On nous prend pour des quiches ? Avis du CCNE, sur l’autoconservation des ovocytes

Il nous semble important de revenir sur la question de l’autoconservation ovocytaires, qui n’a pas obtenu la bénédiction du CCNE. Alors qu’il indique que « Le déclin de la fertilité est une déficience pathologique », pourquoi ne pas donner un avis favorable sur une des possibilités offertes, par les progrès de la science, pour y remédier justement ?

A la lecture de cet avis, je m’attendais à des arguments de haute volée, les sages du CCNE, ayant pris le temps de la REFLEXION éthique, de l’ANALYSE éthique et de l’ECRITURE éthique. Mais finalement, après avoir lu dans le détail, les 78 pages de l’avis n°126 (15 juin 2017) intitulé « Avis du CCNE sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) », et plus précisément en ce qui concerne l’autoconservation des ovocytes, l’impression générale qui en ressort, c’est un manque d’envergure intellectuelle tant sur l’analyse que sur les propositions.

C’est aussi une vision un peu obsolète de ce que sont les femmes qui est proposé dans ce texte. Sur leurs capacités d’analyse, sur la place qu’elles occupent dans la société actuelle, dans le travail. Un paternalisme dégoulinant de bons sentiments à l’encontre des femmes qu’il faudrait protéger d’elles-mêmes, et du monde du travail et a qui, il est conseillé de penser à faire des enfants plus tôt. Proposition certes évidente biologiquement parlant, mais qui en termes de communication efficace, risque de résonner dans le vide aux oreilles des femmes de 2017.

Ce qui est aussi très surprenant et redondant à plusieurs endroits du texte, ce sont tout un tas de Lapalissades qui loin d’éclairer le lecteur, le laisse dans un état dubitatif, quand il se dit qu’il est en train de lire un texte écrit par de « grands intellectuels » comme l’a souligné Monsieur DELFRAISSY (président du CCNE) mardi soir sur France Inter. Par exemple pour expliquer la « disjonction entre la personne et les éléments de son corps » dans le prélèvement d’ovocytes on nous annonce (page 5). que : «Les ovocytes prélevés « jeunes » seraient intégrés après leur fécondation dans un corps qui aurait vieilli »……..Marty McFly sort du CCNE !

Les membres du CCNE nous parlent du souci éthique que pose la disjonction entre le corps, la procréation et la filiation, avec l’AMP et encore plus avec le don de gamètes. Justement faire vitrifier ses ovocytes, permet de résoudre cet aspect en faisant correspondre la procréation « génétique » avec la filiation, puisque la femme utiliserait ses ovocytes et non ceux d’une donneuse.

Pour le CCNE, cette potentielle vitrification serait non pas une « assurance, mais une pseudo assurance »…..puisque l’autoconservation obligera à une procédure de FIV, oui, c’est encore une fois une évidence qui est énoncée et qui semble nous prendre pour des idiotes, qui pensions qu’une fois nos ovocytes congelés, il suffisait de les gober pour voir arriver une grossesse !

L’argument suivant, que vous pourrez trouver page 11, est encore plus surprenant. L’auteur nous indique qu‘une « FIV-ICSI avec ses propre ovocytes conservés, dont le succès peut être estimé comme ne dépassant pas 60-70% », c’est un taux de réussite énorme, si on le compare aux taux de réussite des FIV (en situation d’infertilité) qui tournent en moyenne entre 20 à 25%. Donc si l’on suit leur logique, il vaut mieux faire des FIV dont les taux de réussite sont mauvais plutôt que de profiter des 60 à 70 % de taux de réussite dans le cadre d’une FIV avec ces ovocytes autoconservés.

Autoconservation à des fins de «précaution» pourquoi utiliser ce terme ? Pour nous, personnes infertiles, stériles, faire vitrifier ses ovocytes, c’est de la prévention, un acte médical pour prévenir « le déclin de la fertilité » en tant que « déficience pathologique ». Préserver plutôt que d’accumuler des échecs 10 ou 15 ans après ! Pourquoi d’un côté dire OUI, il y a déclin et déficience et de l’autre dire, non à la proposition de préserver ?

Est-ce par manque de connaissances sur ce sujet ? Il est important de noter que les associations de femmes, ou les associations de personnes infertiles, stériles n’ont pas été auditionnées par les « Sages » du CCNE. Ce n’est pas faute de les avoir sollicités et ce depuis 2013.

Pour paraphraser un célèbre « magazine plus féminin du cerveau que du capiton » et pour résumer l’argumentaire du CCNE sur l’autoconservation : « On nous prend pour des quiches ! ». Justement, une des grandes idées de cet avis, c’est de préconiser comme moyen d’information, le recours aux magazines féminins qui en prennent quand même pour leur grade au passage : « certains ayant tendance à présenter de manière très positive les grossesses tardives sans informer sur l’augmentation des risques ».

Mais ce qui est le plus affligeant, rien ou si peu sur la nécessité, comme nous le demandons dans notre manifeste, sur la mise en place d’une VRAIE POLITIQUE d’information, de sensibilisation, de prévention, sur la fertilité humaine, sur l’infertilité, en direction des jeunes femmes et des jeunes hommes (propositions numéros 1, 2, 3, 5, 6, 7 du manifeste BAMP), qui s’appuierait sur les médecins généralistes, les gynécologues de villes, les médecins et infirmiers scolaires et universitaires, et sur les associations qui ne semblent ne pas exister pour les « sages » du CCNE (ni auditionnées, ni envisagées comme actrices dans l’information des femmes).

Le CCNE avance l’argument de l’autonomie des femmes à décider et à faire des choix. Là on applaudit, donnons la parole aux femmes, faisons confiance en leur intelligence, en leur capacité à faire des choix éclairés. Mais finalement, le CCNE nous dit que les femmes doivent renoncer, réfléchir, faire des enfants plus tôt, prendre conscience que la « maternité ne s’assimile pas, à un renoncement professionnel, social et personnel ». On le sait bien, les femmes vivent dans un monde parallèle, hors sol du reste de la société, donc rien ne s’imposent à elles du fait des autres, de l’organisation du travail, de la répartition des tâches et des rôles socio-économiques et reproductifs. Cette phrase que vous pouvez trouver en bas de la page 15 , aurait été plus en phase avec la réalité du monde du travail, rédigée ainsi : « afin que la maternité ne s’assimile pas, POUR LES ENTREPRISES, à un renoncement professionnel, social et personnel ». Or, là le CCNE fait porter encore un fois, toute la responsabilité de cette situation aux femmes, pauvres cruches qui pensent que la maternité les éloigne du monde du travail et qui donc repoussent leur maternité pour ne pas s’exclurent.

Dans sa conclusion le CCNE tente de justifier son refus, avec le résumé des arguments CONTRE et POUR :
POUR l’autoconservation :
· « L’autonomie des femmes » pourrait s’exercer. Pas trop tôt ! Merci.
· Nécessite une information sur les contraintes, les risques de l’autoconservation et les taux de réussite de l’AMP. L’information c’est toujours bien, nécessaire sur les réalités de l’AMP, libre ensuite à chacun d’en faire ce qu’il souhaite dans ses choix de vie.
· Permet de « repenser l’organisation vie privée / vie professionnelle ». C’est une chose qu’il faudrait vraiment que la société, le monde du travail repensent justement.
· « Fait porter le poids financier de cette vitrification sur les femmes » et non sur la sécurité sociale. Donc pas de problème de sous-sous, sauf peut-être pour les femmes qui n’auraient pas les moyens ? Et celles qui découvriraient, qu’elles sont infertiles, voir stériles ? Il semblerait que les « sages » n’aient pas réfléchis à cela.

CONTRE l’autoconservation :
· Le « risque des grossesse tardives »…………mais une information éclairée existe déjà, il faut certes l’intensifier. De plus, les femmes n’ont pas attendu la vitrification pour faire des bébés plus tard !
· Le « risque des pressions socio-professionnelles »……..Elles existent déjà de façon importantes pour pleins d’autres raisons qui ne sont pas QUE du fait des femmes, loin de là.
· Le « bénéfice de la méthode face aux moyens engagés »………Donc il vaut mieux attendre plus tard et accumuler des tentatives de FIV, sans succès ? Quid aussi des femmes fertiles, qui vivent avec un homme infertile ou stérile ?

Etrangement, de notre point de vue, même les arguments soi-disant CONTRE, ne tiennent pas la route de la logique et de la réflexion sur le thème de la prévention versus recours à l’AMP plus tard. Et pourtant, le CCNE termine page 17 sur : « Compte tenu de ces éléments, la proposition d’autoconservation ovocytaire à toutes les femmes jeunes qui le demandent, en vue d’une hypothétique utilisation ultérieure, paraît difficile à défendre ». Voilà, mesdames vous pouvez rentrer chez vous, les « sages » ont conclu.

Peut-être que si les «sages» du CCNE avait demandé leur avis aux personnes infertiles, stériles, aux femmes qui n’ayant pas pu conserver leur ovocytes à un âge où ils auraient été performants, ont accumulés des tentatives de FIV, des échecs, des remises en questions personnelles, sociales, un engagement parfois par dépit dans une FIV avec don d’ovocytes. Ils auraient pu être éclairé autrement sur la nécessité d’autoriser l’autoconservation des ovocytes aux femmes qui en éprouvent le besoin ?

Il y a une nécessité à repenser la fertilité et son corollaire l’infertilité dans le contexte actuel où les pollutions environnementales perturbent de plus en plus nos fertilités, où l’organisation sociale du travail impose un rythme de vie qui influe directement sur la vie privée des personnes, où les structures familiales et reproductives bougent. Il faut situer cette question de l’autoconservation des ovocytes et du recours à l’AMP si besoin, dans une pensées complexe, qui semble avoir fait défaut aux sages du CCNE.

Au passage nous vous rappelons que les hommes sont autorisés à conserver leurs spermatozoïdes lorsqu’ils font le choix de réaliser une vasectomie et ce depuis des lustres. Est-ce qu’on leur demande s’ils ont bien conscience « de la dissociation immédiate entre leur personne et des éléments de leur corps » (page 10), avant de signer l’ordonnance préconisant la préservation de leurs spermatozoïdes ?

L’Académie de Médecine, au contraire du CCNE et le Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français se sont prononcés favorablement pour cette autoconservation ovocytaire, récemment pour le premier et depuis plusieurs années pour le deuxième.

Il faut souligner que cet avis contient aussi un texte des « sages » qui se sont prononcés POUR l’autoconservation des ovocytes. Pages 47 et 48, « Autoconservation ovocytaire : position ouvrant la possibilité d’une autoconservation ovocytaire chez les femmes au -delà de 35 ans ». On tique sur l’âge proposé pour cette autoconservation, quand les spécialistes indiquent que l’âge optimal pour réaliser cette autoconservation se situe entre 25 et 35 ans, qu’au-delà, les gamètes commencent généralement leur déclin.

Nous vous invitons aussi à relire les textes que nous avons déjà écrits sur le sujet de la préservation de la fertilité et l’autoconservation des ovocytes hors contexte d’infertilité.

Nous vous invitons aussi à signer notre pétition sur la base du Manifeste « 48 propositions pour améliorer la prise en charge de l’infertilité et de l’AMP en France ». Vous pouvez aussi rejoindre l’association dans ses actions de sensibilisation et d’information en direction des députés, sénateurs et de notre nouveau gouvernement.
Si le gouvernement décide de faire passer ces changements dans le cadre d’ordonnances, le temps est compté. S’il envisage que ce sujet soit traité dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, les débats autour de la révision commencerons fin 2017 pour un vote de la loi en 2018. Dans tous les cas, le temps est compté pour faire grandir notre mobilisation.

Voici d’ailleurs une pétition que nous venons de lancer sur POUR l’autoconservation des ovocytes et pour la préservation de la fertilité ! A signer et à partager largement ! https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pour-l-autoconservation-des-ovocytes-965d83a9-6d84-46fd-b271-9b9bf7f750c1?recruiter=661610540&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Si vous voulez lire l’avis dans son intégralité, c’est ici

Deux demandes de témoignages sur des sujets différents

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Photo BAMP !
Vitrification ovocytaires hors contexte d’infertilité et Maternité solo, si vous êtes dans une de ces situations et que vous souhaitez apporter votre témoignage, prenez contact avec la journaliste dont vous trouverez les coordonnées ci-dessous.
Demande urgente, pour une publication dans le magazine ELLE et une autre dans SANTÉ MAGAZINE.
 Si l’on veut que les choses changent, il faut oser en parler !
Bonjour
Je suis journaliste au magazine ELLE et je couvre depuis longtemps le sujet de la vitrification des ovocytes. Pour un dossier poussant dans le sens de la légalisation de l’autoconservation, je cherche des témoignages de personnes qui soit on souhaité le faire et l’ont fait, soit ont souhaité mais n’ont pas pu (pas trouvé de médecin pour les accompagner, pas eu les moyens d’aller à l’étranger, pas pu surmonter les réticences de leur entourage…), soit qui ignoraient cette pratique et qui se disent aujourd’hui que cela aurait changé leur parcours d’AMP d’avoir eu cette opportunité.
Ces témoignages peuvent être totalement anonymes.
Merci de me contacter à isaduriez@gmail.com ou 06.32.91.79.37
Dernière chose, je cherche  une femme qui aurait mené à bien sont projet d’enfant seule (avec ou sans don d’ovocyte) et qui accepterait d’en parler ouvertement.
C’est pour un sujet dans Santé Magazine cette fois, sur « Elles ont fait un bébé toutes seules », à base de trois grands témoignages.
Le premier étant une jeune femme de 25 ans, tombée enceinte par accident et ayant décidé de le garder car désir d’enfant très fort.
Je cherche donc les deux autres en urgence.
Il s’agit d’une témoignage entre guillemets que j’écris après discussion et qu’elles relisent. Et d’une grande photo portrait fait par un photographe qui se déplace chez elles (ou lieu familier).

Compte rendu du Colloque sur la VITRIFICATION du 13 novembre 2013

Fortuna membre du collectif BAMP, s’était donc rendu au mois de novembre, au colloque organisé à Montpellier dont le thème était la vitrification. Elle nous propose aujourd’hui le compte rendu partiel de cette journée.

Les membres du collectif qui aimeraient recevoir le compte rendu complet, peuvent nous en faire la demande via la boite mail. Merci beaucoup  Fortuna d’avoir pu te déplacer là bas, et d’avoir pris le temps de faire ce compte rendu.

Une journée entière sur la vitrification à Palavas-les-Flots !

  J’ai connu le collectif BAMP grâce à un forum sur l’insuffisance ovarienne. En parcours PMA depuis plus d’un an et après une tentative de fiv icsi échouée, on m’a classée parmi les « mauvaises répondeuses »… Depuis, je m’intéresse au protocole « New Hope », ce fameux protocole espagnol qui permet, grâce à la vitrification ovocytaire, de cumuler les ovocytes et d’augmenter les chances de grossesse.

Quand le collectif a donné l’information de la journée thématique du SMR (Société de Médecine de la Reproduction) sur la vitrification, je me suis dit « Banco ! Je vais y aller pour me renseigner car c’est ça qu’il me faut ! » Avec une amie, « mauvaise répondeuse » elle aussi, nous voilà donc parties pour cette journée pour le moins originale.

Ce colloque fut très intéressant, bien que très pointu au niveau scientifique, puisque constitué d’interventions de professionnels pour des professionnels (gynécologues, biologistes etc.) : des grands pontes de la PMA français et étrangers, dont de nombreux représentants des cliniques espagnoles qui semblent être à la pointe (elles vitrifient depuis 12 ans). Certaines des interventions étaient même en anglais! Nous avons pris un maximum de notes mais j’avoue que nous n’avons pas tout compris et surtout qu’on ne se sentait pas vraiment à notre place au milieu de ces spécialistes. Je pense que nous étions les seules « patientes » et les seules « non professionnelles » de la journée. Les médecins semblaient en effet tous se connaître entre eux et nous n’avons pas réussi à nous intégrer, ni à discuter avec qui que ce soit, même à table le midi (mais quel restaurant !!! Un régal !). Impossible donc pour nous de parler du collectif de façon directe. Nous avons cependant déposé quelques manifestes qui ont disparu au fur et à mesure. Est-ce qu’il y aura des retours? Je ne sais pas, mais je le souhaite !

 Voici les informations recueillies qui nous semblent les plus importantes.

 Journée thématique SMR

 LE POINT SUR LA VITRIFICATION

 Mercredi 13 novembre 2013, Palavas les Flots

  Comité d’organisation : N. Chevalier & J.F. VELEZ de la CALLE, avec la collaboration de A. REQUENA.

A/ Généralités

 – 9h30 : Vitrification : principe, techniques et utilisation.J. Pfeffer (Paris)

 En France, la vitrification est possible depuis la loi de bioéthique de 2011, elle a donc environ une année d’exercice. C’est la 3ème révolution de la FIV, après la FIV elle-même et l’ICSI.

 La France a beaucoup de retard (10 ans par rapport à l’Espagne).

   Définition : c’est la solidification d’une solution à très basse température, sans formation de cristaux de glace. Elle permet une augmentation de la survie cellulaire, une déshydratation correcte des blastocystes et une diminution de la formation de glace. La congélation dure environ 1h30, alors que la vitrification dure moins de 2 secondes.

 – 10h : How vitrification has changed the ART treatments : a new way of working. A. Cobo (Valence, Espagne)

 La vitrification permet une nouvelle approche de l’AMP pour le don d’ovocytes, pour la préservation de la fertilité (en cas de cancer ou non) et pour la pratique classique de la FIV (intérêt d’accumuler les ovocytes).

 – 10h30 : En pratique en France: quelles utilisations et quels résultats ? P. Barrière (Nantes)

 En France, la vitrification est autorisée depuis l’arrêté du 18 juin 2011 et la première naissance a eu lieu en août 2012. Ses indications sont : l’accumulation pour mauvaise réponse, l’hyperstimulation et la préservation de la fertilité. L’avis du CNGOF est aussi favorable pour la conservation sociétale des ovocytes, car la demande des françaises à l’étranger existe.

Le coût de la vitrification étant important, la question du « reste à charge » pour les patients peut donc se poser dans les centres d’AMP privés.

  B/ Vitrification embryonnaire

   – 11h30 : Vitrification as a useful tool when a deferred embryo transfer is indicated. Xavier Santamaria (IVI Barcelone, Espagne)

 L’endomètre est réceptif à un certain moment du cycle. Or, la stimulation ovarienne contrôlée diminue la réception endométriale et implique des complications plus fréquentes de la grossesse. Il y a moins de complications si le transfert a lieu sur un cycle différé. Il faut donc personnaliser le jour du transfert d’embryons pour améliorer l’implantation (une biopsie de l’endomètre permet de le définir).

 Remarque : la grossesse est possible même avec un endomètre de 5-6 mm.

 – 11h30 : Contribution de la vitrification pour la prise en charge en DPI. C. Rubio (IVIOMICS, Valence, Espagne)

 Pas de prise de notes. Intervention en anglais incompréhensible pour nous.

C/ Vitrification ovocytaire

 – 14h : Defining the optimal number of ovocytes produced to increase the cumulative chances of pregnancy. I. Ortega (Madrid, Espagne)

Le taux de naissance augmente avec le nombre d’ovocytes récupérés. Or, une faible réponse diminue le nombre d’ovocytes ; dans ce cas, la maturation ovocytaire est sous-optimale ; la qualité embryonnaire est sous-optimale.

 La vitrification ovocytaire permet l’accumulation des gamètes : il faut récupérer 8 à 10 ovocytes au total pour augmenter les chances de grossesse. L’âge est un facteur important.

– 14h30 : Préservation de la fertilité par vitrification ovocytaire. G. Porcu (Marseille)

 La préservation de la fertilité par vitrification ovocytaire sert à :

  • enrichir le patrimoine (vieillesse et mauvaise réponse, recueil ovocytaire insuffisant et accumulation d’ovocytes)

  • mettre à l’abri d’un mal (génétique, cancer, endométriose, tumeurs, pathologies autoimmunes ou hématologiques)

  • empêcher la perte (recueil de sperme impossible au moment du protocole, hyperstimulation, recueil ovocytaire > 3 et congélation non acceptée par le couple, recueil ovocytaire important et cession des ovocytes pour le don et grossesses différées)

Les conditions de succès sont : la survie ovocytaire, le transfert de blastocytes et l’âge.

– 15h : Quand et comment ouvrir la conservation ovocytaire à visée sociétale ? A. Delvigne (Liège, Belgique)

On diffère la grossesse si on n’a pas de relation stable (72% après 35 ans) ou en cas de second couple.

La qualité ovocytaire diminue après 32 ans (exacerbation à 37 ans) et l’efficacité de l’AMP est diminuée dès 35 ans. De plus, le recours à l’AMP a augmenté de 9% et il a notamment augmenté de 41% concernant les femmes au-delà de 40 ans.

L’ESHRE ( European Society of Human Reproduction and Embryology) est favorable à la cryoconservation à partir de 30 ans (ou avant en cas de risques).

Des questions se posent encore concernant la gestion des stocks, les limites de l’utilisation (43 ans en France ? 47 ans en Belgique ?), les risques obstétricaux (se limiter à 45 ans, ou à 50 ans si femme sans risque), la prise en charge financière (l’ESHRE propose un paiement partiel par la sécurité sociale), la santé des femmes (risque de la stimulation) et l’âge limite pour procréer (50 ans ?).

– 16h : Perception de la vitrification ovocytaire de convenance parmi les professionnels de la santé en relation avec la conscience reproductive. V. Vernaeve (EUGIN, Barcelone, Espagne)

Les femmes viennent consulter trop tard (moyenne d’âge du 1er enfant : 31,5 ans en Espagne).

La vitrification est bien perçue par les femmes ; par contre, les gynécologues sont plus restrictifs que le reste du personnel médical par rapport à la vitrification ovocytaire (c’est très curieux !).

La loi en Espagne a dit oui à la vitrification ovocytaire de convenance. Mais qui gère ? Qui décide ? Qui paye ?

En conclusion, sachez toutes et tous que c’est possible de participer à de tels colloques, qu’on y apprend énormément de choses intéressantes, pour soi mais aussi à partager avec d’autres « fivettes »… Cerise sur le gâteau : depuis ce 13 novembre 2013, mon amie et moi avons pu échanger sur ces techniques avec nos équipes médicales respectives et allons certainement chacune pouvoir bénéficier prochainement de la vitrification pour un cumul ovocytaire !

Merci BAMP !!!

C’est bon ça les cerises sur le gâteau !! Comme quoi, il est important d’être informé, et de pouvoir échanger avec son médecin amp. 

Point sur la Vitrification le 13 Novembre 2013 Montpellier

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13 Novembre 2013 Montpellier

(Palavas Les Flots)

Vitrification : principe, techniques et utilisation :

En pratique en France: quelles utilisations et quels résultats ?

  • Vitrification embryonnaire
  • Vitrification ovocytaire
  • Faut-il envisager la vitrification pour tous les cycles d’AMP ?

Montant de l’inscription : 50 euros.

inscription : secretariat@s-m-r.org

Contact organisation : Mme Audebert Géraldine

Il est très important de pouvoir participer à ces événements afin de faire connaitre le collectif et d’y nouer des contacts.

Le sujet de la vitrification étant un sujet important, lors de la journée des CECOS à Paris en septembre dernier, le Professeur Jouannet, trouvait totalement illogique que ces collègues puissent continuer à faire de la congélation, alors que la vitrification apporte de bien meilleurs résultats.


Est-ce que des personnes habitant vers Montpellier voudraient se rendre à cette journée dont le sujet est très intéressant ?
Êtes vous disponible afin d’y participer ? Le 13 novembre, c’est un mercredi.

Après avoir contacter la secrétaire du SMR, nous pouvons participer à cette journée thématique.

Nous pouvons lui donner le nombre de participants afin qu’elle nous applique une remise sur le tarif initial.

Voici une nouvelle occasion d’approcher les médecins spécialistes, une nouvelle occasion de s’informer en direct et de faire un retour sur le blog du collectif, des informations obtenues pour les partager avec le plus grand nombre de personnes. Le collectif BAMP à besoin de votre participation.

A vos agendas !