Messieurs, parlons du don de gamètes !

Pourquoi faut-il parler du don de gamètes ? Parce qu’en France, plus de 3500 couples sont en attente d’un don et que les délais sont trop longs.

Messieurs, c’est le moment de vous mobiliser !

Savez-vous qu’en 2016, 729 (derniers chiffres ABM) femmes ont donnés leur ovocytes !

729, c’est une progression importante du nombre de donneuses. Pour rappel en 2015, elles étaient 540.

Pourtant, la démarche n’est pas simple, elle demande du temps (10-12 jours de stimulation), des piqures, des hormones, un monitorage,  un passage au bloc, une ponction et parfois des suites douloureuses (risque d’hyperstimulation).

Vous, messieurs en 2016, vous n’étiez QUE 493 (idem, derniers chiffres ABM) à faire don de vos spermatozoïdes……….et l’on ne peut pas dire que la démarche soit compliquée. Un grand merci d’ailleurs aux valeureux 493, qui ont surmontés les couloirs glauques de certains Cecos, et les magazines défraichis de certaines salles de recueil. OUI, on le sais parfois les conditions de concentration ne sont pas optimales…..Donc merci, messieurs. Mais en avez-vous parlé à votre voisin ? Votre cousin, votre frère, votre ami ? Peut-être un peu, car en 2015 vous n’étiez que 255.

Savez-vous pourquoi, les femmes ont été plus nombreuses, malgré la complexité de la démarche ? Parce qu’elles………….. en parlent plus, tout simplement………. sur les blogs, sur les pages facebook, dans les forums. Il y a même une ou deux associations spécifiquement dédiées aux dons d’ovocytes qui se mobilisent pour en parler +++

Cela enclenche beaucoup de solidarité féminine

Mais la solidarité masculine, elle existe aussi ? Mais, oui, elle existe.

Et puis la SOLIDARITE n’est ni spécifiquement féminine, ni spécifiquement masculine.

#Parlonsdudondegamètes #desfamillesgraceauxdonsdegamètes #dondegamètes #donovocytes #donspermatozoides

 

Je suis un homme………….stérile – témoignage

Aujourd’hui, nous vous proposons le témoignage d’Antoine (le prénom a été changé),  qui a souhaité s’exprimer sur son histoire. Merci à lui d’oser se dévoiler.

« Marié un jour de décembre 2007 pluvieux, nous n’étions encore qu’étudiant lorsque moi et ma femme avons décidé de nous unir pour la vie. C’était jour de fête et c’était la première fois que l’ensemble de nos deux familles se découvraient.

Ce fut comme de nombreux mariages un moment court et intense, un moment de communion et de joie.

Malheureusement très tôt, pour des raisons économiques, nous avons dû nous séparer une première fois. Mais au lieu de faiblir notre amour n’a fait que se renforcer au rythme des week-end de retrouvailles.

Après 1 année de séparation, nous avons enfin pu vivre ensemble et ce fut un beau moment sur tous les points (projet d’achat d’appartement, travail sur le point de devenir stable), mais un élément à notre bonheur manquait. Le couffin restait toujours vide. »


 

  • Pouvez-vous vous présenter ?

Je me nomme Antoine, j’ai 35 ans, je suis enseignant. Je suis divorcé depuis le mois d’août 2016.

  • Comment avez-vous eu connaissance de votre stérilité ?

Après 4 ans de mariage, devant des inconnus (patients) et par une secrétaire médicale, en OutreMer, loin de mes racines (pour que ma femme et moi soyons heureux, la vie de couple est un combat, donc il faut parfois prendre le taureau par les cornes et tout faire quand on aime une personne).

  • Avez-vous une explication sur la nature et l’origine de votre stérilité ?

Personne n’est capable de m’expliquer la cause de mon azoospermie sécrétoire (peut être les pesticides, ayant vécu depuis mon enfance, au milieu des champs)

  • Souhaitiez-vous avoir des enfants avant l’annonce de votre stérilité ?

Oui, c’était l’une des choses les plus importantes de ma vie.

  • Qu’elle a été votre réaction à cette annonce ?

Ce fut catastrophique, aussi bien pour mon couple que pour mon estime personnelle.

  • Qu’elle a été la réaction de votre femme à cette annonce ?

Elle était complètement abasourdie. C’est ainsi que la stérilité a continué à fragiliser notre couple (difficulté de vivre ensemble pour des raisons économiques). Disons que la stérilité n’a fait qu’empirer la situation, elle n’a rien aidé.

  • Votre couple a-t-il été soutenu et accompagné au moment de cette annonce et ensuite ?

Absolument pas, nous avons même été séparé pour des raisons économiques.

  • Avez-vous réalisé des tentatives d’AMP ?

Ma femme n’a jamais réellement accepté, elle refusait aussi bien le don le don de sperme que l’adoption, elle ne souhaitait simplement plus fonder de famille avec moi.

  • Avez-vous exploré les différents chemins pour avoir quand même des enfants, l’adoption ? Le don de sperme ?

Oui (réponse ci-dessus)

  • Est-ce que vous avez eu besoin d’être accompagné, personnellement par un psychologue pour gérer votre divorce et votre stérilité ?

Non, cependant pour mon divorce je vais m’orienter vers un psy (lequel, pas encore décidé)

  • Est-ce que la stérilité est un frein à une nouvelle rencontre amoureuse ?

Personnellement, de moins en moins, mais cela sera toujours un handicap. En tant qu’enseignant en SVT, j’explique à mes élèves qu’un être vivant est un être capable de se nourrir, de grandir et d’AVOIR UNE DESCENDANCE. Chose dont je ne suis pas capable. J’appelle cela un handicap.

  • Avez-vous l’impression de n’être plus qu’un « homme stérile », ou arrivez-vous à vous voir plus positivement ?

Je suis en train de positiver, mais cela n’est pas simple. Je remercie, des femmes avec qui j’ai discuté de cela. Ces femmes me disent simplement que cela arrive (sous entendu que cela peut arriver à tout le monde) et cela me soulage un peu. Effectivement cela sous entend aussi qu’un homme n’est pas qu’un sac de spermatozoïdes.

  • Est-ce que vous trouvez du soutien parmi vos proches et vos ami(e-s) ?

Depuis mon retour en métropole oui. Avant, auprès  d’un AMI, qui est d’ailleurs actuellement en métropole.

  • Souhaitez-vous toujours avoir des enfants ? Par quels moyens ?

Si le destin, me le permet, oui. Mais cela n’est plus forcément une priorité. Je n’ai plus de grand problème avec le don de sperme. J’envisage le don de sperme dans la situation, où je ne veux pas priver mon éventuelle future femme d’une expérience qui est certainement compliquée, mais légitime, qui se nomme la grossesse et l’accouchement. Je considère qu’un père est certes dans le meilleur des cas, le père biologique, mais je souhaite éduquer mon enfant (quelle que soit son origine) avec une partie de mes valeurs (les autres étant celles de ma future conjointe). Cependant ce qui me gène le plus est le fait que cet enfant risque un jour de connaitre son père biologique et considérant les origines de chaque individu comme essentiel pour se construire, je ne m’opposerai jamais à cette volonté. Mais j’aurai mal pour lui, peur des conséquences que cela auraient sur sa personnalité. Cela en tout cas, ne pourrait se faire que suite à une discussion longue avec ma future conjointe (discussion que je n’ai jamais vraiment réussi à avoir avec ma précédente femme).

  • Est-ce que votre stérilité et votre désir de fonder une famille, vous prennent la tête quotidiennement ou arrivez-vous à prendre de la distance avec ces idées ? Souvent on dit aux femme infertiles, stériles qu’elles doivent arrêter d’y penser ?

Cela est encore très difficile, mais j’essaye de voir les choses autrement. Cela me hantera toute ma vie.  Oui en effet, j’y pense quasiment tous les jours devant mes élèves. Mais je considère qu’il ne faut pas combattre ces idées, il faut simplement les accepter et apprendre à vivre avec.

  • Une idée reçue circule toujours qui confond, stérilité et impuissance, que pouvez-vous nous en dire, comment vivez-vous cela ?

Ce sont deux choses différentes. Au moins je peux éprouver du plaisir à l’acte et faire plaisir à ma future conjointe (si j’ai de la chance).

  • Pourquoi avez-vous souhaitez témoigner de votre situation ?

Car je connais très peu de personnes qui en parlent, mais je sens que mon cas n’est pas isolé et je veux passer à autre chose, mieux vivre avec. La preuve est qu’en répondant à ce questionnaire, je me sens plus apaisé, car écouté et peut être compris ?

  • Connaissez-vous d’autres hommes dans votre situation ?

Oui, stériles mais pour d’autres raisons que moi.

Pensez-vous qu’il soit nécessaire d’agir pour que les tabous qui persistent au sujet de la stérilité masculine puissent tomber  ?

Oui. En communiquant sur la sujet, par des affiches, des émissions, et poursuivre sur des médias tels que le votre. J’accepterai personnellement de me présenter, je considère que la pire des choses et de rester dans le silence, car dans le silence, rien de guéri. Au mieux on stabilise.

MERCI beaucoup pour ce témoignage

 

De père en FIV – William ROY

Voici une bande dessinée  sur un parcours
d’assistance médicale à la procréation,
raconté par un homme.
Sortie programmée le 19 juin 2014,
Vous pouvez déjà la trouver sur différents sites de vente en ligne.


Cliquez ici pour vous procurer ce livre

 

La semaine dernière nous avons posés quelques questions à William ROY, nous le remercions pour ces réponses.

Bamp : Pouvez-vous vous présenter ?

William ROY : Oui, j’ai 38 ans, je vis à Paris où j’exerce depuis près de 15 ans les métiers de monteur et réalisateur. Essentiellement des documentaires, mais aussi parfois quelques fictions.
Je suis marié et depuis bientôt 7 mois, papa d’un petit garçon.

 

Bamp : Cette BD est-elle 100 % autobiographique et/ou aussi un objet artistique constitué des expériences d’autres personnes ?

W. R. : On peut dire que c’est 100% autobiographique, puisque entièrement et exclusivement inspiré de l’expérience de notre couple. Bien sûr, pour les besoins de l’histoire, et pour préserver certains moments de notre vie, j’ai pris la liberté de romancer quelques scènes. Mais je me suis toujours scrupuleusement appuyé sur les différentes étapes de notre parcours.

 

Bamp : Qu’elle a été ou qu’elles ont été les motivations à la création de cette BD ? Témoignage brut ? Mise à distance d’une situation difficile ? Créer une chose positive dans un moment négatif ? Partage d’expérience sur un mode différent ?

W. R. : J’ai appris mon infertilité en novembre 2009, et ça a été un coup très rude. Heureusement ma femme m’a beaucoup porté dans cette épreuve, et nous avons choisi de rester positif tout au long du parcours qui nous attendait.
Moi, j’ai eu besoin, pour supporter tout ça, d’en faire un objet artistique. Mais il fallait que ce soit spontané, que je puisse immédiatement me libérer du poids que cela pouvait représenter certains jours.
Les films ne permettent pas cette spontanéité, car le processus est souvent long, et ils passent entre les mains de nombreux intervenants avant de voir le jour.
J’ai toujours dessiné, en dilettante, et je suis un grand amateur de bandes dessinées. J’ai donc décidé de coucher mes émotions, et notre expérience, sur papier. C’était au départ une sorte de journal de bord illustré, qui racontait, étape par étape, notre parcours médical, en choisissant l’humour et l’autodérision pour prendre de la distance par rapport au poids de la situation.

 

Bamp : Combien de temps de l’idée à l’objet ?

W. R. : J’ai d’abord envisagé de faire un blog à partir de ces dessins, pour partager notre expérience.
Puis, sur les conseils d’un ami, j’ai proposé quelques planches à des éditeurs.
J’ai été très vite contacté par la Boîte à Bulles, que ces quelques pages intéressaient, et je me suis lancé dans l’aventure avec eux en décembre 2012.
Mon rythme d’écriture s’est alors sérieusement accéléré.
J’ai fini de dessiner la dernière page en octobre 2013, et la bande dessinée sort le 19 juin 2014.

 

Bamp : Quand vous avez réalisé cette BD, pendant ou après votre parcours d’AMP ?

W. R. : J’ai commencé à dessiner quelques mois après l’annonce de mon infertilité, et j’ai fini 3 semaines avant la naissance de notre enfant.
Au départ, je m’accrochais scrupuleusement aux évènements, tout en prenant une certaine distance.
Puis pour les besoins de l’édition, et également pour me préserver d’une issue incertaine, j’ai décidé d’imaginer une fin, et de m’y tenir quoi qu’il arrive. Il s’avère qu’à peu de choses près, la réalité a rejoint la fiction !

 

Bamp : Est-ce que cette mise à nue de votre situation, de vos émotions et sentiments, vous a aidé dans le parcours d’amp ?

W. R. : Ca a été vital! Bien sûr, nous nous soutenions mutuellement avec ma femme, mais à certains moments, le couple est sérieusement mis à mal, usé par les échecs et l’attente.
Je suis de plus quelqu’un d’assez pudique, et j’ai eu beaucoup de mal à parler de ça à mon entourage.
La BD a été un vrai exutoire!… Et en plus, elle m’a obligé à me tenir sans cesse informé sur ce qui nous attendait. Je n’aurais peut-être pas été aussi curieux des différents processus de FIV, et de toutes les étapes, si je n’avais pas eu à le raconter à des gens qui potentiellement n’y connaissent rien, comme moi avant d’y être confronté.

 

Bamp : Est-ce que l’ensemble de la BD se passe du point de vue de l’homme ?

W. R. : C’était au départ mon intention, car j’avais quand même la sensation de me mettre à poil, et je ne voulais pas imposer ça à quelqu’un d’autre que moi. Et puis c’était alors l’histoire de l’infertilité masculine. Mais le parcours d’une FIV se vit à deux, et par la force des choses, cette BD est devenue l’histoire d’un couple. Le narrateur en reste l’homme, car c’était bien sûr le point de vue le plus facile à adopter pour moi, et également le regard le plus candide sur les évènements. Ma femme est dans le milieu médical, et le contact avec les différents intervenants a moins été un choc pour elle.

 

Bamp : Voulez-vous faire passer un message particulier dans cette BD ?

W. R. : Quand nous avons décidé de passer des examens et comprendre pourquoi nous n’arrivions pas à avoir d’enfant, une chose m’a frappée: on a fait passer tous les examens possibles à ma femme avant d’envisager que je puisse être la cause du problème.
Je me suis rendu compte qu’il y a encore un vrai tabou autour de la stérilité masculine, et qu’elle est assez peu évoquée, voire pas du tout, lorsqu’on parle de FIV et d’AMP.
Quand j’ai commencé à me renseigner sur mon problème, j’ai réalisé que j’étais loin d’être le seul dans ce cas, et que cette situation méritait bien un modeste témoignage.

 

Bamp : A qui s’adresse cette BD au plus grand nombre, aux couples infertiles ?

W. R. : Depuis tout à l’heure, je vous réponds sur un ton très sérieux, mais « De père en FIV » est quand même un bouquin plutôt marrant! J’ai essayé qu’il soit le plus drôle et ludique possible, et qu’il se lise comme un roman d’aventures, car j’aimerais qu’il sensibilise le plus grand nombre.
Bien sûr les couples infertiles vont probablement se retrouver dans notre expérience, (même si je pense que chaque cas est unique et que chaque couple vit la FIV à sa manière), mais je souhaite vraiment que tout le monde puisse s’identifier à cette histoire.
Je ne voulais surtout pas l’appesantir de détails trop techniques ou trop théoriques, et garder au maximum une sorte de candeur par rapport aux évènements.

 

Bamp : Pensez-vous que cette BD puisse servir de porte-parole des hommes infertiles, stériles ?

W. R. : Je n’aurai pas la prétention de penser ça, non. J’ai simplement voulu apporter ma contribution, car je trouve trop rare les œuvres qui évoquent le sujet. Mais j’espère vraiment que des dizaines d’autres histoires pourront exister. J’aime bien l’idée d’être l’une des pierres de l’édifice , plus que celle d’être le porte-parole de quelque chose.
J’ai d’ailleurs l’impression que la parole est en train de se libérer, et que cette problématique investit de plus en plus de fictions ou d’essais, dans toutes sortes de domaines artistiques. Et c’est bien.

 

Bamp : A qui pensiez-vous lors de la réalisation de cette BD, aux hommes dans la même situation ?A votre couple ? A vos futurs enfants ?

W. R. : La pensée qui ne m’a bien entendu jamais quitté, c’est celle de mon futur enfant.
Car en plus d’être l’histoire d’un couple confronté à la FIV, j’ai voulu que cette BD soit une réflexion plus vaste sur la paternité. C’est pour ça qu’il y a deux histoires mises en parallèle: celle de mon hypothétique paternité, et celle de ma relation compliquée avec mon propre père. C’est une vraie saga!

 

Bamp : Que vous apporte sur le plan personnel, la publication de votre BD ?

W. R. : Une réelle fierté!
Vous savez, ça n’est pas vraiment mon métier, et je ne sais pas encore si l’occasion d’écrire une autre BD se présentera. Alors là, quand j’ai reçu mon premier exemplaire imprimé, et que je l’ai tenu dans mes mains, ça m’a sacrément ému. Je l’ai fait! 4 ans de boulot, mais j’y suis arrivé !

 

Bamp : Quel parcours espérez-vous pour cette BD ?

W. R. : Bien sûr, qu’il soit lu par le plus grand nombre! Mais surtout que les gens y prennent du plaisir, se marrent bien, et le referment en se disant avoir appris deux-trois trucs.

 

Bamp : Allez-vous participer à des salons du livre et de la bande dessinée ? Si oui, lesquels ?

W. R. : J’aimerais beaucoup, et j’espère vraiment.
Ce qui est sûr, ce que je serai présent le 28 juin prochain au Festiv’ Nation, un festival de bande dessinée organisé à Paris.
Pour la suite, c’est encore un peu tôt: le BD ne sort que le 19 Juin.

 

Bamp : Est-ce que les couleurs que vous avez utilisées jouent un rôle essentiel dans la scénographie de l’histoire ? Les couleurs chaudes pour le passé joyeux et les verts-jaunatres pour le présent douloureux ?

W. R. : L’idée de départ était de détacher le couple du décor et des évènements en les laissant en noir et blanc dans un univers coloré.
Ensuite, effectivement, j’ai cherché une dominante de couleur selon les atmosphères: les scènes de famille et d’amis tirent plutôt sur les couleurs chaudes (rouge, orange, jaune,…), tandis que l’univers hospitalier va plutôt sur le bleu ou le vert. Et les teintes se refroidissent également à mesure que s’ajoutent les épreuves.

 

Bamp : Est-ce votre première BD ?

W. R. : Oui.
J’ai alimenté un blog pendant quelque temps avec des strips comiques, mais c’est ma première expérience sérieuse !

 

Bamp : Avez-vous d’autres projets artistiques sur le thème de l’infertilité ?

W. R. : J’ai d’autres projets de BD, mais sur des thèmes très différents.
J’ ai envisagé pendant un temps d’écrire un film sur le sujet. Je le ferai peut-être, mais pas tout de suite. J’ai besoin de me plonger dans quelque chose d’autre après 4 ans passés là-dessus.
Et puis je vais profiter de mon fils!

 

Pour vous donner un aperçu du travail de William ROY, vous pouvez aller sur le site de la maison d’édition, La boite à bulles  vous y trouverez quelques planches. Elles donnent envie de lire l’ensemble.

De plus Miss Our Infertility a fait un article très bien écrit (avec des planches tirées de la BD)  ainsi qu’une interview de WIlliam ROY que vous trouverez ici.

Également chez Lutine, un article qui parle du contenu de cette BD.