sur l’infertilité, en direction des jeunes femmes et des jeunes hommes (propositions numéros 1, 2, 3, 5, 6, 7 du manifeste BAMP), qui s’appuierait sur les médecins généralistes, les gynécologues de villes, les médecins et infirmiers scolaires et universitaires, et sur les associations qui ne semblent ne pas exister pour les « sages » du CCNE (ni auditionnées, ni envisagées comme actrices dans l’information des femmes).

Le CCNE avance l’argument de l’autonomie des femmes à décider et à faire des choix. Là on applaudit, donnons la parole aux femmes, faisons confiance en leur intelligence, en leur capacité à faire des choix éclairés. Mais finalement, le CCNE nous dit que les femmes doivent renoncer, réfléchir, faire des enfants plus tôt, prendre conscience que la « maternité ne s’assimile pas, à un renoncement professionnel, social et personnel ». On le sait bien, les femmes vivent dans un monde parallèle, hors sol du reste de la société, donc rien ne s’imposent à elles du fait des autres, de l’organisation du travail, de la répartition des tâches et des rôles socio-économiques et reproductifs. Cette phrase que vous pouvez trouver en bas de la page 15 , aurait été plus en phase avec la réalité du monde du travail, rédigée ainsi : « afin que la maternité ne s’assimile pas, POUR LES ENTREPRISES, à un renoncement professionnel, social et personnel ». Or, là le CCNE fait porter encore un fois, toute la responsabilité de cette situation aux femmes, pauvres cruches qui pensent que la maternité les éloigne du monde du travail et qui donc repoussent leur maternité pour ne pas s’exclurent.

Dans sa conclusion le CCNE tente de justifier son refus, avec le résumé des arguments CONTRE et POUR :
POUR l’autoconservation :
· « L’autonomie des femmes » pourrait s’exercer. Pas trop tôt ! Merci.
· Nécessite une information sur les contraintes, les risques de l’autoconservation et les taux de réussite de l’AMP. L’information c’est toujours bien, nécessaire sur les réalités de l’AMP, libre ensuite à chacun d’en faire ce qu’il souhaite dans ses choix de vie.
· Permet de « repenser l’organisation vie privée / vie professionnelle ». C’est une chose qu’il faudrait vraiment que la société, le monde du travail repensent justement.
· « Fait porter le poids financier de cette vitrification sur les femmes » et non sur la sécurité sociale. Donc pas de problème de sous-sous, sauf peut-être pour les femmes qui n’auraient pas les moyens ? Et celles qui découvriraient, qu’elles sont infertiles, voir stériles ? Il semblerait que les « sages » n’aient pas réfléchis à cela.

CONTRE l’autoconservation :
· Le « risque des grossesse tardives »…………mais une information éclairée existe déjà, il faut certes l’intensifier. De plus, les femmes n’ont pas attendu la vitrification pour faire des bébés plus tard !
· Le « risque des pressions socio-professionnelles »……..Elles existent déjà de façon importantes pour pleins d’autres raisons qui ne sont pas QUE du fait des femmes, loin de là.
· Le « bénéfice de la méthode face aux moyens engagés »………Donc il vaut mieux attendre plus tard et accumuler des tentatives de FIV, sans succès ? Quid aussi des femmes fertiles, qui vivent avec un homme infertile ou stérile ?

Etrangement, de notre point de vue, même les arguments soi-disant CONTRE, ne tiennent pas la route de la logique et de la réflexion sur le thème de la prévention versus recours à l’AMP plus tard. Et pourtant, le CCNE termine page 17 sur : « Compte tenu de ces éléments, la proposition d’autoconservation ovocytaire à toutes les femmes jeunes qui le demandent, en vue d’une hypothétique utilisation ultérieure, paraît difficile à défendre ». Voilà, mesdames vous pouvez rentrer chez vous, les « sages » ont conclu.

Peut-être que si les «sages» du CCNE avait demandé leur avis aux personnes infertiles, stériles, aux femmes qui n’ayant pas pu conserver leur ovocytes à un âge où ils auraient été performants, ont accumulés des tentatives de FIV, des échecs, des remises en questions personnelles, sociales, un engagement parfois par dépit dans une FIV avec don d’ovocytes. Ils auraient pu être éclairé autrement sur la nécessité d’autoriser l’autoconservation des ovocytes aux femmes qui en éprouvent le besoin ?

Il y a une nécessité à repenser la fertilité et son corollaire l’infertilité dans le contexte actuel où les pollutions environnementales perturbent de plus en plus nos fertilités, où l’organisation sociale du travail impose un rythme de vie qui influe directement sur la vie privée des personnes, où les structures familiales et reproductives bougent. Il faut situer cette question de l’autoconservation des ovocytes et du recours à l’AMP si besoin, dans une pensées complexe, qui semble avoir fait défaut aux sages du CCNE.

Au passage nous vous rappelons que les hommes sont autorisés à conserver leurs spermatozoïdes lorsqu’ils font le choix de réaliser une vasectomie et ce depuis des lustres. Est-ce qu’on leur demande s’ils ont bien conscience « de la dissociation immédiate entre leur personne et des éléments de leur corps » (page 10), avant de signer l’ordonnance préconisant la préservation de leurs spermatozoïdes ?

L’Académie de Médecine, au contraire du CCNE et le Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français se sont prononcés favorablement pour cette autoconservation ovocytaire, récemment pour le premier et depuis plusieurs années pour le deuxième.

Il faut souligner que cet avis contient aussi un texte des « sages » qui se sont prononcés POUR l’autoconservation des ovocytes. Pages 47 et 48, « Autoconservation ovocytaire : position ouvrant la possibilité d’une autoconservation ovocytaire chez les femmes au -delà de 35 ans ». On tique sur l’âge proposé pour cette autoconservation, quand les spécialistes indiquent que l’âge optimal pour réaliser cette autoconservation se situe entre 25 et 35 ans, qu’au-delà, les gamètes commencent généralement leur déclin.

Nous vous invitons aussi à relire les textes que nous avons déjà écrits sur le sujet de la préservation de la fertilité et l’autoconservation des ovocytes hors contexte d’infertilité.

Nous vous invitons aussi à signer notre pétition sur la base du Manifeste « 48 propositions pour améliorer la prise en charge de l’infertilité et de l’AMP en France ». Vous pouvez aussi rejoindre l’association dans ses actions de sensibilisation et d’information en direction des députés, sénateurs et de notre nouveau gouvernement.
Si le gouvernement décide de faire passer ces changements dans le cadre d’ordonnances, le temps est compté. S’il envisage que ce sujet soit traité dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, les débats autour de la révision commencerons fin 2017 pour un vote de la loi en 2018. Dans tous les cas, le temps est compté pour faire grandir notre mobilisation.

Voici d’ailleurs une pétition que nous venons de lancer sur POUR l’autoconservation des ovocytes et pour la préservation de la fertilité ! A signer et à partager largement ! https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pour-l-autoconservation-des-ovocytes-965d83a9-6d84-46fd-b271-9b9bf7f750c1?recruiter=661610540&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Si vous voulez lire l’avis dans son intégralité, c’est ici

L’infertilité au lycée

Début des épreuves du baccalauréat, j’en profite pour parler des activités interdisciplinaires……..Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Et quel rapport avec BAMP et l’infertilité ?

D’abord les activités interdisciplinaires, qu’est-ce que c’est ?

« Elles visent à permettre « aux élèves de connaître puis d’étudier des faits de société posant des questions sanitaires et/ou sociales en conjuguant les différentes approches (scientifiques, juridiques, socio-économiques, historiques, politiques, géographiques, culturelles, etc.).
Elles doivent les amener à une approche globale des réalités complexes des domaines de la santé et du social. Cette approche sera facilitée par les échanges avec des institutions et des acteurs de terrain ».

Quel rapport avec BAMP ?

Fin 2016 et début 2017, nous avons été contacté par plusieurs groupes de lycéens de différents coins de France, Nantes, la région parisienne (Essonne et Seine Saint Denis), la Haute-Loire qui voulaient réaliser leurs Activités Interdisciplinaire sur le thème de l’infertilité.

Nous avons donc, dans une perspective de sensibilisation et d’informations des jeunes générations, donné des conseils, envoyés des documents, répondu à des questionnaires et à des interviews via Skype. Je dois dire que le groupe qui est allé le plus loin dans ce travail de A.I. ce sont les filles de Brunoy (91) qui ont bien travaillé le sujet et sont allée jusqu’à l’interview. En espérant que ce travail, laissera des traces dans l’esprit de ces jeunes femmes et jeunes hommes, notamment en ce qui concerne les actions qu’ils peuvent faire pour protéger le plus  possible leur fertilité.

Le groupe de Seine Saint Denis, avait prévu de faire carrément une journée d’information pour tous les élèves, mais finalement, cela n’a pas pu se faire.

Alors grosses pensées pour vous les filles et pour tous les lycéens et lycéennes qui vont bucher ces prochains jours.

Faites attention à vos gamètes, les d’jeunes !

 

Bonjour,

Nous sommes des élèves de 1ère sts2 (sciences technologie de la santé et du social) au lycée Talma à Brunoy dans l’Essonne. Nous réalisons une enquête pour une épreuve anticipée du baccalauréat (les activités interdisciplinaires) sur le thème de l’infertilité.
 
La problématique de notre étude est :
les conditions environnementales et les modifications de la société ont-elles un effet sur l’infertilité?
Nos objectifs sont :  
-connaître les causes de l’infertilité
-savoir si les modifications de la société et environnementales ont un effet sur l’infertilité.
 
Merci d’avoir répondu à nos questions Virginie, vos réponses nous serons très enrichissantes pour notre dossier,
Bonne continuation.
 
Bien cordialement,
Alexandra
Ines
Cassandra
Loan

#campagnePMA – Vidéo

Un grand coup de cœur, pour la vidéo que j’ai reçu mercredi soir.

Je ne m’y attendais pas, je clique sur le lien, et là hop, mon cœur s’emballe, mes larmes montent.

Je vois des visages, j’entends des femmes, des hommes, oui des hommes ! qui parlent d’infertilité, de stérilité, d’AMP, de don de gamètes. Des femmes et des hommes, comme vous, comme moi, des personnes de plain-pied dans le parcours d’AMP, de vrais gens, de la vraie vie. Pour faire entendre les voix des personnes infertiles.

Je reconnais des visages d’adhérents de l’association. Je suis bloquée devant mon écran. Et je me dis : »waouh, ils ont fait ça, bravo c’est fort« .

A visage découvert, où en se dissimulant (cela m’a touché, d’ailleurs ça aussi), car il faut encore se cacher pour parler d’infertilité publiquement, pour beaucoup ce n’est pas simple, mais là vous avez quand même osé vous montrer un peu. BRAVO

Plusieurs voix pour un seul message.

Et quel message !

Je vous trouve courageux, sincères, émouvants, justes, beaux.

J’invite tout le monde à partager cette vidéo, qui fait passer de nombreux messages portés par l’association COLLECTIF BAMP : solidarité, visibilité, engagement. TÉMOIGNER – INFORMER et AGIR tous ensemble !

Parlons autrement d’infertilité ! Vous le faite avec cette vidéo, qui va, je n’en doute pas, changer aussi le vécu de certaines personnes qui y ont participé. Ne plus se taire, ne plus se cacher, ne plus avoir honte.

Et là, vous avez fait fort ! Cela faisait longtemps que nous n’avions pas reçu une proposition de la sorte. MERCI beaucoup.

Un nouveau hashtag est  né = campagnePMA

Virginie, co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP !

#campagnePMA #1couple6 #JeSuisInfertile

#campagnePMA, comment c’est né, d’où c’est parti ?

Rendons à César ce qui est à César, ce projet est né d’une initiative personnelle sur Instagram !

Depuis bientôt un an, l’association a un compte Instagram que je gère, de plus en plus d’abonnés, des infos qui circulent grâce à l’image, une jolie émulsion !
J’ai aussi un compte privé de « pmette » sur Instagram… ça c’est pour planter le décor !
De photos en messages privés, j’échange à titre perso sur nos parcours, nos joies, nos peines,…et au nom de l’association pour d’autres questions et informations (loi AMP travail,…)

Et un jour la jolie demoiselle connue sous le pseudo de « fivmoiunbébé » lance l’idée de faire une vidéo sur le modèle de celle contre le racisme (vous voyez celle dont je veux parler ?…celle avec des mots forts qui claquent lorsqu’ils sont prononcés !).

Elle demande des volontaires avec la possibilité de se filmer à visage découvert ou non et surtout elle souhaitait des messieurs ! Pourquoi pas, je suis l’infertile assumée alors je lui dis OK !

C’est là qu’elle me demande de parler de l’association pour clôturer sa vidéo ! Cool, même si ce n’est pas évident de voir mon image et d’entendre ma voix, je me prête au jeu et après quelques « claps », c’est dans la boîte ! (on ne remerciera jamais assez les téléphones portables qui rendent tout tellement simple !)

« fivmoiunbébé » a su porter ce projet d’une main de maître, elle a écrit son script, donné les phrases pour chaque participant (sauf pour moi, elle m’a dit que je parlerai mieux de BAMP qu’elle !).

Petit à petit, elle a recueilli en un temps record toutes les vidéos, en a fait un montage qui à la fin s’avère être une vidéo très émouvante !

J’ai envie de remercier du fond du cœur « fivmoiunbébé » et tous les autres participants, la vidéo fait très « réalité terrain » ce sont des personnes « normales » qui parlent de choses qu’elles connaissent et non des acteurs…..ce sont les tripes qui parlent et au niveau de l’émotion dégagée, il n’y a rien de mieux !

Souvent les réseaux sociaux sont décriés mais j’ai trouvé une famille virtuelle sur Instagram, même si c’est l’infertilité qui nous rapproche toutes, bordel que c’est bon de se sentir comprise…

Alors juste pour des projets comme cette #campagne PMA, je me dis qu’il y a encore des gens supers sur Terre

Je pense ne pas trop me mouiller si je remercie L. au nom de l’association pour son super boulot et sa proposition d’intégrer du BAMP dans son travail !

D’ailleurs, n’hésitez pas à vous abonner à sa chaîne YouTube « fivmoiunbébé », elle parle de PMA régulièrement.

Céline, référente pour l’Alsace

Nouvelle affiche BAMP!

L’association a été créée entre autres pour sensibiliser le grand public aux questions relatives à l’infertilité, à l’A.M.P. , nous essayons de vous montrer chaque jour que nous œuvrons pour cela à travers les actions BAMP !

La diffusion des affiches BAMP participent, nous l’espérons, à faire évoluer les mentalités, les préjugés. En tout cas elles permettent d’exposer la réalité le plus largement possible.

Voici la tout dernière, toute fraîche :

Fichchiffrev4

N’oubliez-pas, vous pouvez aider à cette campagne de sensibilisation en distribuant les affiches/dépliant BAMP! Il suffit de les demander au bureau via ce lien par exemple ou encore vous pouvez en imprimer directement en passant par ici.

Cette affiche est destinée à être diffusée HORS des services  AMP/ PMA afin de faire entendre la voix des infertiles HORS du cercle des infertiles (pharmacies, médecins traitant, gynécologues…)