Synéchies – Comment reconnaître un chirurgien expert ?

En cas de désir de grossesse chez une femme présentant des synéchies, le traitement des synéchies peut nécessiter une hystéroscopie opératoire. Le hic, c’est que seuls quelques chirurgiens gynécologues sont des experts de cette prise en charge très spécifique et précise. C’est pourtant cette expertise le pilier de la réussite de la levée des synéchies. En consultation pré-opératoire, voici 3 points pour s’assurer de l’expertise de votre chirurgien.

 

  1. Le chirurgien expert conseille une hystéroscopie diagnostique de suivi

Après une hystéroscopie opératoire, éviter les récidives est le principal objectif ET la plus grande difficulté. Pour cela, une hystéroscopie diagnostique doit être réalisée 6 à 8 semaines plus tard.

 

Qu’est-ce que l’hystéroscopie diagnostique ? C’est un examen gynécologique réalisé en consultation qui consiste à visualiser l’intérieur de l’utérus grâce à une petite caméra. Pour la réaliser, habituellement, ni speculum, ni pince pour saisir le col ne sont nécessaires.

Cet examen permet de constater l’état de la cavité utérine et potentiellement de diagnostiquer une atteinte de la muqueuse. En cas de synéchies, l’hystéroscopie diagnostique peut permettre de les traiter directement si elles sont légères, ce qui peut être le cas après une hystéroscopie opératoire.

 

ATTENTION, si le chirurgien que vous consultez déconseille l’hystéroscopie diagnostique de suivi, il est préférable de demander un deuxième avis. Ne pas réaliser ce suivi peut être délétère, ne permettant pas de levée à temps une éventuelle récidive.

 

  1. Le chirurgien expert utilise peu ou PAS d’artifices

Si le gel hyaluronique, peut être utilisé, il est important de savoir que les récidives sont surtout évitées par l’expertise du chirurgien lors du geste opératoire, le matériel utilisé et le suivi par hystéroscopie diagnostique.

 

  1. Le chirurgien expert ne prescrit pas d’antibiothérapie, ni d’antihémorragiques

Seule des médicaments contre la douleur seront prescrits après l’intervention. Un traitement par œstrogènes est parfois utile chez certaines femmes avant l’opération ou après l’hystéroscopie opératoire, si l’endomètre est fin.

 

Si votre chirurgien ne répond pas à ces critères, il est raisonnable de demander un deuxième avis. Le Collectif BAMP peut vous orienter vers un chirurgien expert.

 

En cas de besoin, contactez-nous : synechie@bamp.fr ou collectif@bamp.fr

Pour en savoir plus sur les synéchies

www.hysteroscopie.org

https://collectifbamp.files.wordpress.com/2017/11/brochure-synecc81chies-utecc81rines-5-planches.pdf

Et si on pensais aux synéchies ?

Nous vous en avions déjà parlé, lors d’un précédent article : BAMP a réalisé fin 2017, un document d’information sur les synéchies à destination des professionnels (gynécologues, obstétriciens, médecins, chirurgiens, etc.).

« Pouvant entraver l’implantation de l’embryon ou empêcher la fécondation, les synéchies ont un impact majeur sur la fertilité. Pourtant, ce facteur est souvent mal connu de tous, médecins et femmes. Seuls certains chirurgiens gynécologues ont l’expertise nécessaire à la prise en charge des synéchies. »

Gézabelle qui travaille sur ce dossier depuis un an et demi, vous propose aujourd’hui la brochure : « Préserver sa fertilité. Que faire après certains actes obstétricaux ou certaines chirurgies gynécologiques ?« 

Cette brochure à destination des femmes va être mise en ligne sur le site du CNGOF avec la brochure qui est déjà disponible pour les médecins.

C’est une nouvelle étape dans le travail d’information et d’accompagnement des femmes pour la préservation de leur cavité utérine et donc d’une partie importante de leur fertilité.

Car une femme informée, est une femme qui pourra faire des choix et être actrice de sa santé reproductive.

Vous pourrez retrouver des exemplaires sur les différents stands de l’association en région. Mais si vous souhaitez imprimer un exemplaire au format A4 et recto-verso, c’est par là

De plus, nous pouvons déjà vous dire qu’une session sur les synéchies est en préparation pour le prochain congrès du CNGOF qui aura lieu à Strasbourg au mois de décembre 2018.

Les professionnels de la gynécologie et de l’obstétrique pourrons retrouver ces brochures sur le stand de votre association lors de ce congrès et lors d’autres rendez-vous à venir.

 

Si vous avez besoin d’être informée, accompagnée et orientée sur ce sujet des synéchies vous pouvez contacter Gézabelle via SYNECHIE@BAMP.FR 

POUR la prévention, POUR la santé reproductive, POUR la santé des femmes, POUR leur information

BAMP agit contre les synéchies

Engagée dans la prévention de l’infertilité, votre association COLLECTIF BAMP s’est intéressée à la prévention et la prise en charge des synéchies. La brochure téléchargeable sur cette page porte sur ce thème. Elle est destinée aux gynécologues et vient d’être validée par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français). Ce document est le premier d’un dispositif complet qui a pour vocation d’informer les médecins et les femmes sur les causes et le traitement des synéchies. Faisons le point !

Pourquoi cet engagement contre les synéchies ?
Pouvant entraver l’implantation de l’embryon ou empêcher la fécondation, les synéchies ont un impact majeur sur la fertilité. Pourtant, ce facteur est souvent mal connu de tous, médecins et femmes. Seuls certains chirurgiens gynécologues ont l’expertise nécessaire à la prise en charge des synéchies. L’objectif de BAMP est donc, d’une part, de sensibiliser les gynécologues sur les actes ou pathologies pouvant générer les synéchies, sur la place des hystéroscopies diagnostique et opératoire dans le diagnostic, la prise en charge délicate (précoce dans l’idéal) et le suivi. D’autre part, les femmes doivent également être informées sur ces mêmes points afin d’être actrices de leur prise en charge et être en mesure de solliciter les chirurgiens expérimentés, capables de les prendre en charge.

Quelles sont les actions mises en place ?
La première étape de notre travail s’est concrétisée par la réalisation d’une brochure destinée aux gynécologues. Intitulé « Faisons le point sur les synéchies utérines, De la prévention à la prise en charge », ce document a été validé par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et mise en ligne sur les pages suivantes de son site :

Cette validation est un point extrêmement important pour BAMP. Elle légitime ce travail et permet sa diffusion auprès de tous les gynécologues et des femmes en recherche d’informations. Cette brochure sera également disponible sur le stand que BAMP tiendra au congrès du CNGOF qui aura lieu du 5 ou 8 décembre prochain à Lille.

Dans les semaines à venir, notre objectif est de continuer sur cette lancée pour cette fois réaliser un document synthétique informant les femmes sur les causes, les symptômes et la prise en charge des synéchies.

Même s’il reste un travail important à réaliser pour prévenir et mieux prendre en charge les synéchies, le travail d’information et de sensibilisation est en marche !

Pour en savoir plus sur l’hystéroscopie , c’est par là

Pour en savoir plus sur les synéchies :
Sur le site BAMP 
Sur le site Hystéroscopie.org

Merci et bravo à Gézabelle HAURAY, référente « synéchie » chez BAMP, qui a construit et porté ce travail de bout en bout. L’engagement et la détermination ont porté leurs fruits. C’est tout l’esprit BAMP ça !

Voici la brochure Brochure Synéchies utérines 5 (planches), si vous voulez l’imprimer, la consulter, la diffuser

Notre parcours : Entre deuils et (dés)espoirs…

C’est l’histoire de ma vie de fertile et d’infertile, de belle-mère et de mamange, de fausses couches et d’infertilité secondaire, de FIV et de toute la complication liée à la PMA…

Depuis que j’ai rencontré mon homme tout est allé très vite. En juin 2009 j’arrêtais la contraception et je tombais enceinte en août. Plutôt fertile la fille… Nous étions heureux et insouciants, tout marchait comme sur des roulettes.

J’allais passer de belle-mère à mère et faire de ma famille une belle famille recomposée unie.

Et puis un jour le drame nous tombe dessus : Au 6ème mois de grossesse je déclare une pré-éclampsie sévère qu’on appelle hellp-syndrome. Ma vie est en jeu et c’est un sauvetage maternel qu’il faut faire au plus vite. Malheureusement, mon petit garçon, trop petit à ce stade de la grossesse, naît sans vie. Il ne survit pas à cette césarienne d’urgence. Mon petit Léo est parti rejoindre les Anges.

C’est le début de l’enfer. La médecine m’a sauvé la vie, mais mon bébé n’était plus là. Mon corps vit, mais mon âme est morte depuis ce jour de janvier 2010.

Après tout un travail de deuil périnatal, des séances de psy, un congé maternité sans bébé, j’ai voulu recommencer les essais bébé. Nous nous disions que tout viendrait très vite comme pour la 1ère grossesse. Mais ce n’était pas le cas du tout : Après tout, mon corps devait se remettre de ce traumatisme et après une césarienne il est nécessaire de ne pas aller trop vite.

Je suis retombée enceinte 10 mois après le début des essais, en mars 2011. Le début de grossesse se passait bien et ne présageait pas le pire. C’est à 13 SA au moment de faire la déclaration de grossesse qu’on s’apérçoit que la grossesse s’est arrêtée. Le pire c’est que la grossesse s’était arrêtée 4 semaines auparavant sans même que je me rende compte : je vivais avec un embryon mort dans mon ventre et je n’ai même pas été capable de déceler ça. Pire, les médecins ne m’ont pas suivi comme ils auraient du le faire.

Le ciel nous tombe sur la tête. Vivre une fausse couche est une expérience douloureuse qu’on a tendance à banaliser. La souffrance est certes moins importante que celle de la perte de mon bébé, mais c’était tout comme. Et mon entourage ne comprenait pas. Il faut le vivre pour le comprendre.

Et toujours en parallèle, je remplissais chaque jour mon rôle de belle-mère en cachant à mes beaux-fils ma tristesse et mon désarroi pour ne pas les angoisser. Ils avaient déjà été traumatisés par la mort de leur demi-frère, il ne fallait pas en rajouter.

On ne s’est pas découragé pour autant. On redébute les essais 1 mois après le curetage. C’est à ce moment que je demande à mon gynéco une aide pour stimuler les ovaires. Le clomid fonctionne bien : je retombe enceinte en octobre 2011. Cette fois ma grossesse est hyper contrôlée avec échographie toutes les 2 semaines. C’est à 10 SA qu’on voit que l’activité cardiaque de l’embryon s’est arrêté. Je repasse par un curetage.

De nouveau, je sombre. Je passe par une période de dépression, ma vie n’a plus de sens, pourquoi le sort s’acharne contre nous ?

Je me remets sur pied 3 mois plus tard. Toujours en essais avec le clomid, mais cette fois ça ne fonctionne pas.

Autant mon gynéco était fort sympathique mais le bilan de FC qu’il m’a fait faire était incomplet. Selon lui, pas besoin d’hystérographie et d’hystéroscopie car j’étais déjà tombée enceinte donc il n’y a pas de problème du côté des trompes ni de l’utérus. Pour lui il fallait attendre, et passer aux IAC si le clomid ne fonctionnait pas.

Je change tout de même de gynéco pour avoir un 2ème avis médical… et j’ai eu raison. Je complète mon bilan en faisant une hystéroscopie qui révèle une infertilité secondaire. Mon utérus était rempli de synéchies : c’est la conséquence des curetages. En gros, les parois intérieures de l’utérus étaient collées entre elles donc la nidation ne pouvait pas se faire. J’aurais pu rester comme ça longtemps, et sans l’opération, il aurait été difficile de concevoir. Merci le nouveau gygy !

Une fois la levée des synéchies effectuée, les médecins sont confiants… nous aussi.

Je retombe enceinte naturellement 3 mois après, en septembre 2012 mais cette joie fût de courte durée car à 5 SA, une semaine après avoir eu mon test +, je perds du sang. C’est ma 3ème FC et c’est la première fois que ma FC est « naturelle ». Je laisse faire la nature, les HCG diminuent petit à petit. J’attends que mon cycle se remette en place… au bout d’un mois toujours pas de RDC et chose incroyable mon test de grossesse est positif ! Je suis tombée enceinte 15 jours après cette FC précoce!

Nous sommes ravis, même si angoissés.

C’est à 9 SA que, de nouveau, nous perdons l’activité cardiaque de cet embryon qui était en train de se développer.

C’en est trop : 5 grossesses, un bébé décédé et 4 FC.

Le gynéco me propose une FIV. Je rentre officiellement dans le monde de la PMA. Selon lui, la cause des FC à répétitions est inconnue. Mes examens sont tous Ok, il semblerait que mes ovocytes ne sont pas de bonne qualité. Alors pourquoi j’ai réussi à tenir mon fils pendant 6 mois ? aucune explication : le hellp syndrome est complétement indépendant des FC suivantes.

Ma FIV est prévue pour mars 2013. Ma pds est positive, mais c’est le début des complications : syndrome HSO (hysperstimulation ovarienne), puis ma grossesse s’arrête. On croit tous (les médecins et nous même) à une GNE. En fait, je faisais une GEU rare : le contour de l’œuf était resté dans l’utérus (enlevé par curetage car le cytotec n’a pas fonctionné) et les cellules issues de l’œuf se sont fait la malle à l’extérieur de mon utérus. Ces cellules se sont logées sur mon ovaire gauche et se développaient bien tranquillement sans me provoquer des saignements comme une GEU « classique ». L’amas de cellule, invisible à l’écho (seulement visible au doppler) était de la taille d’une balle de ping pong. J’ai donc été opérée en urgence (et à temps !) par coelioscopie et j’ai perdu ma trompe gauche.

Cette opération était un mal pour un bien : les médecins ont constaté que ma césarienne avait fait beaucoup de ravages : adhérences utérus-vessie, utérus-ovaire-intestins. Ils en ont profité pour tout décoller.

Était-ce une cause de FC ? Dans tous les cas, je suis certaine que cette césarienne a détraquée « la machine ».

Mon médecin me parle de FIV DO, surement car aucune cause d’infertilité n’a été identifiée : je n’ai pas d’OPK, je ne suis pas en insuffisance ovarienne, ma trompe droite est parfaite, mon utérus (intérieur et extérieur) est niquel, les zozos de mon mari ont une vitalité de 80% et sont plus que parfaits, les cariotypes sont bons, bilan sanguin et hormonal OK…

Les causes peuvent être :
– la mauvaise qualité ovocytaire
– la détérioration de mon appareil génital suite au gros traumatisme lié à ma césarienne et mon hellp-syndrome
– psychosomatique car l’aspect psychologique n’est pas négligeable après tout ce vécu dramatique

Avant d’envisager la FIV DO, nous tenterons une autre fIv ICSI en septembre 2013, et pourquoi pas une grossesse naturelle avant septembre (encore faut-il réussir)… au risque d’avoir de nouveau une FC.

Bref, je vis mon deuil, je vis entre espoirs et désepoirs, je vis dans ce monde de la PMA où :
– il faut trouver sa place,
– il faut accepter le monde médical,
– il faut subir la souffrance à même le corps,
– il faut apprendre à accepter les échecs
– le couple est mis à rude épreuve,
– il faut accepter le DO dont le patrimoine génétique ne sera pas le même que moi,
– il faut se poser la question de l’éventualité : « et si ça ne marche pas : on fait quoi ? »

En attendant, je « sur »vis depuis le décès de mon bébé… tout en vivant ma vie de belle-mère et de femme meurtrie par la tristesse de ne pas réussir à concevoir et surtout avec l’image de mon bébé qui aurait du avoir 3 ans cette année.