CAEN fait sa rentrée !

La rentrée des rencontres caennaises se fera le samedi 21 septembre 2019
Retrouvez Julie à CAEN de 10h à 12h !
Venez échanger autour de l’infertilité lors de ce RDV

Rencontre Caen
Renseignements/inscriptions : collectifbampcaen@gmail.com

Un bullet journal dédié à la FIV

C’est la chouette idée qui vous est proposée par le site FIV.FR , depuis quelques semaines.

 

Mais qu’est-ce que c’est un bullet journal ?

Car malgré l’engouement de ces dernières années pour les carnets à remplir soi-même, peut-être que parmi vous certains ne connaissent pas – encore – le principe ?

C’est un New-Yorkais (Ryder Carroll) qui a inventé, il y a 4-5 ans le « bullet Journal » que chacun construit (selon des codes que les passionnés de Bujo connaissent bien) pour : améliorer sa productivité, éviter la procrastination (toujours remettre au lendemain), être plus organisé pour mieux atteindre les objectifs que l’on se fixe, mais c’est aussi une activité récréative, conjuguant dessins et coloriages (très en vogue aussi depuis quelques temps=. Certains Bujoteurs ou Bujoteuses ont des bullets journals superbement illustrés, coloriés.

Le carnet COLIBRI que vous propose FIV.FR s’inspire donc du principe du bullet journal, mais les rubriques sont déjà toutes faites, ce qui va faciliter la tache, des néophytes en « Bujo ».

 

Le carnet proposé par FIV.FR, coute 17euros90 pour 122 pages au format A5 entièrement dédiées au parcours d’AMP. Il est intitulé Ma FIV et moi, mais vous pouvez aussi l’utiliser pour un protocole d’insémination. Il y a juste quelques pages relatives à la ponction et au transfert que vous ne pourrez pas utiliser.

Un objet doux, joli et discret que vous allez pouvoir « remplir » et mettre en couleur à votre façon. Il vous permet de consigner dans un même documents, vos rendez-vous médicaux, votre traitement, les étapes de votre tentative d’AMP, vos impressions, vos objectifs « je me fais du bien« , etc. Il vous donne aussi des conseils pour positiver le plus possible ces moments bien connus de toutes les personnes infertiles.

Que vous soyez de la communauté des bujoteurs et bujoteuses (pour les passionnés de BUJO, contraction de Bullet Journal) ou pas, ce petit carnet violet peut vous aider à mieux vivre votre protocole d’AMP, à consigner dans un même document, toutes vos impressions, tous vos rdv et qui sait, il sera peut-être le début d’une belle grossesse à venir. En tout cas, nous vous le souhaitons !

Exit les applications connectées, bonjour le joli carnet colibri de FIV.FR. Il y a peut-être des gens qui font les deux !

Si vous voulez acheter ce carnet COLIBRI, en passant par le lien amazon , vous aidez votre association préférée, à recevoir quelques euros, qui lui servent ensuite à financer ses projets. Donc Merci.

Bienvenue aux bébés nés ces derniers mois

Merci aux personnes, couples, femmes seules, qui nous adressent des messages (mail, sms, faire-part de naissance) pour nous informer de la joie qu’ils ont de voir naître un ou des enfants, après un plus ou moins long parcours d’AMP.

Ces derniers mois, et dernières semaines, plusieurs bébés ont ainsi vu le jour.

Des grossesses sont en cours et nous attendons avec impatience le moment de l’annonce de la naissance.

Bienvenue à tous.

Merci aux heureux parents de partager leur bonheur avec nous.

Les petits nés cette année, apparaîtrons dans le rapport de l’agence de la biomédecine en 2019 !

L’ABM vient de publier les derniers chiffres des enfants nés en 2015 (toujours deux ans de décalage, car il faut attendre les naissances). Pour rappel, également, tous les bébés qui sont en nés en 2015, d’une AMP réalisée à l’étranger ne sont pas comptabilisés dans les 24 839 bébés nés en 2015. Il y a donc en France un peu plus de 3% des naissances qui se font grâce à une AMP.

Un petit focus, sur les mamans qui donnent, pas mal de leur personne au moment de l’accouchement. Depuis 5 ans la répartition par tranches d’âge reste stable.

 76,1 % des femmes ayant fait une AMP en France (en 2015) avaient moins de 37 ans………! ET donc 24 % avaient plus de 37 ans, est-ce parce que « naturellement » nous pensons moins à faire des enfants après 37 ans ? Où parce que nous sommes directement orientées vers l’étranger et nous ne passons pas par la case AMP en France ?

  • 22 % des femmes qui ont fait une AMP en 2015, avaient moins de 30 ans
  • 34,8 % avaient entre 30 et 34 ans
  • 19,3% avaient entre 35 et 37 ans
  • 9,9% avaient entre 38 et 39 ans
  • 12,5% avaient entre 40 et 42 ans
  • 1,6% avaient 43 ans ou plus

 

 

In VITRO – Du rap pour parler d’infertilité ?

Aujourd’hui, nous souhaitons vous présenter ORNICARD, auteur et chanteur, non professionnel, qui a fait de l’écriture et de sa mise en musique, sa passion. Le rap comme référence musicale, la nature, la campagne de l’Est de la France (Lorraine, les Vosges), l’humour, sa vie quotidienne, comme sources d’inspirations. Il vient d’écrire une chanson intitulé « In vitro » qui raconte l’histoire d’un couple confronté à l’infertilité….. Nous vous invitons à découvrir, dans cette vidéo, son univers créatif et son parcours d’infertilité.

  • Bonjour est-ce que tu peux nous décrire ton univers musical, poétique, créatif ?
  • Ton single « IN VITRO » une chanson qui parle d’infertilité, d’assistance médicale à la procréation ? Pourquoi et comment est « née » ce texte, puis cette chanson ?
  • Toi et ta chérie, vous êtes un couple Européen (tu es Français, elle est Allemande), jeune, infertile. Est-ce que tu peux nous dire, en tant qu’homme, comment tu vis cette situation ?
  • Vous vivez en Allemagne, comment l’infertilité et l’assistance médicale à la procréation sont-elles prises en charge ?
  • Au-delà, du projet personnel, est-ce que tu as imaginé l’impact que pourrait avoir cette chanson auprès des gens qui l’écoutent, les couples infertiles ? Les personnes non concernées par l’infertilité ? Les jeunes ?
  • Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter dans un proche avenir ?

Merci beaucoup à Ornicard, d’avoir répondu à nos questions

Pour la vidéo « IN VITRO », c’est par là

Si vous voulez découvrir un peu plus l’univers d’ORNICARD, c’est par ici  Ornicard

Innovation technique pour mieux évaluer la viabilité d’un embryon ?

MErck

Les couples infertiles vont mal, mais l’industrie pharmaceutique qui les « traite » va bien ! Nous déplorons l’augmentation de l’infertilité, mais les labos eux se « frottent » les mains car ils voient leurs chiffres d’affaires augmenter. Cela leur permet de faire de la recherche, de proposer des solutions plus efficaces, des médicaments mieux tolérés, de penser et produire des techniques innovantes pour améliorer les prises en charges médicales des couples infertiles. Mais est-ce que les couples infertiles Français bénéficient de ces innovations proposés par les laboratoires comme Merck-Serono ?

La semaine passée, ce dernier qui produit notamment  le GONAL-F,  (mise sur le marché Européen en 1995) a présenté différents dispositifs techniques censés améliorer les résultats des FIV.

« Gonal-f* réalise plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires par an et représente
18% du chiffre d’affaires de la firme en France, a souligné Pierre-Henry Longeray,
président de Merck Serono France, lors de la conférence de presse. C’est le
deuxième produit le plus important du laboratoire sur le territoire, après
l’anticancéreux Erbitux* (cétuximab), a-t-il noté. »

Faut-il s’en réjouir ? Que faisons-nous pour réduire les causes de l’augmentation de l’infertilité ? Notamment la qualité de notre environnement qui en se dégradant entraine une hausse des situations d’infertilité.

« Outre Gonal-f*, il commercialise Luveris* (lutropine alfa),
Cetrotide* (acétate de cétrorélix), Ovitrelle* (choriogonadotropine alfa), Pergoveris*
(follitropine alfa et lutropine alfa) et Crinone* 80 mg/g (gel de progestérone).« 

« Le laboratoire souligne qu’il est le « seul au monde à proposer une offre complète de
médicaments destinés à traiter les troubles de la fertilité à chaque étape du cycle
reproductif ainsi que des versions recombinantes des trois hormones clés du
traitement de l’infertilité ». 

Un monopole qui donne le vertige, vous ne trouvez pas ?

Merck-Serono leader mondial des troubles de fertilité, communique sur son nouveau produit : EEVA nom d’un dispositif technique (premier produit de leur nouvelle activité « Fertility technologies ») qui doit permettre de mieux « prédire » et de façon plus précoce la viabilité des embryons.

Eeva

Eeva autorisée en France depuis le mois d’avril, c’est en fait une boite de pétri spécifique, un microscope dédié (placé à l’intérieur de l’incubateur) qui va prendre une image toutes les cinq minutes pendant trois jours et surtout un logiciel permettant d’analyser les images prises du développement embryonnaire et de « prédire » grâce à l’analyse croisée de différentes paramètres (biologiques, morphologiques, cinétiques, etc), les capacités de développement ultérieur de tel ou tel embryon, sa capacité à s’implanter. Ce test doit permettre de décider sur des éléments plus objectifs que « l’oeil » du biologiste, quels sont les embryons à transférer.

Il s’agit d’un « test non invasif complémentaire aux évaluations morphologiques
traditionnelles effectuées en laboratoire par des embryologistes », souligne la firme.
Il a été évalué dans une étude clinique prospective multicentrique, publiée dans
Fertility and Sterility en 2013.

En tout cas les déclarations de la société pourraient convaincre les plus récalcitrants des couples infertiles, avec l’augmentation impressionnante des taux de prédiction positive de la viabilité des embryons.

« Cette étude de cohorte a montré que le test Eeva*
permettait de prédire sur des embryons à J3 la formation des blastocystes (J5-J6)
avec une spécificité de 85%. Le taux de faux positifs est passé de 48% à 15% avec ce
test par rapport à la méthode traditionnelle de sélection des embryons basée sur la
morphologie, et la valeur prédictive positive est passée de 34% à 55%, indique le
laboratoire. »

Les quelques jours entre la ponction et le potentiel transfert, sont une étape très stressante pour nombre de couples infertiles : allons-nous avoir des embryons ? Vont-ils bien se développer ? Est-ce que nous allons pouvoir en transférer ? Vont-ils donner une grossesse ?  Car nous sommes encore bien trop nombreux à faire une, deux, voir trois, quatre (et plus) tentatives (FIV et TEC confondus) avant qu’ENFIN un embryon s’accroche (hors de toutes autres pathologies liées à la qualité des gamètes ou à la réceptivité utérine). Juste parce qu’il est difficile pour les équipes de « choisir » l’embryon J2 ou J5 qui aurait le plus de « chance » de s’implanter et de bien se développer. De nombreuses équipes de recherches publiques et privées s’activent pour mieux comprendre les mystères de l’embryon. Merck-Serono apporte un nouvel outil pour tenter de répondre à ces questions.

« Merck Serono va également lancer une étude européenne, incluant des centres
français, sur 1.500 patientes, baptisée TILE, afin de vérifier et confirmer l’intérêt de ce
test ».

Vous allez peut-être vous voir proposé d’intégrer cette étude, à suivre.

« Eeva* est déjà bien implanté en Espagne, où il a été lancé en septembre 2014, et
quelques centres britanniques en sont également équipés, a indiqué à l’APM Lucile Chantegrelet, directrice de la franchise fertilité de Merck Serono, lors de la conférence
de presse. Il commence à s’installer en Italie et en Allemagne, où il a été lancé en
début d’année. Aucun centre français n’est encore équipé, a-t-elle ajouté. »

Nous doutons et regrettons qu’ils puissent s’équiper un jour (sauf si le tarif n’est pas trop élevé). Peut-être que le fait de participer à l’étude TILE permet d’accéder à ce dispositif à moindre coût ? Est-ce que le matériel Eeva est prêté, loué aux équipes Françaises intégrant l’étude ? Est-ce que Merck-Serono installe ces équipes pour que ces derniers gères la technologie Eeva, sans que les équipes Françaises puissent s’en approcher ? Informations que nous aimerions connaitre pour mieux comprendre à quelles sauce nos embryons seront « analysés ».

De plus, Merck-Serono envisage dans un avenir proche, de « lancer, trois nouvelles innovations techniques« . 

GERI  semble le produit le plus prometteur, car il va combiner un incubateur avec système « TIME LAPS », comme il en existe déjà via l’embryoscope (produit par une firme concurrente dont nous vous avions déjà parlé dans un précédent article) avec son système de test prédictif Eeva. L’innovation résidera dans la possibilité d’accueillir dans cet incubateur six boites de pétri, de six couples différents avec six microscopes, un pour chacune des boites de pétri ; limitant ainsi les interactions néfastes (ouvertures des portes, manipulations à l’extérieur, perte de la température constante). Pour rappel dans une boite de pétri, vous avez plusieurs embryons d’un même couple.

Les équipes d’amp françaises ont déjà bien du mal à investir dans des incubateurs avec système TIME LAPS (voir cet article), ce que nous regrettons. En effet très peu d’équipes (trois ou quatre en 2014) en France possèdent ce système, pourtant utilisé dans d’autres pays avec succès. Ce n’est pas demain la veille qu’elles vont pouvoir investir dans cette nouvelle technologie Eeva, qui doit bien couter un petit peu plus cher (à moins que…mais nous n’avons pas d’information sur le prix du système Eeva). Pourtant, nous aimerions vraiment que les taux de réussite des FIV réalisées en France augmentent. Permettant ainsi aux couples de passer moins de temps dans les parcours d’AMP, de moins s’épuiser face à l’accumulation des échecs, de faire faire des économies à la sécurité sociale.

 Les autres nouveautés du laboratoire Merck-Serono sont :

« Gems* est un nouveau milieu de culture dont le marquage CE est attendu pour
l’automne, a-t-elle noté.
Gavi* est « le premier instrument de vitrification au monde à être automatisé », note la
firme. Il permet une standardisation et une homogénéisation de la vitrification
embryonnaire, avec échanges de fluides et scellement automatiques, a précisé la
responsable.
La firme lancera par ailleurs son gel de progestérone Crinone* en septembre en
France. Le produit est disponible depuis de nombreuses années dans d’autres pays,
mais pas encore dans l’Hexagone pour des « histoires d’AMM [autorisation de mise sur
le marché] et de procédures réglementaires », a-t-elle déclaré à l’APM. Il ne sera pas
remboursé, a-t-elle précisé. »

 

N.B. : Le manifeste de l’association COLLECTIF BAMP, réclame une augmentation des moyens mis à dispositions des équipes AMP Françaises pour qu’elles puissent offrir à leurs patients des technologies plus performantes.

 

Sources : Redaction APMNEWS.COM 25 juin 2015

Le sondage du Samedi : Les embryons surnuméraires en FIV

Nous voilà parti(e)s sur un cycle de (sondages!) de FIV ! 😉

Avez vous eu la chance, lors d’une FIV avec vos propres ovocytes,  d’avoir des embryons surnuméraires qui ont pu être congelés?

Bien évidemment, en fonction de la politique de votre centre, si le transfert est d’1, 2 ou plus, cela réduit ensuite d’autant le nombre d’embryons restant potentiellement à congeler (ou vitrifier, bien sur).