Et si on pensais aux synéchies ?

Nous vous en avions déjà parlé, lors d’un précédent article : BAMP a réalisé fin 2017, un document d’information sur les synéchies à destination des professionnels (gynécologues, obstétriciens, médecins, chirurgiens, etc.).

« Pouvant entraver l’implantation de l’embryon ou empêcher la fécondation, les synéchies ont un impact majeur sur la fertilité. Pourtant, ce facteur est souvent mal connu de tous, médecins et femmes. Seuls certains chirurgiens gynécologues ont l’expertise nécessaire à la prise en charge des synéchies. »

Gézabelle qui travaille sur ce dossier depuis un an et demi, vous propose aujourd’hui la brochure : « Préserver sa fertilité. Que faire après certains actes obstétricaux ou certaines chirurgies gynécologiques ?« 

Cette brochure à destination des femmes va être mise en ligne sur le site du CNGOF avec la brochure qui est déjà disponible pour les médecins.

C’est une nouvelle étape dans le travail d’information et d’accompagnement des femmes pour la préservation de leur cavité utérine et donc d’une partie importante de leur fertilité.

Car une femme informée, est une femme qui pourra faire des choix et être actrice de sa santé reproductive.

Vous pourrez retrouver des exemplaires sur les différents stands de l’association en région. Mais si vous souhaitez imprimer un exemplaire au format A4 et recto-verso, c’est par là

De plus, nous pouvons déjà vous dire qu’une session sur les synéchies est en préparation pour le prochain congrès du CNGOF qui aura lieu à Strasbourg au mois de décembre 2018.

Les professionnels de la gynécologie et de l’obstétrique pourrons retrouver ces brochures sur le stand de votre association lors de ce congrès et lors d’autres rendez-vous à venir.

 

Si vous avez besoin d’être informée, accompagnée et orientée sur ce sujet des synéchies vous pouvez contacter Gézabelle via SYNECHIE@BAMP.FR 

POUR la prévention, POUR la santé reproductive, POUR la santé des femmes, POUR leur information

BAMP agit contre les synéchies

Engagée dans la prévention de l’infertilité, votre association COLLECTIF BAMP s’est intéressée à la prévention et la prise en charge des synéchies. La brochure téléchargeable sur cette page porte sur ce thème. Elle est destinée aux gynécologues et vient d’être validée par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français). Ce document est le premier d’un dispositif complet qui a pour vocation d’informer les médecins et les femmes sur les causes et le traitement des synéchies. Faisons le point !

Pourquoi cet engagement contre les synéchies ?
Pouvant entraver l’implantation de l’embryon ou empêcher la fécondation, les synéchies ont un impact majeur sur la fertilité. Pourtant, ce facteur est souvent mal connu de tous, médecins et femmes. Seuls certains chirurgiens gynécologues ont l’expertise nécessaire à la prise en charge des synéchies. L’objectif de BAMP est donc, d’une part, de sensibiliser les gynécologues sur les actes ou pathologies pouvant générer les synéchies, sur la place des hystéroscopies diagnostique et opératoire dans le diagnostic, la prise en charge délicate (précoce dans l’idéal) et le suivi. D’autre part, les femmes doivent également être informées sur ces mêmes points afin d’être actrices de leur prise en charge et être en mesure de solliciter les chirurgiens expérimentés, capables de les prendre en charge.

Quelles sont les actions mises en place ?
La première étape de notre travail s’est concrétisée par la réalisation d’une brochure destinée aux gynécologues. Intitulé « Faisons le point sur les synéchies utérines, De la prévention à la prise en charge », ce document a été validé par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et mise en ligne sur les pages suivantes de son site :

Cette validation est un point extrêmement important pour BAMP. Elle légitime ce travail et permet sa diffusion auprès de tous les gynécologues et des femmes en recherche d’informations. Cette brochure sera également disponible sur le stand que BAMP tiendra au congrès du CNGOF qui aura lieu du 5 ou 8 décembre prochain à Lille.

Dans les semaines à venir, notre objectif est de continuer sur cette lancée pour cette fois réaliser un document synthétique informant les femmes sur les causes, les symptômes et la prise en charge des synéchies.

Même s’il reste un travail important à réaliser pour prévenir et mieux prendre en charge les synéchies, le travail d’information et de sensibilisation est en marche !

Pour en savoir plus sur l’hystéroscopie , c’est par là

Pour en savoir plus sur les synéchies :
Sur le site BAMP 
Sur le site Hystéroscopie.org

Merci et bravo à Gézabelle HAURAY, référente « synéchie » chez BAMP, qui a construit et porté ce travail de bout en bout. L’engagement et la détermination ont porté leurs fruits. C’est tout l’esprit BAMP ça !

Voici la brochure Brochure Synéchies utérines 5 (planches), si vous voulez l’imprimer, la consulter, la diffuser

Un biomarqueur pour améliorer les taux de réussite

L’équipe INSERM unité 1203 Inserm/Université de Montpellier, IRB – Hôpital Saint Eloi dirigée par le Professeur Samir Hamamah., cherche depuis des années à améliorer le taux de réussite des FIV en France. Lors d’une conversation que nous avions eu avec lui en 2014, il nous avait dit qu’il ne pouvait pas se contenter d’un taux de réussite de 20% par FIV, qu’il fallait que les couples ne soient plus dans l’accumulation d’échecs dans leur parcours d’AMP.

En septembre 2014, son équipe avait présenté l’embryon en 3D permettant de mieux voir les caractéristiques physiques d’un embryon pour pouvoir mieux choisir celui a réimplanter.

Lors des FFER 2014, Monsieur le professeur HAMAMAH avait présenté aussi son dispositif WIN-TEST qui permettait, via un prélèvement de l’endomètre de déterminer si l’utérus était apte à recevoir un embryon ou pas. Dans la négation, cela permet de vitrifier les ovocytes, pour les réimplanter sur un utérus moins inflammé, lors d’une prochaine tentative. Tout cela dans le but de réduire les échecs et d’augmenter les taux de réussite.

Aujourd’hui, ils proposent un nouvel « outil » de prédiction, via un biomarqueur sanguin ou via le liquide folliculaire. Ils annoncent un pronostic fiable à 88%. Nous pouvons dire que cette équipe travaille depuis des années à l’amélioration des taux de réussite des FIV en France, en proposant des outils censés améliorer les résultats des FIV.

Nous saluons ce nouvel outil en espérant qu’il puisse être réellement efficace. Si c’est le cas, nous souhaitons qu’il soit utilisé partout en France, pour offrir à tous les couples en parcours de FIV des taux de réussite plus élevés.

La semaine prochaine, lors de FFER auxquels Monsieur Samir Hamamah nous a invité, nous allons donc parler plus en détail de ce sujet et des deux autres outils cités plus  haut, pour voir si effectivement les taux de réussite des FIV à Montpellier connaissent une réduction des échecs et si d’autres équipes d’AMP en France sont susceptibles d’utiliser ces nouveaux outils.

Un nouveau biomarqueur pour prédire les chances de succès d’une FIV

14 septembre 2015

Un biomarqueur présent dans le sang et le liquide folliculaire permet de prédire les chances de succès d’une procréation médicalement assistée avec une fiabilité de 88%. Un résultat inédit qui ouvre la voie à un test de routine pour rationaliser les tentatives.

Un biomarqueur pourrait bientôt permettre de connaître les chances réelles de donner naissance à un enfant au moment d’une fécondation in vitro, à en croire les travaux conduit par une équipe Inserm* au CHU de Montpellier. Les chercheurs ont en effet découvert un marqueur biologique identifiable de manière très peu invasive, permettant de savoir si une FIV a de bonnes chances d’aboutir ou non. Le résultat de ce test semble fiable à 88%. Le Pr Samir Hamamah, responsable de ces travaux, l’utilise depuis 2011 : il a ainsi doublé les taux de naissances issus de procréation médicalement assistée dans son service.

A la recherche d’un marqueur biologique

Tout démarre vers 2009, quand le Pr Samir Hamamah ne peut plus se satisfaire des 20% de chances de conception à l’issue de chaque tentative de conception in vitro. « Ce taux est très insatisfaisant. En outre, des milliers d’embryons sont éliminés chaque année sur des critères morphologiques qui ne permettent pas de connaître leur viabilité réelle. Et impossible de rechercher les anomalies chromosomiques chez les embryons en routine, comme cela se fait dans les pays anglosaxons : cette pratique est interdite par la loi française. Il fallait donc partir sur autre chose et trouver un bon marqueur pour réduire le nombre de tentatives se soldant par des échecs et dont le prix est très élevé pour la collectivité », explique-t-il.

POUR LIRE LA suite de l’article c’est par ici sur le site de l’INSERM

Myomes et infertilité : indications thérapeutiques

Mais tout d’abord, un peu de vocabulaire pour faciliter la compréhension: les myomes utérins sont des tumeurs bénignes qui se développent dans la musculature de l’utérus. Ils sont souvent connus sous le nom de fibrome. En colonisant l’utérus, ils peuvent empêcher l’embryon de s’implanter correctement,, voire de s’implanter tout court. 

L’article qui suit, écrit par Philippe MERVIEL et une équipe de chercheurs,  est à lire .

Myomes et infertilité

En 2011, Somigliana rapportait une étude sur les taux de grossesse en FIV en cas de myome interstitiel sans empreinte sur la cavité utérine. Cette étude prospective concernait 240 femmes, 120 avec myome et 120 sans, ajustées sur l’âge et le nombre de cycle de FIV. Les femmes avec myomes (de 10 à 50 mm de diamètre) étaient explorées par 3 médecins (variabilité intra et extra-observateur < 20%) en échographie et hystérosonographie, avec exclusion des myomes avec empreinte cavitaire ou ceux qui avaient plus de 50% de leur diamètre en sous-séreux. Lorsque plusieurs myomes interstitiels co-existaient, le diamètre du plus gros myome était retenu. La stimulation ovarienne a consisté en un protocole long agoniste de la GnRH + FSH/hMG avec les conditions habituelles de déclenchement, de culture embryonnaire et de transfert. Dans 61 cas (51%) le myome interstitiel était isolé, alors qu’il y en avait 2 (18% des cas), 3 (18%), 4 (9%) et 5 (4%) chez les autres femmes.

Dans 40 cas (33%), le ou les myomes interstitiels présentaient d’une composante sous-séreuse < 50% de leur diamètre. Le diamètre moyen du myome interstitiel était de 22 +/- 10 mm avec une médiane de 19 mm (15-27). Le risque relatif en cas de myome, ajusté sur l’IMC, l’indication, les cycles annulés et le nombre d’embryons transférés, est de 1,40 (IC95% [0,72-2,75]) pour le taux de grossesse et de 1,53 (IC95% [0,73-3,23]) pour le taux de naissance vivante par cycle débuté. De même les taux de fausse-couche spontanée sont de 21% versus 27% (p : 0,74) que la femme ait ou non un myome interstitiel.

Les auteurs ont étudié l’impact d’un myome purement interstitiel ou interstitiel et sous-séreux (< 50% du diamètre), d’un myome interstitiel isolé ou de 2 ou plus, d’un myome interstitiel de < 20 mm par rapport à ≥ 20 mm : il n’existe aucune différence significative selon ces situations.

Six méta-analyses depuis 2001 se sont penchées sur l’impact des myomes interstitiels sur la fertilité, avec des résultats divergents. Pritts (2001) et Donnez (2002) n’avaient pas retrouvé d’impact de ces myomes sur la fertilité, alors que Benecke (2005), Somigliana (2007), Pritts (2009) et Sunkara en 2010 montraient un effet négatif des myomes interstitiels sur les chances de grossesse. Cette dernière méta-analyse incluait 19 études et rapportait un risque relatif de grossesse et de naissance vivante en présence d’un myome interstitiel de 0,85 (IC95% [0,77-0,94], p : 0,002) et de 0,79 (IC95% [0,7-0,88], p 4-6 cm) aient un impact sur la fertilité et que leur exérèse améliore celle-ci. Cependant, la limite de toutes ces études est l’âge de la femme lors de l’analyse des résultats, car on sait que cette pathologie survient plus fréquemment chez les femmes après 38 ans, à une période où d’autres éléments comme la qualité ovocytaire ou l’âge du conjoint peut intervenir dans les chances de grossesse.

Résumé :

Si les myomes sous-muqueux sont responsables d’infertilité, et leur exérèse souhaitable, la question des myomes interstitiels sans participation dans la cavité utérine reste d’actualité. Il apparaît néanmoins que des myomes interstitiels de plus de 5 cm doivent être opérés, afin d’améliorer l’implantation embryonnaire. Ceux-ci peuvent être traites par coelioscopie (si 4 cm. Il est évident que la taille du myome doit être prise en considération si l’on pense que le myome interstitiel perturbe la vascularisation myométriale, sous-endométriale et endométriale et interfère donc avec la grossesse par ce biais.

 

Les interventions lors des JTA font l’objet d’articles complets. Articles qui sont très intéressants à lire. Vous trouverez sur le site de Journées Techniques Avancées, une liste avec de très nombreux articles écrits par des médecins, des chercheurs. 

Source : lesjta.com