Nantes, j’appelle Nantes !

Rencontre en Loire-Atlantique !
Caroline vous propose une rencontre afin de discuter d’infertilité à Nantes le vendredi 12 octobre de 12h à 14h

Rencontre Angers

Inscriptions/renseignements : collectifbamp49@gmail.com

Recherche couples « désespérément » ;-)

Dans le cadre de la semaine de sensibilisation à l’infertilité, nous cherchons toujours des couples prêts à témoigner pour des vidéos (tournées par des professionnels) qui seront diffusées lors de la journée Parisienne du 6 juin et aussi sur Doctissimo.

Tournages le 6 juin  2018 si vous êtes disponibles ou avant si vous n’êtes pas disponibles le 6.

  • Si vous êtes un couple en début de parcours ou en attente de commencer, ou
  • Si vous êtes un couple au milieu du parcours (déjà des tentatives effectuées sans succès) ou
  • Si vous êtes un couple qui a terminé son parcours en étant parents

Prenez contact avec Virginie via (collectif@bamp.fr).

C’est urgent, si vous souhaitez plus d’informations et/ou si vous voulez participer à ce projet de témoignages vidéos, merci de prendre contact

Si nous voulons faire changer les choses, il faut oser parler d’infertilité, il faut oser témoigner.

#SSI2018 #SemaineSensibilisationInfertilité #1couple6

Quand ELLE donne la parole aux femmes sans enfants après l’AMP

Souvent, nous sommes interpellés sur facebook ou twitter, sur le fait que personne ne parle de l’après AMP sans enfant. Pourtant, nos adhérents et nos fidèles lecteurs savent que ce sujet est au cœur de notre projet associatif et que nous en parlons, et on nous le reproche aussi !

Des rencontres BAMP sur ce thème sont proposées, des projets sont en cours de réalisation sur ce thème : un livre et un documentaire. Nous avons un visuel qui parle de cela, car on ne peut pas envisager l’AMP sous le seul angle du : « t’inquiète pas, une petite FIV et hop tu l’auras ton gosse« .

Car nous connaissons trop de gens pour qui l’AMP s’est terminée par choix ou par force, sans l’enfant tant désiré, sans plan B de l’adoption non plus. Alors, il nous semble important de dire et de redire que notre association ne ferme pas les yeux sur ce sujet, bien au contraire ! Il faut en parler, parler de ce désir si grand, si fort, si total, des échecs si douloureux, si impossibles à vivre et de la vie d’après. Car oui, il y a une vie après !

Nous sommes heureuses que le magazine ELLE  de cette semaine, consacre trois pages sur ce sujet : avec les témoignages de deux de nos adhérentes de la première heure : Ludivine et Clotilde.

Un grand merci à Anne LAMOTTE (journaliste) qui a réalisé ces entretiens qui permettent de donner de la visibilité à l’après AMP sans enfant.

Faites des grands-mères – Témoignage

Faites des grands-mères, l’amp c’est aussi une histoire de famille. En devenant parent ou en cherchant à le devenir, nous inscrivons notre désir dans une généalogie familiale. Nos propres parents deviennent des grands-parents. Aujourd’hui, nous vous proposons le point de vue d’une grand-mère sur l’amp, le don d’ovocyte.

 

1. Pouvez-vous présenter rapidement, âge, profession, nombre d’enfants, de petits enfants.
J’ai 68 ans, je suis une retraitée, j’ai trois enfants et six petits-enfants.

 

2. A quel âge avez-vous eu vos propres enfants ?
Ma première fille est née j’avais 22 ans et mes jumelles sont nées lorsque j’avais 27 ans.

 

3. Est-ce que vous les avez eus facilement, quand vous le désiriez ?

Oui

4. A l’époque où vous avez eu vos enfants, est-ce que vous connaissiez des personnes qui n’arrivaient pas à en avoir ?
Oui, dans les années 70, je connaissais des gens qui n’arrivaient pas à avoir d’enfant. Mais on n’en parlait pas comme aujourd’hui.

 

5. Saviez-vous quelles réponses la société et la médecine pouvaient leur apporter ?
Je ne savais que très peu de chose. Je voyais juste ma belle-sœur et mon beau-frère courir faire des analyses chaque fois que c’était le moment de l’ovulation mais en fait on ne savait pas grand-chose dans les années 70. Ils ont erré pendant 10 ans, dans leur désir d’enfant. On leur disait que tout allait bien. C’était très perturbant, mais maintenant que j’y pense il n’y a jamais eu de vrai diagnostic. C’était assez confus, mais je n’ai pas entendu parler de traitement qu’ils auraient pris. Et puis dix ans après le début de leurs essais, quand ils avaient perdu tous espoirs, ils ont eu deux enfants, l’un après l’autre…

 

6. Était-ce important pour vous d’avoir des petits-enfants ?
Oui, c’est formidable d’avoir des petits enfants.

 

7. Combien avez-vous de petits enfants, combien sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative ?
J’ai six petits-enfants dont deux qui sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative.

 

8. Quels âges ont-ils ?
Ils ont quatre ans.

 

9. Que pensez-vous de la médecine procréative ?
Vaste question, pour moi c’est un progrès, mais en même temps les résultats sont faibles, ce qui fait que de très nombreuses personnes passent un temps interminable en parcours. Ce qui provoque beaucoup de souffrances, chez des couples jeunes qui devraient ne pas avoir à subir autant de difficultés, pour une chose si essentielle.

 

10. Quand, qui et comment les difficultés d’infertilité de votre fille vous ont-elles été annoncée ? Est-ce que vous vous sentiez à l’aise pour en parler avec elle ?
Quand ? Je ne sais plus trop, ça s’est fait petit à petit. Non je ne me sentais pas mal à l’aise, plutôt impuissante à soulager les douleurs morales et physiques de ma fille.

 

11. Quand et qui vous a annoncé le mode de conception (Inséminations intra-conjugale ou avec don de sperme, Fiv intra-conjugale ou avec don, double don, don d’embryons) ?
Comme la question 10, cela s’est fait au fil du temps. On en parlait régulièrement, des protocoles intra-conjugal qui échouaient. Puis lorsque la question du don de gamètes est arrivée, c’est même moi qui a un moment ai évoqué, le don croisé entre mes filles cadettes et ma fille ainée. Bon c’était idée n’a pas été retenue au final. Mais cela a permis que nous puissions en discuter tous ensemble. La question du don, ce que cela implique surtout pour les enfants à naitre.

 

12. Est-ce que ce mode de conception était opposé à vos idées ? Si oui, avez-vous réussi à dépasser certains blocages intellectuels, moraux ?
Non, ce mode de conception n’était pas opposé à mes idées.

 

13. Est-ce que le parcours d’AMP vous a semblé long ?
Oui, il m’a semblé trop long.

 

14. Est-ce que cette attente était douloureuse pour vous ? Pourquoi ?
Oui, c’est douloureux de voir son enfant souffrir et de ne rien pouvoir faire pour le soulager. Je me suis sentie très impuissante pendant toutes les années d’attente et de protocole et pendant la grossesse aussi, qui n’a pas été facile pour des problèmes de santé pour ma fille.

 

15. Que connaissez-vous des traitements médicaux contre l’infertilité ? Est-ce que vos enfants vous ont parlé des examens subis, des piqûres, des effets secondaires, des émotions qu’ils ont éprouvées ?
Je connais peu de chose sur les traitements. Oui, nous avons parlé de tout cela.

 

16. Est-ce que vous avez été gêné lorsque votre enfant vous a parlé de son infertilité ? Expliquez
Non, je n’ai pas été gêné, mais par contre, j’ai éprouvé beaucoup de peine.

 

17. Y aviez-vous pensé avant qu’ils ne vous en parlent ? Pourquoi ?
Non, je n’y avais pas pensé avant.

 

18. Savez-vous quelle technique d’AMP vous a permis d’avoir des petits enfants ?
Oui, ma fille a reçu les ovocytes d’une autre femme.

 

19. Qu’en pensez-vous ?
De la technique : je ne peux que m’en réjouir.
De mes petits-enfants : ils sont merveilleux, normal ce sont mes petits-enfants !

 

20. Est-ce que c’est quelque chose dont vous pouvez parler facilement avec votre entourage ?
Oui, j’en parle facilement.

 

21. Est-ce tabou, pour vous ou pour votre enfant qui ne souhaite pas que cela sorte du cercle familial ?
Non ce n’est pas un tabou.

 

22. Pensez-vous qu’il faut dire aux enfants qu’ils sont nés grâce à une technique d’AMP, grâce à un don de gamètes ?
Oui, il faut leur en parler c’est une question de confiance. Mais il ne faut pas non plus en faire une montagne.

 

23. Êtes-vous prêt à répondre à ses questions s’ils vous en posent ?
Oui

 

24. Est-ce que vous vous êtes renseigné de votre côté sur l’AMP, avez-vous lu des livres sur ce sujet, sur la manière d’en parler aux enfants ?
Oui, je me suis renseignée.

 

25. Que pensez-vous du don de gamètes ?
Je pense que c’est une bonne chose

 

26. Est-ce que c’est votre fille ou votre fils (ou le couple) qui est infertile et qui a eu recours à un don de d’ovocyte ou de sperme, double don ou don d’embryons pour avoir ses enfants. Qu’est-ce que cela provoque chez vous, comme question, doutes, inquiétudes, peurs, émotions ?
C’est ma fille. Des émotions oui, mais pas de peur, ni de doutes ni d’inquiétudes.

 

27. Est-ce que vous vous êtes imaginé à sa place ? Ou à la place de son/sa conjointe ?
Oui, je me suis imaginée, ou du moins j’ai essayé de m’imaginer à la place de ma fille.

 

28. Est-ce que c’est important pour vous que vos petits-enfants vous ressemblent et/ou possèdent les mêmes gènes que vous ?
Non, ce n’est pas important, d’ailleurs aucun de mes six petit-enfants ne me ressemblent. Ce n’est pas ça l’important. Quant aux gènes, je suis sûre que nous avons des gênes en communs, puisque nous sommes tous des humains. Ce qui est important, c’est l’amour, rire avec eux, les gronder, les regarder évoluer, grandir, vivre.

 

29. Trouvez-vous que vos petits-enfants nés grâce à un don de gamètes, ressemblent à leurs parents ?
Oui, mais pourquoi revenir sur cette question de ressemblance, cela ne veut pas dire grand-chose.

 

30. Est-ce que cela change quelque chose pour vous dans votre relation avec vos petits-enfants ?
Non, rien je n’y pense même pas.

 

31. Vous sentez-vous attaqué ou mal à l’aise quand vous entendez des propos dans les médias ou dans votre entourage contre l’AMP, le don de gamètes ?
Oui, je me sens agressée, quand j’entends de tels propos. Mais tant de gens parlent s’en s’être renseignés. Puis il y a les gens malveillants, les méchants, les ignorants.

 

32. Êtes-vous inquiète de l’avenir pour vos petits-enfants ?
Oui, je suis inquiète pour l’avenir de TOUS mes petits-enfants mais ça n’a rien à voir avec la manière dont ils sont venus au monde.

 

33. Est-ce que vous vous investissez dans une association pour vous informer, pour faire changer les choses en France pour vos petits-enfants ?
Oui, un petit peu, dans l’association collectif bamp. J’en parle aux personnes dans mon entourage, pour les informer, leur indiquer qu’une association existe. Je parle du don de gamètes, du besoin en don de gamètes.

Sans partenaire masculin mais………………. avec des pathologies impactant la fertilité – Témoignage

Mon portrait
A 10 ans, règles douloureuses, je ne savais pas que ce jour-là bouleverserait à jamais mon destin de femme.

Ce passage de petite fille à jeune fille fut radical, non pas vers une quelconque émancipation mais vers un combat contre les autres et au bout du compte surtout contre moi-même.
J’ai fait à la manière de M. Jourdain de la prose sans le savoir…

Chaque mois, une bonne dizaine de jours, sans répit, arrachages, crampes, hémorragies,  jour comme nuit, fatigues chroniques, douleurs de dos et articulaires…

Dans l’indifférence générale. Du moins, je disais poliment « je suis indisposée ». Il fallait accepter de se tordre de douleurs, de s’évanouir et de s’excuser d’être tout le temps malade. De consulter des médecins ébahis : « Y en a qui ont mal… d’autres non, c’est comme ça. Vous verrez tout s’arrêtera au premier enfant. »
De voir mes parents démunis.
Pathologies hormonales en tout genre. Mauvais côté de la barrière. La faute à pas de chance.
Cacher, faire comme si. Le diagnostic correctement posé par des médecins compétents il a fallu attendre longtemps, longtemps attendre. Colère.

Dernièrement une soignante m’a dit : « Vous savez que maintenant l’endométriose, on la considère comme une vraie maladie ! » Etat de sidération.

L’enfant, les enfants, le couple ne sont pas venus comme dans mes rêves de petite fille.
Je suis compliquée parait-il. Les douleurs gynécologiques transforment votre quotidien et changent votre rapport au monde, à l’autre… Puis, il y a eu la vie avec son lot de joies et de malheurs.
Mes amours se font attendre et m’ont rendue spectatrice du bonheur des autres. Celles qui tombent enceintes mais « ce n’était pas prévu ! » A plaindre. « La pauvre, elle va faire comment avec ses trois enfants… » Par contre, celles qui n’ont pas d’enfant, peu d’empathie envers leur sort.

Je me suis tournée vers la procréation médicalement assistée tardivement car je ne me sentais pas de faire un enfant toute seule. Je rêvais toujours de former famille. Faire les choses dans l’ordre.
Je pensais rentrer en PMA la fleur au fusil.

Je savais que j’allais devoir être forte, supporter le regard des autres et les réflexions. « Un enfant c’est le fruit de l’amour » pas d’un donneur de sperme, d’un géniteur inconnu… « Tu veux fonder une famille monoparentale ! » Non un choix par défaut, vous connaissez l’horloge biologique ?

Je ne pensais pas que j’allais autant devoir rembourser ma banque, je ne pensais pas à tous ces allers retours non pas pour faire du tourisme mais pour faire une FIV avec ponction et des transferts.

Je ne pensais pas à toutes ces analyses, ces biopsies, scratching, aux hystérosmachin truc, à ces traitements invalidants qui vous mettent en difficultés professionnelles.

En Espagne, on passe par enchantement du courage à la chance. Pour une française, présenter sa carte bleue au lieu de sa carte verte vitale… c’est juste inacceptable.

3 échecs, le miracle se fait attendre. Je sais maintenant que tous les enfants ne mettent pas 9 mois à venir au monde. Un désir qui se transforme en chemin de croix. Au-delà du courage.
Je ferai tout pour que cet enfant soit heureux, être un parent et faire famille. Je sais qu’un jour un père viendra pour reprendre le titre d’un article du journal Libération !

Il y aura filiation, il y aura éducation, il y a aura beaucoup d’amour à donner et … le destin décidera.

Une histoire PMesque !

Il fait rêver le bambin aux yeux bleus de la couverture, non ?
Le rêve de Sandrine Derohr, auteure du livre « PMA pour mon ange« , était « juste » d’avoir un enfant, peu importe qu’il ai les yeux bleus, les cheveux bruns ou des tâches de rousseur !
img_0377Cliquez ici pour se procurer ce livre

Dans cette ouvrage, l’auteure nous raconte son parcours PMA qui a duré une dizaine d’année.
Elle : IOP (insuffisance ovarienne prématurée)
Lui : OATS extrême (oligo-asthéno-tératospermie)
Inséminations avec donneur, FIVs avec donneur, FIVs avec accueil d’embryons, elle a exploré une large gamme de possibles en PMA.
Hélas, un seul embryon s’est accroché et cette grossesse s’est soldée par un curetage un jour de veille de Noël suite à un arrêt de l’activité cardiaque de l’embryon…

Ce livre est lu très rapidement (moins d’une heure pour ma part), mais Sandrine Derohr aborde les réactions de l’entourage, le soutien de celles qu’elle appelle « ses bonnes âmes » (les ami(e)s au courant de leur parcours du combattant), sa prise en charge au centre d’AMP, sa position sur l’adoption,…

J’ai particulièrement retenu une phrase dans cet ouvrage :
 » La difficulté de la PMA réside dans le fait de pouvoir s’arrêter.
Et si la prochaine était la bonne !? »


C’est exactement ça, une fois que nous nous trouvons dans ce cercle infernal, on continue toujours et encore avec l’espoir que « ce sera la bonne » !

Comme inscrit sur la couverture « Un espoir déçu », l’auteure ne connaîtra pas le happy-end souhaité par toute » PMette » digne de ce nom, elle exprime ses doutes, ses craintes et ses revendications !

Revendications qui sont fondées et soutenues par notre association !

Elle aborde l’autoconservation ovocytaire et déclare que cela devrait être proposé en dehors de tout contexte de risque d’altération de la fertilité (chimiothérapie par exemple) !
Une femme devrait pouvoir congeler ses ovocytes « par convenance personnelle » mais cela est interdit en France à l’heure actuelle.

La question de la GPA est rapidement traitée à la fin de ce livre.

Témoignage  complet de l’auteure sans toutes fois rentrer dans des détails médicaux et techniques typiquement issus du monde de la PMA !
Ouvrage abordable aux initiés comme aux novices de l’AMP.

N’oubliez pas que si vous commandez ce livre sur Amazon, le Collectif BAMP se verra créditer de 7% de vos achats en passant par les liens BAMP!
Vous pouvez ensuite rajouter tous les achats que vous souhaitez et c’est une manière différente de soutenir votre association préférée !

Bouclons la boucle sur le don de gamètes

Pour clore ce mois de sensibilisation sur le don de gamètes, les questions du « portrait des référents BAMP » ont été posé à Stéphanie, référente BAMP dans les Yvelines.
Stéphanie est la maman d’une petite fille née, il y a bientôt un an, grâce à un don de spermatozoïdes. Elle est aussi en pleines démarches pour faire don de ses ovocytes.
Recevoir et donner, Don et contre-don diraient les anthropologues, la boucle est bouclée en toute sérénité.

 

Un fait marquant de ton année de naissance, une musique ?
aucune idée …

Dans quel coin de France, peut-on te rencontrer ?
L’Ile de France : les Yvelines, le Val d’Oise, les Hauts de Seine

Est-ce que tu es une femme ou un homme ?
Une femme

Toi et l’infertilité quels maux ?
azoospemie

Toi et la parentalité quelles solutions ?
Le don de spermatozoïdes

Toi et ton parcours d’AMP, si tu peux le qualifier avec les mots d’un autre, c’est/c’était :
« allo, maman bobo »,
« Patience et longueur de temps »
« côté obscure de la force »
« cool Raoul, à l’aise Blaise»
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »
« métro, boulot, spermo »
« s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »
« En essayant continuellement on finit par réussir »
« Je ne rêve plus, je ne fume plus, Je n’ai même plus d’histoire »
« l’inaccessible étoile »

Si tu pouvais, le recommencer, tu changerais quoi ?
Rien parce que tout ce qui a jalonné notre parcours fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui

Le truc le plus étrange fait pendant ton parcours d’AMP ?
M’injecter le traitement qui a déclenché l’ovulation pré insémination dans ma voiture, au beau milieu de la campagne normande, par – 5° alors que j’étais venue encourager mon mari qui faisait un trail de nuit.

Le truc le plus cool ?
Les rencontres des autres patients et bénévoles BAMP

Enfin, la chose la plus drôle que tu as vécu dans ton parcours d’AMP ?
J’en rigole aujourd’hui avec le recul, mais sur le moment ça ne m’a pas fait rire du tout : me retrouver à devoir faire le trajet centre AMP-CECOS-centre d’AMP en transportant la « thermos » censée garder au froid les paillettes, en prenant soin de la maintenir bien droite dans la voiture… Il faut donc m’imaginer toute seule avec ce gros truc bien lourd, à galérer à installer sur le siège passager, à l’accrocher avec la ceinture de sécurité (seule manière de garantir la position verticale demandée), et à m’imaginer me faire contrôler par les flics sur la route…

Ton secret te/ou ton « grigri » pour conjurer le mauvais sort ou pour te soutenir  pendant le parcours  ?
Je ne suis pas trop gri-gris

Toi tu es plutôt : Sophro ? Hypno ? Acupu ? Osteo ?
Sophro, hypno, acupu, ostéo, haptonomie, yoga, massage…

As-tu détesté ton médecin d’AMP ?
Oui, j’ai détestée ma gynéco de ville qui n’a même pas pris la peine de décrocher son téléphone pour nous expliquer les résultats catastrophiques du spermo, qui nous a seulement « envoyé un petit courrier » deux semaines plus tard pour nous demander de prendre rendez-vous… autant vous dire que j’avais eu le temps de me renseigner sur doctissimo, les blogs, auprès de mon généraliste, et pris rendez-vous avec un urologue… Et puis j’ai détesté pas mal de médecins de mon parcours d’AMP pour leur manque de considération et de chaleur humaine, j’ai trop souvent eu l’impression d’être considéré comme un utérus sur pattes plutôt que comme un être humain pourvu d’émotions

As-tu adoré ton médecin d’AMP ?
Oui, aussi, j’ai eu la chance de faire la rencontre d’un super médecin du CECOS, un vieux de la vieille, qui nous a expliqué plein de choses alors que nous n’avions pas encore pris notre décision à propos du don, il a bien dédramatisé le problème, nous a aidé à nous projeter en tant que parents d’un enfant issu d’un don et m’a parlé un langage que je connais : développement de l’enfant, relation parent-enfant, secrets de famille…

Le lieu improbable où tu t’es injecté ton traitement ?
Dans ma voiture, au milieu d’un champ à 23h par -5°

Tu es plutôt infertile mode « huitre » ou infertile mode « haut-parleur » ?
Infertile mode haut-parleur (j’avais jamais vu ça comme ça, mais j’aime beaucoup l’image)

Est-ce que ton conjoint sait que tu es bénévole chez BAMP ?
oui

Comment as-tu connu BAMP ?
Par internet, en cherchant des infos sur l’infertilité

Pseudo ou pas pseudo ?
Pseudo : randonneuse

Si pseudo, pourquoi et son histoire ?
Parce qu’en parcourant les blogs j’ai eu l’impression que c’était l’usage d’utiliser un pseudo.
Parce que c’était plus facile d’écrire cachée derrière mon pseudo en début de parcours
Pour protéger mon mari qui n’était pas forcément en mode haut-parleur,
Maintenant j’utilise aussi bien mon pseudo sur la blogosphère que mon nom en tant que référente BAMP.
Son histoire : Au début de notre parcours, j’ai ressenti le besoin d’écrire, de partager des réflexions sur un blog. Je n’avais pas vraiment envie de partager en direct live nos péripéties PMesques, mais plutôt des réflexions autour de la prise en charge des patients… en fait j’ai très peu entretenu ce blog parce que très vite je me suis engagée en tant que bénévole et je pense que c’est plus ce dont j’avais besoin. Pour revenir à l’histoire de mon pseudo, j’ai réfléchi à une métaphore pour parler de notre parcours. Je suis quelqu’un de très centrée sur le bien-être, sur l’instant présent, et surtout je suis quelqu’un qui prend son temps. J’avais l’impression que ce que nous traversions à l’époque ressemblait à un chemin que nous avions à parcourir avant d’arriver au sommet et pouvoir profiter du paysage. D’ailleurs au début ce n’était pas randonneuse, mais promeneuse, et j’ai réalisé qu’il n’était pas très juste, un peu trop gentillet, j’ai réalisé que notre parcours ressemblait plus à une randonnée qu’à une promenade, alors j’ai évoluée.

Mais pourquoi as-tu eu besoin de t’investir dans une association de patients infertiles ?
Je crois que j’ai eu besoin de m’investir pour mettre ma pierre à l’édifice de l’amélioration de la prise en charge des patients. Il y a tellement de choses qui m’ont mises en colère pendant notre parcours… Bizarrement je n’étais pas réellement en colère contre l’infertilité, elle était bien là, et personne n’y pouvait rien, mais par contre, je trouvais que le système médical a la possibilité de tenter de trouver des solutions, les techniques pour nous permettre de résoudre ces problèmes. Si je ne doutais pas que la technique allait peut-être pouvoir nous aider, j’avais l’impression que le système médical se concentrait sur l’aspect technique et ne me considérait pas comme un être humain à part entière, capable de réfléchir, de comprendre et d’éprouver des émotions, j’avais envie d’agir pour que ça change.

D’ailleurs qu’est-ce que tu fais chez BAMP ?

J’essaye de mettre en place des partenariats avec des centres AMP, des médecins, je communique sur l’infertilité et le don, je renseigne et j’écoute des patients, j’organise des rencontres en groupes dans les Yvelines

Ton badge BAMP tu le mets tous les jours ? De temps en temps ?  Lors des grandes occasions ? Pas du tout ? Tu ne sais plus où il est ?
Dès que je mets en place une action BAMP

Est-ce que tu parles de ton engagement chez BAMP sur tous les toits et dans toutes les situations ?
Oui, ça m’arrive de plus en plus

Quel est le thème BAMP, qui  te ferait te relever la nuit ?
Agirs pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients en AMP, surtout concernant l’aspect humain, relationnel et psychique

Quelle est ta « spécialité » chez BAMP ?
… Je ne sais pas trop…

Dans le manifeste BAMP tu insisterais plutôt sur :
« Un couple sur six concerné : espèce en danger ? »
« Toxiques en augmentation, fertilité en perdition ! »
« AMP : égalité, qualité, accessibilité »
 » Le don « Parlons en ! »
« Métro, boulot, spermo »
« Les personnes infertiles, les patients au cœur du dispositif »
« Stop aux incompréhensions, place à la réflexion ! »

Est-ce qu’il y a un avant BAMP et un après BAMP ? Est-ce que tu peux l’expliquer ?
Oui, il y a un avant et un après BAMP. Après BAMP, une impression de moins “subir” mon parcours PMA, le sentiment de retrouver de l’espoir, de pouvoir faire bouger des lignes et de réintroduire du dialogue avec le personnel médical

Un truc que tu as fait ou que tu vas faire, chez BAMP qui te rend fière ?
Lorsque j’organise des rencontres BAMP, j’ai l’impression de permettre à des patients de se rencontrer, d’échanger, de se sentir moins seul dans ce parcours compliqué

Le truc dingue et/ou improbable que tu as fait pour BAMP ?
… je ne sais pas…

Le truc dingue que tu aimerais faire pour BAMP ?
idem

Un message important à faire passer aux générations futures, par rapport à l’infertilité ?
Je n’ai pas encore assez de connaissance sur les raisons de l’augmentation de l’infertilité pour transmettre ce genre de conseils…

Si tu avais trois mots pour résumer BAMP ?
Solidarité, militantisme, engagement

Ta couleur préférée dans le logo BAMP ?
Le bleu

Mais au fait BAMP, pour toi c’est quoi ?
De l’espoir

 

 

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