Sexualité, le couple à l’épreuve de l’éprouvette (magazine Psychologies)

Enfin, un dossier qui traite longuement du couple pendant la PMA, et notamment face à sa sexualité, et ce qu’il en reste…

Le Magazine Psychologies examine, avec des extraits de témoignages, le temps qui passe, l’impact du « viol » médical de l’intimité, la nouvelle place de l’homme dans ce schéma entre sa compagne et le corps médical, la fragilité qui peut résulter d’une annonce d’infertilité masculine, de la disparition du désir, de la spontanéité, la gestion de l’échec par chacun des membres du couple, la difficulté de trouver les mots, la difficulté de consoler, de ne pas blesser, la gestion de l’échec et du deuil. Jusque là, c’était parfait. Et ensuite, n’oublions pas qu’il s’agit d’une magazine de psychologie, c’était trop beau pour être vrai, un peu de culpabilisation en prônant le lâcher-prise (je vous laisse apprécier….)

L’article est ici, et c’est utile, il peut permettre de lancer une discussion sur le sujet dans votre couple, parce que la PMA c’est aussi difficile pour le couple et que seule la communication, et l’amour  !!!,  peuvent espérer nous éviter le pire…

 

Sexualité : le couple à l’épreuve en PMA

sexulatié De plus en plus de couples sont concernés par la procréation médicalement assistée (PMA). PMA, FIV, IAD… Ils sont de plus en plus nombreux à recourir à la procréation médicalement assistée. Un parcours éprouvant qui malmène libido et sentiments. Une aventure éprouvante, souvent qualifiée par les médecins de  » montagne russe émotionnelle « . D’après une récente étude (“Le Continent perdu des fertilisations in vitro” in “Devenir”, Vol. 11, n° 2 1999, p. 7-23), la PMA est  » une épreuve qui resserre les couples s’entendant bien et disloque ceux qui sont déjà fragiles « . Pendant les FIV, beaucoup cessent toute activité sexuelle : ça les  » repose « , car faire l’amour signifie risquer un nouvel échec. Ils ont été usés par des mois, parfois des années de rapports sexuels obligatoires,  » prescrits  » à des dates impératives. Ainsi que par des examens dont certains sont très intrusifs, comme le classique test de Hüner qui permet d’examiner, après un rapport, la façon dont les spermatozoïdes  » nagent  » dans la glaire.  » Il y a là un viol d’intimité souvent souvent mal vécu « , atteste la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, engagée dans le combat bioéthique. Source : Psychologies.com 1999.

L’important : se faire accompagner

On imagine sans mal les turbulences émotionnelles que génèrent ces différentes étapes, que ce soit individuellement ou au niveau du couple. Communication intime et sexualité sont alors les deux domaines les plus touchés. A fortiori si le désir d’enfant est plus important, plus obsessionnel, chez l’un des partenaires que chez l’autre. Il est indispensable de ne pas faire la route tout seul, surtout si la grossesse ne survient pas rapidement. Dans la plupart des centres de PMA, des cellules d’accompagnement psychologique ont été mises en place pour soutenir tous ceux qui se sont engagés dans ces processus. Rien n’empêche évidemment de consulter le thérapeute de son choix. Mais il serait illusoire de penser que l’on peut traverser cette période de la vie sans une aide extérieure. Ne serait-ce que pour, en cas d’échec, vider son sac, dire sa déception, sa colère, sa tristesse, sans accuser l’autre ni trop peser sur lui.

Oser en parler, à son conjoint ,c’est déjà aller mieux.

Ne pas hésiter à évoquer le problème de la baisse de désir, l’aborder sans complaisance en ayant bien conscience que le nier ou l’enfouir risque de vous rendre malheureux.

En parler ensemble, exprimer ses doutes et ses angoisses ne pourra qu’être bénéfique.

Source : Femina 25/11/2009

Mettre des mots sur nos maux.(phrase d’irou)

Nous sommes de très loin les seuls à connaitre ces baisses ou perte de libido. Les témoignages qui vont dans ce sens sont nombreux, j’ai fais le choix de ne pas les mettre, par pudeur ; nous savons que trop bien ce que nous vivons depuis le début du parcours, les situations nous les vivons et les connaissons. cette pudeur, intimité que nous avions au début à disparue.

 Nous avons perdu tout cela, de part cette intrusion médicale.

Tout ces enchainements de faits, nous malmène physiquement et surtout moralement ; la moindre simple visite chez un ostéopathe devient cauchemardesque.

je tenais simplement par ce petit « billet » dire que cela est une « affaire » de tous dans un parcours PMA.

Cela inquiète au début, on n’ose pas en parler au conjoint, on hésite, Nous Vénusiennes , Eux Marsiens… le dialogue n’est pas le même, le besoin de parler, non plus d’ailleurs..

L’accompagnement psychologique est à revoir, rien que sur le parcours dans son ensemble, alors un accompagnement pour ce « problème » là, est- il de l’ordre du rarissime ? Déjà accepter le problème et l’admettre est un pas en avant, se rassurer, en parler ouvertement, et essayez de trouver des solutions à deux ? Je sais que vider « son sac » face à un tiers peut faire du bien, et le psychologue de la PMA joue son rôle, même si elle n’a pas de recette miracle. Tout est de l’ordre de la patience, de compréhension mutuelle et de respect dans son couple.

La solution est sans doute à nous de la trouver ? de part notre parcours, notre vie de couple ? nos besoins ? Ressentons nous le besoin d’en parler à un tiers ? comment notre couple réagit face à cette épreuve ?

la question qui taraude aussi c’est : « Est ce que tout rentre dans l’ordre, lorsque le parcours PMA est finie ? »

Les moments d’intimité et de plaisir à deux disparaissent au fur et à mesure en PMA et il ne pas oublier que la souffrance de ce parcours n’est pas à sens unique, même si les hommes n’en parlent jamais.

Catiminie.